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HM€2H

Les alcools diatomiqueSy dans lesquels une et deux molécules d'eau peuvent éprouver un tel remplacement.

Ainsi l'alcool

engendre les éthers jQ2 H2 (H2 ^) (€2 H^ #2) et ^2 H2 (€2 H* ^) (€2 H* ^2).

Plus généralement les alcools diatomiques peuvent éprouver et deux fois chacune des réactions d'un alcool monoatomique, ou bien encore deux réactions différentes d'un tel alcool.

Les alcools triatomiques peuvent en éprouver trois, et spécialement échanger 1, 2, 3 molécules d'eau contre 1, 2, 3 molécules acides. (V. p. 188 les algorithmes généraux de ces réactions.)

Ainsi l'alcool

engendre les éthers

De même les alcools tétratomiques f hexatomiques ^ etc. (p. 191, 192, etc.).

Nous avons développé ailleurs l'histoire de tous ces alcools.

Enfin chaque ordre d'alcool se subdivise à son tour en familles, suivant le rapport entre le carbone et rhydrogènoc Tels sont :

Les alcools éthyliques : €" H^» (H2 ■^).

Les alcools ncétyliques : €" H2n-2 (H^ -G^).

Les alcools camphèniques; €" B.^-* (H^ ^).

Lés alcools henzèniques : €" H^"-» (H^ -Q) .

Les alcools ctnnamèniques : €° H^^-io (H^ ^), etc., etc.

FOBMATION DES ALCOOLS.

Section I. — Formation des alcools proprement dits.

i. Examinons les méthodes générales proprés à former les alcools des divers classes, ordres et familles, au moyen des carbures d'hydrogène.

Soient d'abord les alcools proprement dits. Deux méthodes distinctes conduisent au résultat : Tune a été appliquée à la synthèse de l'alcool méthylique, l'autre à la synthèse de l'alcool ordinaire.

2. Méthode de substitution. En général tout carbure d'hydrogène engendre un alcool par la substitution de Veau à l'hydrogène, à volumes gazeux égaux :

€" H2° (H2) engendre €« H^» (H» ^).

L'alcool formé diffère en définitive du carbure par une addition d'oxygène. Soit par exemple le formène, G B? (H^) ; il engendre ainsi Talcool méthylique G H^ (H^ ^) , qui est le premier et le plus simple de tous les alcools.

Cette synthèse (d) s'effectue en traitant le formène par le

(1) Bbrthelot, Annales de Chimie et de Physique, 3« série, t. LU, p. 97; 1858.

chlore, de façon à y remplacer un volume d'hydrogène par un volume égal d'acide chlorhydrique :

€ H2 (H2) + CP = € H2 (H Cl) + H Cl.

On obtient ainsi Féther méthylchlorhydrique. Puis on le décompose par la potasse ; ce qui fournit l'alcool méthytique. La réaction équivaut au remplacement de l'acide chlorhydrique par les éléments de l'eau :

€ HMH Cl) + K H # = € H^ (H» ^) + K Cl.

On pourrait encore chauffer Téther chlorhydrique avec l'acétate de potasse, pour former Téther méthylacétique ; puis décomposer ce dernier par la potasse : procédé qui est d'une application plus facile avec d'autres carbures d'hydrogène.

En résumé, la synthèse de l'alcool méthylique repose sur les trois substitutions que voici :

€ H2 (H2) .. € H2 (H Cl)... € H^ (H^^).

C'est là une synthèse totale depuis les éléments; puisque le formène lui-môme a été obtenu avec le carbone et l'hydrogène (V. p. 219 et 237).

Cette méthode est d'une application générale, dans la transformation des carbures d'hydrogène en alcools proprement dits. Elle a été vérifiée sur les principaux (1) termes de la série forménique, €" H^" (H^), et sur beaucoup d'autres carbures.

Son application à la formation des alcools polyatomiques est également illimitée en principe. Cependant en pratique, elle offre jusqu'ici des difficultés^ qui n'ont été surmontées que dans un petit nombre de circonstances. La synthèse des glycols par exemple (2) a été réalisée; mais elle n'a pu être

(1) PÉLOUZE et Gahours, Comptes rendus , t. LVl, p. 505; 1863, — SCHORLEMMER, Proced. of R. SoCf t. XVII, p. 372, 566; 1859. &) WURTZ, cité pages l90, lUl.

faite directemenl avec les carbures forméniques ; elle Ta été, en prenant pour point de départ le carbure éthylénique, €" H2n, en y fixant du brome, €" H^" Br^, c'est-à-dire en formant -G" B?^^ (HBr) (HBr). On réussit encore à fixer sur le même carbure de Tacide hypochloreux (1). Cela fait, on remplace ce brome (ou Tacide hypochloreux) par les éléments de Teau ; ce qui engendre un alcool diatomique (2) : €» H2n.2 (H2#) (H2^).

Rappelons enfin que la méthode de substitution, combinée avec la méthode d'hydrogénation, permet de changer un carbure et un alcool dans leurs homologues supérieurs, et par suite de remonter, degré par degré , toute Téchelle de la synthèse, depuis Talcool méthylique jusqu'aux termes les plus élevés (3). En effet, le formène étant changé en alcool méthylique, on peut préparer avec ce dernier un éther cyanhydrique, puis traiter cet éther par l'acide iodhydrique, qui le change en hydrure d'éthylène :

GH* ou €H2 (H2) . . . €H2 (H2^) . . . €H2 (€Hàz) d'où : € H2 (€ H^) ou €2 H« et €» H^ (H^ O).

De même, Thydrure d'éthylène a été changé par expérience en alcool ordinaire, en éther cyanhydrique, puis en hydrure de propylène :

€2 Hc ou €2 H* (H2) ... «a H* (H^ ^) . . . ^^ H^ (€HAz) d'où : €2 H^ (€2 H^) ou G^ H» et €^ H^ (H^ O),

et ainsi de suite indéfiniment.

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