A MONSIEUR LE PROFESSEUR BRESSOU
Dont l’enseignement nous a servi de base pour ce travail.
Respectueux hommage.
AVANT-FKOFOS
UN n'est pas extrémemnent rare de voir amener dons nos niques, des animaux présentant, s0it une se4tion, soit, plus rarement, une rupture d'un ou plusieurs tendons,
Si instinctivement, le Chien fait attention où 5) pose ses pattes et se méfie des terrains suspects ; cet instinct peut étre mis en défaut par la négligence ov Vimprudence de YHomme, et méme par Vesprit destructeur de ce dernier, L'Homme abandonne sur le 0) les détritus les plus divers, en particulier : débris métalliques, fragments de verre, où oubli des instruments tranchants : faux, faucille, etc ; tous ces objets, dissimulés par les accidents du sl, seront des causes possibles de blessures, W'autres fois, Vagent traumatisant sera un objet de destruction qui # trompe d'adrewse : un piége, placé pour la capture d'un animal sauvage, s° referme sur le chien fmprudent.
Les traumatismes résultant de ces divers accidents présenteront des degrés divers : la peau peut seule se trouver atteinte, puis, les tendons, les vaisseaux ef les nerfs ; et enfin, au stade ultime, Vos se trouve
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broyé, si quelque piège puissant s’est refermé sur le membre.
En général, le Vétérinaire choisit entre deux traitements extrêmes : si l’os est broyé, et il a raison en cela, il ampute ; si l’os n’est pas atteint, il se contente de soins antiseptiques qui, lors de sections tendineuses, ne donneront qu’un résultat lointain, incertain, souvent imparfait et qui n’empêcheront peut-être pas une amputation tardive, lorsque la suppuration ne peut se tarir.
Quoique n’ayant pratiqué qu’un petit nombre de tennoraphies chez le Chien, nous nous permettons, néanmoins de présenter cette thèse, essayant d’esquisser une méthode sans croire, pour cela faire œuvre de novateur.
Bien entendu, la Chirurgie de l’'Homme nous a servi de guide ; dans cet art aîné, l’obtention d’un résultat positif, si petit soit-il, prime toute autre considération : nos buts n’ont pas cette noblesse ; il faut guérir, mais guérir vite, économiquement et parfaitement. Néanmoins. cette loi rigoureuse et bien matérielle n’a pas la même vigueur chez nos petits animaux, que chez ceux destinés à accroître la fortune de l'Homme. La Sensibilité intervient à un degré assez élevé chez le Chien, d'autant plus qu’il est moins utile, économiquement parlant, à son maître ; le propriétaire de l’animal vient alors voir le vétérinaire, en lui demandant ce qu’il demanderait à un chirurgien de l’Homme.
C’est avec ces considérations que nous avons entrepris ce très modeste travail.