TRAITEMENT
Aussi bien pour les sections tendineuses que pour les ruptures, nous n’envisagerons que le traitement par la méthode sanglante.
Nous allons d’abord passer en revue les divers cas qui peuvent se présenter, tels que les décrivent les auteurs de chirurgie humaine, puis nous exposerons l’adaptation que nous en avons faite pour nos blessés.
PLAIE RÉCENTE ASEPTIQUE
Dans ce cas. on régularise les surfaces de section du tendon, si celles-ci sont irrégulières, puis on procède à la réfection. Pour cette réparation, il faut envisager deux catégories :
a) Il est possible d’affronter les deux abouts tendineux ; on utilise alors un procédé de suture quelconque — voire technique — en se servant de matériel résorbable ou non, sur ce point, les auteurs ont des avis différents.
Certains chirurgiens conseillent, après la suture tendineuse, d’entourer celle-ci d’une gaine isolante (fragments d’aponévrose, de sac herniaire, du caoutchouc, du papier, de la graisse, de l’huile) afin d’éviter l’adhérence de la plaie cutanée au tendon.
Dans l'espèce humaine, les résultats sont surtout satisfaisants quand l'intervention a porté sur les fléchisseurs, sur les parties extrasynoviales ; il est donc conseillé de détruire la gaine synoviale quand on suture un tendon.
b) Par perte de substance, il est impossible d’affronter les segments tendineux.
Pour les gros tendons, piusieurs procédés sont conseillés : incisions en accordéon, dédoublement en Z, incisions longitudinales, déplacement d’un point d’insertion, etc.
Pour les tendons gréles, on peut utiliser lautoplastie, l’hétéroplastie ou lanastomose. L’interposition de corps étrangers (soie tressée) est complètement abandonnée, comme un non-sens.