‹ La Suture Tendineuse en Chirurgie CanineChapitre 27 sur 29 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

Encouragé par le résultat partiel (il n’y a pas eu de suppuration), de notre première intervention, nous conseillâmes l'opération pour un chien présentant une section de quelques heures, de l’extenseur des doigts de la main gauche, section produite par un éclat de verre.

La plaie est d’abord traitée par des antiseptiques, puis au sérum physiologique et des pansements stériles et, comme aucune suppuration n’apparaîit, nous opérons avant la cicatrisation de la plaie cutanée.

Technique analogue à la précédente, mais sans allongement, pansement aseptique. Le membre est maintenu en extension par attelle de bois assez lourde.

Le lendemain, le pansement est souillé, le surlendemain de même, et ainsi de suite tous les jours; la suppuration est devenue abondante, la plaie s’est rouverte et la suture tendineuse ne tient plus, il ne fallait donc plus compter sur la réfection du membre.

A l’aide de soins antiseptiques, la suppuration se tarit et la plaie finit par se cicatriser au bout de plusieurs semaines : la main n'étant plus fonctionnelle et trainait sur le sol, nous conseillâmes l’amputation, mais le propriétaire ne put s’y résoudre.

RS ee OBSERVATION III

Considérant que l’échec précédent était dû à l’imprudence que nous avions commise en intervenant avant la cicatrisation de la plaie accidentelle, nous décidâmes, lors d’un nouveau cas, de n’opérer qu’une fois le tégument réparé.

L'occasion se présenta peu de temps après l’observation II. |

La plaie traumatique se cicatrisa assez vite et quand la réparation fut complète, nous opérâmes (il s’agissait, comme précédemment de l’extenseur antérieur des phalanges).

L'intervention se fît suivant la même technique, une attelle en bois (plus légère que l’autre) mise en place et l’animal surveillé quasi continuellement.

Cette fois-ci, le résultat désiré fut atteint : la plaie opératoire se ferma rapidement, pour éviter des adhérences, nous mobilisions doucement les doigts et, au bout de la cinquième semaine (nous nous en tenons à ce délai, par principe, une étude systématique pourrait peut-être le réduire), retirions tout appareil.

Au début le membre resta raide et impotent, malgré l’exercice que nous donnions aux doigts et au poignet.

L’animal fut revu deux mois plus tard : il se servait de sa patte, mais avec raideur, la souplesse n’était pas revenue intégralement.

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