‹ La suture primitive dans le traitement des plaies de guerreChapitre 11 sur 49 · FT (EUR · texte numérisé non relu

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- pas nécessaire, comme nous le faisions tout au début,

de laisser pendant quarante-huit heures drains ou mèches dans la cavité osseuse. Cest pourquoi, en principe, dans la pratique journalière, nous croyons qu’il n’est pas nécessaire de recourir au plombage de ces cavités par des greffes graisseuses ou des pâtes. Une bonne suture des parties molles avec le bourdonnet nous a paru suffisante dans la plupart des cas. En terminant ces considérations sur le temps osseux, nous insistons sur la nécessité qui, à notre avis, est impérieuse, d’immobiliser aussitot ne l'opération, grâce à un appareil plâtré.

Les résultats observés dans les fractures après la suture primitive sont ceux qui nous ont le plus frappé par la simplicité des suites opératoires qui, dans notre

mémoire, s’opposaient aux diverses complications

souvent observées dans les foyers laissés ouverts (suppuration, hémorragie, etc.).

Aussi, après avoir été ‘e ceux à qui la fermeture d’un foyer de fracturé paraissait presque une hérésie,

nous sommes à l’heure actuelle convaincus que dans

la grande majorité des cas on peut, on doit fermer les fractures. Il est mutile de répéter 1e1 que si les conditions du temps auquel remonte la fracture nous paraissent non importantes, presque toutes les fractures que nous avons fermées étaient âgées de plus de douze heures, beaucoup d’entre elles avaient dépassé la vingt-quatrième heure, par contre, les conditions de l’exérèse des parties molles, telles que nous les avons exposées, sont capitales, et, de plus, il ne faut pas

qu il y ait de FA PPIReQqUES

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Et, à ce propos, étant donné la fréquence considérable du streptocoque dans les fractures de cuisse, près de 50 pour 100, nous sommes d’avis que dans les périodes de fonctionnement intensif, lorsque la surveillance horaire est impossible, contrairement à ce que nous faisons pour toutes les autres plaies, il est plus prudent de ne pratiquer la réunion de la plaie opératoire qu'après un examen bactériologique répété et absolument rassurant.

En terminant cet exposé de notre technique spéciale, nous désirons signaler deux points concernant la tech-

nique cranienne d’une part et la technique articulaire

d autre part.

Crânes. — En ce qui concerne les crânes, lorsque nous avons affaire à une plaie pénétrante, à l'exemple de Horseley et de Martel, nous employons lirrigation continue au sérum éhaud et pratiquons le lavage sous pression du foyer contus cérébral qui nous permet de débarrasser ce foyer des petits débris osseux, cérébraux, des caillots restants.

Articulations. — [l’autre part, en ce qui con-

cerne les articulations, nous avons remarqué que, lorsque, par suite dû traumatisme il nous était impossible de reconstituer une synoviale anatomique, l’encapuchonnement de l’extrémité osseuse restante sous le surtout musculaire est pratiquement suffisant, et avons observé des suites opératoires aussi normales que lors d’une restauration anatomique,

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