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on fait au malade chaque jour une séance de massage avec mouvements progressifs de flexion.
Les radiographies prises avant et après l'intervention, par MM. Imbert et Gagnière montrent l’excellence de la coaptation des fragments (fig. 3 et 4).
Remarque. — L'existence d’un second trait de fracture vertical avec fragments esquilleux, tend à rendre plus improbable encore l’hypothèse d’une fracture par contraction musculaire. Sans doute l’avant-bras seul a porté sur le rail, mais le coude a dû heurter le sol, que le malade en ait eu ou non conscience; et si la contraction du triceps a pu intervenir, même pour une part importante dans le mécanisme de la fracture, le rôle essentiel revient au choc direct, seule cause plausible d’une fracture qui, au total, est une fracture comminutive.
Ogservarion III (Résumée)
Tachard. — Suture sous-périostée de la rotule et de l’olécrâne dans deux cas récents de fracture (Bull. de la Soc. de Chir., 1894, p. 371).
H..., brigadier de dragons, reçoit un coup de pied de cheval ; fracture de l’olécrâne à sa base obliquement. Plaie contuse. Hémorragie abondante.
Six jours après, arthrotomie grâce à l’anesthésie à la cocaïne (5 centigrammes). Incision des téguments. Tissus fibreux dilacérés Un seul fil d'argent coaptant les fragments. Drainage transversal extra-articulaire. Suture de la peau. Pansement sec. Immobilisation en extension.
Quinze jours après, membre mis en flexion.
Vingt et un jours après, mouvements encore limités.
Un mois après, l’olécrâne est rigoureusement uni au cubitus par un cal osseux. La présence du fil métallique ne saurait être reconnue.
OBservaTION IV
(Résumée) Adenot. — Fracture compliquée de l’olécrâne. Suture osseuse, conservation de tous les mouvements (Soc. des Sc. méd. — Lyon médical, 1895,t. 11, p. 489).
H..., tombe d’une hauteur de 5 mètres. Fracture ouverte de l'olécräne avec écartement de deux travers de doigt. Les parties molles sont fortement mâchées et maculées de boue. Après des hésitations dues à l'infection probable, on se décide à intervenir.
Opération. — Agrandissement de l’ouvertare cutanée par une incision longitudinale, après désinfection soignée de la plaie et de la cavité articulaire. Dénudation du périoste. Sature osseuse au moyen de deux fils métalliques, ces fils allant le plus près possible de la surface articulaire. Torsion des fils. Suture des tissus fibreux. Suture de la peau. Petit drain. Attelle plàtrée maintenant une extension légère.
Au vingtième jour, on enlève un fil, on ne peut retrouver l’autre (ce dernier devait saillir sous la peau au bout d’un mois et demi).
Les mouvements sont commencés tôt et progressivement améliorés.
Trois mois après, intégrité absolue des mouvements ; pas d’atrophie.
OBSERVATION V (Résumée)
Keetley. — West London med. chir. Soc. — (The Lancet, 1898, t. Il, p. 1558).
M. Keetley communique un cas de fracture comminutive de l'olécrâne.
OBSERVATION VI (Résumée)
Vollbrecht (Düsseldorf).— Un cas de fracture de l'olécrâne guéri par la suture osseuse (Centralblatt für Chirurgie, 1900, p. 534).
Le malade, de 26 ans, s'était fait une fracture isolée de l’olécrâne par chute sur le coude gauche ; épanchement sanguin très marqué, diastasis manifeste. Parfaite guérison par la suture osseuse.
OBservaTION VII
(Résumée)
Routier. — Fracture de l’olécrâne (Bull. et Mém. de la Soc. de Chir., 1900, p. 376).
Jeune homme de 14 ans, se fracture l’olécrâne. Un rebouteur le soigne pendant deux mois ; résultat : impuissance presque totale du bras. Le malade ne pouvait l’étendre et surtout ne pouvait pas le maintenir étendu.
Le 31 mai 1898, M. Routier pratique la suture avec un gros fil d'argent ; le 15 juin, il sortait avec tous ses mouvements physiologiques.
En février 1900, chute nouvelle ; à nouveau, fracture de l’olécrâne que l’on voit en radiographie ; on constate aussi la rupture du fil d'argent, et on se demande s’il y a jamais eu un cal.
Massage et, sans nouvelle suture, tous les mouvements sont récupérés.
OgservarTion VIII Rollet. — Fracture de l'olécrâne avec suture osseuse. — Soc. des Sc. méd. de Lyon, mai 1901 (Echo méd, de Lyon, 1901, p. 188). M. Pouly présente un malade atteint de fracture de l’olécrâne et opéré par M. Rollet par une suture osseuse.