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L’EVOLUTION DE LA MATIERE ET DES FORCES

L’Evolution de la Matière, par le D*" Gustave Le Bon ;

un vol. in-i8 de 889 pages avec C2 figures ; Paris,

E. Flammarion, éd., igoB. Prix : 3 fr. 60.

M. G. Le Bon est l’un des esprits les plus originaux et les plus perspicaces de notre époque. Absolument indépendanL

il n’hésite pas à démontrer la vétusté ou l’erreur des dogmes de la science ofiicielle, et sans se soucier des pontifes qui défendent ces dogmes et en vivent — l’autel de la science est loin d’être toujours pur ou non vénal — il démolit les préjugés ou les traditions avec une vigueur et un savoir peu communs.

Cette fois il publie un ouvrage extrêmement puissant, très documenté, appuyé sur des expériences sérieuses, amusant comme un roman — bien plus que n’importe quel roman I — et qui n’aboutit à rien moins qu’à révolutionner de fond en comble la science contemporaine. Le fameux principe de la conservation de la matière ne semble pas devoir résister aux présentes révélations de la Physique et de la Chimie monistes qui se constituent, l’indestructibililité des atomes apparaît vaine, la dualité traditionnelle : force et matière, ne résiste plus aux phénomènes de dissociation, d’ionisation, d’électronisalion, lesquels prouvent que la matière n’est autre chose que de l’énergie compactée, une variété de V énergie, La Matière, vibrante, vivante, ondulante, fuyante, c’est Maya, c’est le tourbillon vertigineux de l’Ether immatériel, c’est l’éternelle Illusion prêchée par le bouddhisme et le brahmanisme I

Ainsi, toutes les inductions, toutes les méditations, les téméraires (( hypothèses )) des spiritualistes, des théosophes, des occultistes, des chercheurs indépendants, se trouvent presque vérifiées par les analyses délicates de la Physicochimie actuelle. L’action à distance de l’Electricité, suivant les méthodes étonnantes de Tesla et de Branty, prouvent la possibilité de la télépathie, des faits d’extériorisation de sensibilité et de motricité, dans l’ordre psychique, car dans l’Univers, tout est identique, et l’être humain, analogue à une pile électro-magnétique, se conduit de la même manière vis-à-vis des autres êtres humains ou des substances diverses du Monde. Et d’autre part, les travaux indéniables de Lodge, de Crookes, de Norman

Lockyor, de G. Le Bon, viennent affirmer au jauni hui rUnilé de la Matière et de la Force, l’évolution de la Matière, sa vitalité certaine, ses mutations et ses transmutations pour ainsi dire plus que probables I Tout est dans tout I tel est l’axiome de la Science qui reprend au xx® siècle l’ aphorisme des anciens hermétistes, des vieux alchimistes, avec leurs propres doctrines, leurs théories, qu’elle clarifie, qu’elle complète, perfectionne, et augmente d’expériences nombreuses autant que convaincantes. La synthèse, la philosophie monistes qui s’élèvent, ne sont que la démonstration, à un degré supérieur et rationnel, des grands principes de 1* Hermétisme.

Voici, en effet quelles sont les propositions établies par M. G. Le Bon, à la suite de ses recherches :

1° La Matière supposée jadis indestructible s* évanouit lentement par la dissociation continuelle des atomes qui la composent.

3® Les produits de la dématérialisation des atomes constituent des substances intermédiaires par leurs propriétés entre les corps pondérables et Véther impondérable, c'esth-dire entre deux mondes considérés jusqu'ici comme profondément séparés.

3® La Matière, jadis envisagée comme inerte et ne pouvant restituer que l'énergie qu'on lui a d'abord fournie, est au contraire un colossal réservai** d'énergie — l'énergie in tr a- atomique — qu'elle peut dépenser sans rien emprunter au dehors.

4® C'est de l'énergie intra -atomique qui se manifeste pendant la dissociation de la matière que résultent la plupart des forces de l'univers, l'électricité et la chaleur solaire notamment.

