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LE PANSEMENT DANS LES APPAREILS A SUSPENSION

Bans la méthode de suspension, la façon de faire le pansement est un point important, car non seulement l’état de la plaie en dépend, mais également la bonne réduction de la fracture.

On commence tout d’abord par enlever le ou les lacs répondant seuls à la plaie; les fragments se trouvent néanmoins soutenus par les deux lacs placés, nous l’avons déjà'dit, à chacune de ses extrémités.

Le pansement souillé est alors retiré et l’on prépare la plaie comme un véritable champ opératoire.

EXAMEN RADIOLOGIQUE ai

Pour cela, chaque tige de l’allelle est flambée à la lampe à alcool ou plus simplement avec un tampon imbibe d alcool, monté sur une pince. Tout autour de la plaie et sur le lib on dispose des champs opératoires. Celle-ci est alors nettoyee et uansée au gré du chirurgien, puis recouverte de compresses et de coton stérilisés. Lorsque la plaie est latérale ou posterieui-e, il est préférable de préparer sur une lame de coton une couche ■ décompresses et d’appliquer le tout sur la surface à recouvrir Le pansement est maintenu par les hamacs, sans touis de

reste à placer les lacs, temps important dans le pansement Le lac principal qui répond au foyer de fracture, doit être toitement tendu pour éviter la chute des fragments qui amènerait fatalement une angulation à sinus antérieur. Pour donnei plus de solidité à ce lac, on peut le réfléchir une seconde fois sous le membre. . . , r

Le second hamac, et le troisième s'il y a lieu, sont tendus sutfisamment pour soutenir le membre. ' , • i

C’est dans le réglage de cette tension des lacs que la pince üe Sinclair est très supérieure aux simples épingles de sûreté.

EXAMEN RADIOLOGIQUE

Le contrôle radiologique est, naturellement, absolument nécessaire dans le traitement des fractures. Il doit être pratique^ d’abord avant l’intervention puis à la sortie de la salle d’opération, avant tout appareillage défmitil.

Il est essentiel en effet, d'être renseigné sur le siège exact de la fracture,' sur la position respective des fragments et des esquilles devant assurer la oontinuité de l’os. Un troisième examen, s’impose pour juger de la bonne réduction, ou des modifications à apporter à l’appareil, et il est bon de vérifier de temps à autre si la consolidation s’opère dans de bonnes conditions.

Parfois le blessé peut être conduit dans la salle d’examen radiologique, dans les cas seulement de fractures du membre supérieur, mais le plus souvent, la méthode de suspension exige l’examen au lit même du sujet, et sans changer en quoi que ce soit la position du membre appareillé. Il est donc indispensable

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d’avoir à sa disposition, dans le service de fractures une installation radiologique mobile (1). ,

Dans de nombreux cas l’examen radioscopique est sutlisant.

Il doit être opéré autant que possible après chaque manœuvre du chirurgien jusqu a constatation de la réduction la meilleure. Cette recLrche se faisant dans des salles claires il est indispensable qu’entre les différents examens, le radiologiste poite. des verres fortement tintés pour ne pas perdre son accommodation. L’examen lui-même est fait, avec avantage, a la bonnette éclipse de Dessane. Cet instrument muni d un champ suffisant, perLt également, grâce à son minimum d encombrement, son passage facile entre les cordages des appareils.

Dans beaucoup de cas cependant, il faut avoir lecouis a la radiographie simple qui sera faite en double P^ff ® et latérale. Pour certaines régions toutefois, cette méthode est impossible pour la prise de vues latérales.

La radiographie stéréoscopique y suppléera efficacement. Des registres de calques (radioscopiques et radmgraphiques)

' indiqueront les étapes successives de la réduction des fractuies. La bonne voie de la consolidation devra être surveillee pai la

prise de clichés tous les 8 jours environ.

Il Y a intérêt capital à ce qu’un examen radioscopique ne soit pratiqué qu’autant que le radiologiste est parfaitement accommodé. Dans ce cas, les examens ayant une durée limitée, souvent moins d’une minute, peuvent être répétés, sans danger de ladiodermite pour le blessé. Au point de vue radiographique, poui réduire le temps d’exposition, rutilisation de bons écrans lenforçateurs est indispensable.

(1) Henri Béclère pour ce genre d’examen, utilise directement et autant que possible le courant du secteur, ^ne

nermettant de prendre 3 à 5 amperes sur 110 volts. L outillage radiologique doit être excessivement mobile et présenter dre encombrement. L’appareil radiogène f

de Ledoux-Lebard répond à ces exigences. 11 pied petit modèle de Drault. Comme tube, la preference peut eUe Lnnée aux ampoules à refroidissement par masse permettant le passage dè 1 à 4 milliampères avec regulateui a étincelle.

MEMBRE SUPÉRIEUR

DESFOSSES ET ROBERT '

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