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RÉSECTIONS DE LA HANCHE

Peu de fractures sont aussi difficiles et aussi douloureuses à traiter, que les tractures de l’articulation coxo-fémorale.

La plaie toujours large, surtout lorsqu’une résection a été pratiquée, siège au niveau de la région trochantérienne ou de la fesse. On conçoit, de suite, la difficulté des soins p'ost-opéraloires ; aussi la suspension totale apporte-t-elle une réelle amélioration au traitement de cette catégorie de blessés.

Il y a lieu, comme le montre les fig. 92 et 93 représentant une résection de la banche pendant et après le pansement, en position suspendue, de modifier légèrement l’attelle de Thomas don t

DESFOSSES ET ROBERT

MEMBRE INFÉRIE UR

l’anneau correspond au siège mèraede la plaie. Il suffit de couper, comme on peut le voir, le demi-cercle postérieur de l’anneau. Toute la région de la hanche et de la fesse se trouve ainsi dégagée et l’attelle, toujours solidement maintenue par le demi-cercle antérieur et accrochée par la selle lombo-pelvienne, constitue un appareil parfaitement rigide immobilisant d’une façon absolue le bassin et la cuisse.

La fesse et la hanche sont soutenues par des lacs fortement tendus, de la partie supérieure de la tige interne de l’attelle à la selle, dans sa portion transversale, lombaire.

Il suffit d’une faible traction sur la jambe, avec un poids de 2 à 3 kilogs pour maintenir simplement le membre en rectitude ; il faut surtout s’efforcer de conserver le contact entre la cavité cotyloide et l’extrémité sectionnée du fémur. L’abduction doit être peu marquée, et le pied maintenu fléchi par une bande plantaire, est placé en rotation externe légère. Il faut de plus, peu élever le membre pour obtenir seulement une légère flexion de la cuisse sur le bassin.

L’expérience nous a montré que cette façon de traiter les réséqués de la hanche, était infiniment supérieure, à tous points de vue, au grand appareil plâtré à anses qui condamne le blessé à une immobilité presque absolue.

RÉSECTIONS DU GENOU ^

La suspension permet de placer le genou en extension ou en flexion comme le conseillent certains chirurgiens (Depage, Ducuing) pour les résections pratiquées en période fébrile.

On emploie Tattelle de Thomas, pour l’extension ; l’attelle de Hodgens pour la flexion, en se conformant pour l’appareillage à ce qui a été dit au sujet de la jambe. On collera deux bandes sur la jambe pour exercer une simple traction de maintien et une bande plantaire pour la flexion du pied. Mais il faut avoir soin, avec l’attelle de Thomas, de bien immobiliser le genou par quelques tours de bandes autour de l’attelle.

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