La Matière est une simple variété de l’énergie. En dissociant les atomes on donne à la matière une forme différente telle que l’électricité ou la lumière par exemple. Tous les phénomènes de radio-activité ne sont autres que la dis-

sociation des éléments de la Matière ou atomes, éléments constitués par des tourbillons éthériques qui possèdent une individualité éphémère. Celte individualité disparaît, le tourbillon ou vortex se dissout dans Téther, dès que les forces qui maintiennent son existence, cessent d’agir. En i-ésumé l’Univers consiste en transformations incessantes d’équilibre. Lorsque ces changements d’équilibre sont lents, nous les appelons matière, lorsqu’ils sont rapides : lumière, électricité, etc... Matière et énergie sont donc, écrit M. Le Bon, « deux choses identiques, sous des aspects différents ».

Formée par l’éther, la Matière, son cycle en quelque sorte achevé, retourne à l’éther où elle s’évanouit. C’est le Nirvana buddhique. Celte résorption dans le sein de l’Impondérable s’effectue par la dissociation de la matière, c’est-à-dire des atomes (systèmes planétaires complexes). Voilà l’œuvre personnelle de M. G. Le Bon : c’est d’avoir démontré expérimentalement la dissociation, et par conséquent la présence de l’énergie intra-alomlque d’une puissance inouïe. Ses théories, il les a puisées en somme chez des prédécesseurs, Lodge notamment qu’il omet de citer (i). Nous pourrions en citer encore d’autres qui ont écrit bien avant M. Le Bon, qui ont textuellement décrit l’évolution des atomes, puis leur retour à l’éther, — et que M. le Bon semble méconnaître tout à fait. Mais cela importe assez

La loi générale établie par lui, est la suivante : (( Sous des influences diverses : lumière, réactions chimiques, actions électriques, et même spontanément, les atomes des corps simples, aussi bien que des corps composés, se dissocient et émettent des effluves de la famille des rayons cathodiques ».

(i| Lodge : La théorie ^foderne de V Electricité ; trad. franç., 1891. Lodge y établit la complexité des atomes, leur genèse par des tourbillons d'éther électrisé.

En se dissociant la matière perd ses propriétés de matière ; elle devient impondérable, traverse les obstacles, etc.; elle s^est transformée en énergie. Autrement dit, son énergie intra-atomique a pris une autre forme.

Et l’électricité est l’une de ces formes.

Les divers produits de la dissociation de la matière, peuvent être ainsi classés d’après l’auteur : Emanations ;

2° Ions négatifs ; 3° Ions positifs ; 4® Electrons ; 5® Rayons cathodiques ; 6° Rayons X et radiations analogues. Après quoi l’Ether récupère ses éphémères matérialisations, d’une façon définitive.

L'Emanation est une substance demi-matérielle ; les ions positifs et négatifs sont les éléments électriques des atomes ; les électrons sont les atomes électriques (noyaux de l’ion négatif) absolument purs ; les rayons cathodiques sont composés d’électrons, c’est-à-dire d’atomes d’électricité pure dégagés de tout élément matériel ; les rayons X sont des radiations spéciales provenant des rayons cathodiques qui rencontrent un obstacle.

Les corps très radio-actifs, tels que l’ uranium, le thorium et le radium se dissocient spontanément d’une façon rapide. Les corps ordinaires se dématérialisent sous l’influence de la lumière, des réactions chimiques, de l’électricité, de la combustion, de la chaleur, et même spontanément avec une extrême lenteur. M. G. Le Bon a démontré merveilleusement V Universalité de la dissociation de la matière, et cela grâce à des expériences minutieuses qu’il expose dans la seconde partie de son bel ouvrage. Le principe connu de Lavoisier se trouve donc remplacé par celui-ci : « on ne retrouve pas dans une combinaison chimique le poids total des corps employés pour produire cette combinaison ».

Ce que les chimistes et les physiciens des Facultés et de l’Académie des Sciences doivent faire une tête î

Toutes les substances étudiées comme produits de la dissociation de la matière, offrent des caractères nettement intermédiaires entre ceux de la matière et ceux de l’éther. Elles possèdent à la fois des qualités matérielles et des qualités immatérielles. Ges substances forment le Monde intermédiaire entre la Matière et VEther.

