LE TENDON - HISTOLOGIE - PHYSIOLOGIE
A) Histologie
Dérivé du mésenchyme, le tendon n’est qu’une transformation du tissu conjonctif, c’est un tissu conjonctif orienté, tissu conjonctif unitendu.
Nous retrouverons donc dans le tendon, les mêmes éléments que dans le tissu originel : des fibres et des cellules.
Les fibres, portant le nom de fibres tendineuses, sont serrées, les unes à côté des autres, parallèles entre elles ; elles sont orientées dans le sens de la traction qui s’exerce sur les extrémités du tendon.
Les fibres tendineuses ne sont toutefois pas exactement accolées les unes aux autres, elles laissent entre elles de petits espaces où viennent se loger les cellules tendineuses. La disposition de ces cellules se ressent de l’orientation générale du tendon, elles sont placées à la suite les unes des autres, en séries parallèles aux fibres tendineuses, se moulant exactement sur ces dernières, et présentant des crêtes d’empreinte aux points de contact. En outre, transversalement, entre les fibres tendineuses, les cellules
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envoient de petits prolongements (expansions aliformes), qui s’anastomosent peut-être entre elles.
Au tendon, aboutissent quelques rares vaisseaux, et aussi quelques terminaisons nerveuses.
De ces données, il résulte que le tendon présente dans le sens longitudinal, une infinité de plans de clivage, et qu’il aura tendance à se fendre quand un fil le traversant, exercera une traction dans ce sens.
La faible vascularisation du tendon, fera, que celui-ci n’opposera qu’une faible résistance à l’infection et qu’il se cicatrisera lentement.
B) Physiologie
Les tendons, tout comme les ligaments, agissent surtout par leurs propriétés physiques de flexibilité et d’élasticité ; ils servent d’intermédiaires entre l’organe actif du mouvement, qui est le muscle et l'organe passif : la pièce squelettique. L’élasticité n'étant qu’une propriété physique, elle ne nécessite pas d'action de nutrition, aussi, la Nature a-t-elle mis ces organes au maximum, les substituant au muscle, chaque fois que cela était possible : de telle sorte que la longueur du tendon se trouve conditionnée par la nature et l’amplitude du mouvement : si ce mouvement est étendu et puissant, le tissu musculaire règnera seul dans toute la longueur de l’appareil moteur et s’insérera directement à l’os : si le mouve-
ment à obtenir est faible et ne nécessite pas de grands
LENS js
efforts, le corps musculaire sera réduit et le tendon long.
C’est cette dernière disposition qui se rencontre dans les muscles, mettant en action les rayons distaux des membres, où, individuellement chacun d’eux, à un effort relativement faible à fournir, la puissance du mouvement étant donnée par leur union. Peut-être, qu’en outre, intervient-il une question de volume : pour être rapide, le membre doit avoir une petite surface de contact avec le sol et être léger, ce que ne permettraient pas de grosses masses musculaires disposées aux extrémités.