‹ La Synthèse Des Connaissances Et L'HistoireChapitre 116 sur 277 · Destutt de Tracy · texte numérisé non relu

Destutt de Tracy

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les distinctions d’ésprit et de corps. — En mème temps que l'homme physique, l’homme social les intéresse : l'intelli-. gence et le bien-être croissant à la fois, la société ne peut manquer d'atteindre une organisation toujours plus parfaite. Toutes les sciences et tous les arts ne forment-ils pas «un ensemble, un. tout indivisible, ou comme les rameaux d'un mème tronc, unis par une origine commune, plus étroitement unis encore par le fruit qu’ils sont tous également destinés à produire, le perfectionnement et lebonheur del’homme ra

Malgré leur méthode inductive, ils ont, comme leurs prédécesseurs du xvin° siècle, une ferme confiance dans la solidité des lois, et même, en compatriotes de Descartes, dans la valeur du raisonnement?. Ils ne connaissent pas la substance, mais ils croient à une unité de substance; ils ne savent point ce qu'est l'être en tant qu'être, mais ils sont persuadés qu'il y à une unilé des choses qui fonde la science et la raison. « L'inscription de l’un des temples anciens faisait parler d'une manière vraiment grande et philosophique la cause première de l'univers : Je suis ce qui est, ce qui a été el ce qui sera, et nul n'a connu ma nature. Une autre inscription disait : Connais-loi toi-méme. La première est l’aveu d’une ignorance inévitable; la seconde est l’indication formelle et précise du but que doivent se tracer la philosophie rationnelle et la philosophie morale *. » — Mais comment n'être point porté, s’il y a une unité de tout ce qui est, à la concevoir d’après ce qui est le fond même du moi, d’après celte propriété qui constitue comme le trait d'union du physique et du moral, — la sensibilité? — De là des tendances dogmatiques : tantôt un matérialisme en quelque sorte vitaliste, tantôt une sorte de monisme ou de panthéisme qui éclate par exemple dans la Lettre sur les causes premières de Cabanis*.

1 Cabanis; 1:11 pe 35

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