Dans ce milieu spécial, l’inertie varie avec la vitesse. Le D** Le Bon se livre à de savants calculs qui lui permettent d’établir cette propriété et d’aboutir à cette assurance que : la dissociation de la matière réalise d*ane incontestable façon la transformation da pondérable en impondérable.

Puis il consacre un chapitre des plus captivants à l’électricité qu’il envisage comme une substance demi-matérielle engendrée par la dématérialisation de la matière. Les produits de la dissociation de la matière sont identiques, dit-il, à ceux qui se dégagent des machines électriques. L’électricité apparaît en conséquence comme le lien entre le monde matériel et celui de l’éther.

Il a constaté que ce qui sort d'une pointe électrisée est identique à ce qui sort d’un corps radio-actif, et signalons, en passant, l’importante expérience, qu’il a réussi, de faire traverser visiblement de la matière par des atomes électriques.

L’Electricité, sous toutes ses formes, constitue un monde spécial semi-matériel. Telle est l’assertion, grosse de conséquences, du Le Bon. Nous ne saurions nous empocher, ici, de rappeler le Milieu Odique, absolument semblable, par ses caractères électro-magnétiques doués seulement d’une vie plus intense et consciente 1

La sixième et dernière partie du volume, envisage le Monde du Pondérable, la Naissance, l’Evolution et la Fin de la Matière. La constitution de la matière, les forces qui maintiennent les édifices moléculaires, leurs diverses for-

mes d’équilibre, la mobilité et la sensibilité de la Matière, les variations des équilibres matériels sous l’influence des milieux, l’unité de composition des corps dits simples, Tétude de la variabilité des espèces chimiques et composées, (( variabilité prouvée dans V état actuel de la science », « les espèces chimiques, pas plus que les espèces vivantes ne sont invariables » (pp. 264-268), la chimie intra-atomique et les équilibres ignorés de la matière, régis par des lois chimiques spéciales, car l’atome y est partiellement dissocié (métaux colloïdaux, diastases, toxines, etc.), la Genèse et l’Evolution des Atomes, résumées d’après les travaux de N. Lockyer (i), la Fin de la Matière qui par dématérialisalion absolue finit par se plonger dans l’Ether immatériel où elle s’évanouit, tels sont les chapitres solides et suggestifs, qui terminent l’œuvre tout à fait remarquable du G. Le Bon.

Les conclusions auxquelles il arrive nous font revenir au système cosmique du bouddhisme, ou si l’on veut, ce qui est la même chose, de l’Idéalisme transcendantal.

L’Idée, la Force, est tout ; la Matière, au fond, n’est rien. Elle n’a que l’apparence, l’illusion de l’existence. Elle devient sans cesse, elle flue, elle se meut, elle s’évanouit, à la suite de formations incessantes et éphémères de tourbillons, de vortex d’Elher. L’Elher organise les atomes, pleins d’énergies diverses, et ces atomes subissent d’innombrables évolutions. Mais ces évolutions n’ont qu’un temps, et l’immatériel, l’Impondérable, l’invisible, réabscrbent toute chose en le Nir\ana éternel, inconnaissable, immanent.

Idéalisme, Monisme, Panthéisme. La Science actuelle nous ramène à ces Principes simples, antiques comme la pensée de l’Homme. Il y a, dans ce concept de rUnivers,

(i) V. V Evolution Inorganique, par N. Lockyer, Irad. par E. d’Hooghe. Alcan, éd., iyo5.

une majestueuse Unité qui nous séduit et nous sollicite, parce que d’ailleurs nous la sentons en nous-mêmes. Tu es cela. Voilà ce que Buddha enseignait chacun de ses disciples à voir en tout être et en toute chose : l’identité de la conscience.

La solidarité, la fraternité de tous les êtres en découle ; ridée vivante, agissante, immanente, nous ne pouvons l’appeler que du nom de Dieu ; et Dieu, ainsi conçu, moralement, est le Père de tous les êtres.

Buddha et Jésus se rencontrent.

La Science et la Foi se runissent, afin de constituer la Religion universelle, naturelle, raisonnable et évolutive.

L’Evolution des Forces, par le G. Le Bon, Paris,

Ernest Flammarion, éditeur, 1907.

En ces temps d’anarchie que nous traversons, tous les dogmes croulent, ceux de la Science comme les autres. Les fameux principes (( indiscutables » de la Physique, de la Chimie, de la Mécanique, de l’Histoire Naturelle, sur lesquels reposait le Positivisme matérialiste du xix® siècle, sent fortement ébranlés par des savants ou des chercheurs d’une grande valeur et d’une indubitable originalité, tels que Lodge, Poincaré, Ramsay, Le Bon, Quinton, Le Dantec, Flammarion.

Les récentes découvertes de la radio-activité, les travaux délicats sur les substances colloïdales, sur les combinaisons protoplasmiques, sur les forces inlra-alomiques et psychiques encore inconnues, ont en effet bouleversé de fond en comble le respectable édifice de la Science officielle.

On doute aujourd’hui — sans toujours l’avouer — de la réalité et de l’exactitude des théorèmes mathématiques que l’on vénérait à l’égal d'idoles ; leurs solutions complexes^

autant qu’artificielles, ne correspondent point avec les faits nouveaux qui dépassent et renversent les anciennes frontières arbitraires. Des horizons immenses apparaissent : il en souffle un vent terrible qui balaie impitoyablement les systèmes échafaudés, à l’eüroi des autruches se cachant la tête chauve sous l’aile pour ne point voir.

Saluons cette anarchie scientifique révolution nairee, car elle est bienfaisante. Les cataclysmes préparent les rénovations fécondes et hâtent la Synthèse future. Peu importent les théories, les hypothèses, les systèmes provisoires, éphémères. Seule, la vérité demeure, lointaine, fuyante, presque inaccessible, à laquelle on ne parvient que par des erreurs successives.

Le D** G. Le Bon est, avec H. Poincaré, l’un des pionniers les plus hardis des terres nouvelles. Son ouvrage précédent, V Evolution de la Matière avait fait du tapage ; celui dont nous nous occupons, VEvoluiion des Forces, suite au premier, ne soulèvera pas moins de discussions violentes, ardentes. Car tous deux s’attaquent au principe sacro-saint — mais mal posé — de l’indestructibilité de la Matière et de la Force, au prétendu dualisme entre la Force et la Matière qu’ils ramènent à l’unité énergétique, sous l’autorité de nombreuses expériences.

A vrai dire, ces idées ont déjà été émises avant le D' Le Bon par divers chercheurs indépendants, qui proclamèrent l’unité de la Force et de la Matière, la transformation de la Matière en énergie, entre autres le D*" Gibier dont le livre trop oublié : Analyse des Choses, paru en 1898, est des plus curieux et des plus avisés. Lodge fut également un précurseur.

Mais il faut reconnaître que le G. Le Bon possède l’avantage inappréciable d’avoir démontré par des expériences remarquables, quoique fort délicates, minutieuses et complexes, le fait de la Dissociation de la Matière et celui de l’énergie intraatomique, La Dissociation universelle de

la Matière produisant des émanations radio-actives et des particules électriques, prouve le phénomène de la transformation de la Matière en électricité, en énergie, puis en Ether, c’est-à-dire l’unité et l’évolution de l’Energie universelle.

Cette conception ruine entièrement la Physico-Chimie classique, la Mécanique traditionnelle, et permet de constituer la Dynamique cosmique unitaire.

Dans ses deux ouvrages, le D*^ G. Le Bon s’efforce de poser les principes élémentaires de la nouvelle Physique et de la nouvelle Chimie (bien vieilles en réalité quant à leur fond puisqu’elles reposent sur l’antique doctrine du mouvement cyclique de l’Hermétisme) après avoir démoli sans respect ni crainte les théories vermoulues de ces sciences vénérables I

Il aboutit, somme toute, au Monisme radical et dynamique — même idéaliste — basé sur la transformation incessante de la Matière en électricité (ions, électrons, radioactivité) en forces ou énergies, en Ether, sur la transmutation réciproque de la Matière et de la Force l’une ou l’autre, sur leur identité essentielle, sur le Cycle éternel de la Substance. Un le Tout. Le Serpent se mord la queue, suivant le symbole profond des alchimistes.

Nous voici de retour à l’ ALCHIMIE qui, sous un vocable nouveau : la Dissociation, regagne le terrain qu’elle avait perdu depuis Lavoisier. Hermès triomphe : (( La désintégration de la Matière, dit l’illustre Ramsay, implique sa transmutation. Quand, par exemple, du zinc illuminé par d^ la lumière ultra- violette, perd de ses électrons, on peut dire que le métal résiduel — le zinc privé de quelques électrons — n’est plus du zinc, mais une autre forme de matière (i) ».

Depuis i5 ans que nous avons écrit notre livre : La Vie et VAme de la Matière, depuis i3 ans que noue pu-

(i; L'Evolution des Forces, p, 217,

Liions notre revue et qu’existe la Société Alchimique de France, les idées que nous fûmes l’un des premiers à exposer et à défendre, ont fait du chemin et sont à l’heure actuelle proclamées et démontrées par des Le Bon, des Remsay, des Poincaré qui disent : « Il n’y a que l’Energie sous des formes transmutables infinies. La Matière est de l’Energie fixe, condensée. Mais cette Energie et cette Matière, loin d’être indestnictihles, éternelles, s’évanouissent dans l’Ether ». L’Ether est donc le Milieu universel et éternel, à la fois Force, Energie, Matière et Vie. Il est tout à l’état potentiel, puis cinétique ; il est l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin des mondes, l’évolution, la stabilité et l’involution ou évolution descendante. Il forme, génère toute chose et absorbe ensuite toute chose en son Mouvement sans fin, le Cycle parcouru. C’est lui qui est donc indestructible, n’en déplaise au D** Le Bon, puisque loin d*être rien, il est tout. Formant tous les édifices atomiques, il provoque par le Mouvement, par ses perturbations différentes d’équilibre, leur changement continuel, d’où naissent les diverses énergies que nous connaissons : chaleur, son, lumière, électricité, magnétisme, radiations multiples, etc..., et toutes celles que nous ne connaissons point encore ou que nous ignorerons toujours

Ces édifices atomiques, dissociés artificiellement par nous dans les laboratoires, pourront se recombiner sous la forme que nous désirerons. Ce sera là la synthèse des corps dits simples, la Transmutation des Eléments : L’ALCHIMIE.

L’indestructibilité de la Matière et de l’Energie est dont bien la loi rigoureuse au sein de l’Ether où s'évanouissent, comme le suppose le Le Bon, les atomes et leur énergie emprisonnée. Ce principe fondamental nous semble inattaquable, sauf pour les systèmes limités de force et de matière qui sont de règle bien entendu dans le Cosmos proprement dit qui n’est constitué que par des systèmes dot en équilibre instable. En ce sens restreint, le D** Le Bon a rai-

son de dire que la Matière et son énergie ne sont point indestructibles puisqu’elles retournent à l’Ether. Mais l’Ether, par contre, est le réservoir illimité et indestructible de l’Energie et de ses mutations en Matière.

Evidemment, les « nouveaux » principes exposés par le D** G. Le Bon dans VEvolution des Forces, sont aussi relatifs et provisoires que les « anciens » sur lesquels vivait la Science et auxquels les savants croyaient dur comme fer.

Ils feront, dans l’avenir, place à d’autres « nouveaux » principes, car sans cesse la Science évolue et se dépasse. Rien n’est certain, rien n’est absolu. Voilà la seule chose dont on soit sûr.

La démolition entreprise par nous autres révolutionnaires de la Science, était indispensable. Elle aboutit aujourd’hui à reconnaître les millénaires et majestueuses (( lois » de l’Alchimie et de l’Hermétisme, modifiées et transformées par l’expérience perfectionnée.

Demain, d’autres faits contraindront les savants à supposer des (( conclusions )) peut-être différentes I Evitons donc de conclure et d’imaginer toujours que nous tenons le vrai quand nous côtoyons à peine l’à peu près, derrière lequel s’étend l’Inconnu insondable 1

Les dogmes scientifiques sont aussi faux que les dogmes relieici

« Les Nouveaux Horizons »

de la Science et de la Pensée vnrPEJicmMJE — j^osa alchemîca

Revue Mensuelle d’avant-garde scientifique et philoiophique

Organe de la Société Jllchimique de France

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