‹ La Synthèse Des Connaissances Et L'HistoireChapitre 203 sur 277 · Poggendorf, op. cit., p · texte numérisé non relu

Poggendorf, op. cit., p

sans doute aussi au soleil, à la lune, et aux planètes; c’est à elle que les astres doivent leur forme sphérique ainsi que leurs mouvements divers » ‘. La pensée de Képler fut excitée par cette phrase de Salomon : omnia in mensura el numero el pondere posuisti; dans l'apparence du désordre, il voulait trouver l'harmonie et l'unité *. Par ses lois célèbres du mouvement des planètes, il démontra l’exactitude du système de Copernic. Il fut d'ailleurs impuissant à expliquer ces lois elles-mêmes, sinon par des hypothèses gauchement anthropomorphiques encore : il fait de la gravité « une affection corporelle et mutuelle entre les corps par laquelle ils tendent à s'unir * », il prête à chaque planète « une âme qui, instruite du chemin qu’elle doit suivre pour conserver l'ordre éternel de l'univers, l'y dirige continuellement et l'y maintient sans relâche avec une immortelle puissance et une inépuisable . vigueur ‘ ». Il épaissit, pour ainsi dire, le principe fondamental qui apparut plus dégagé et plus pur chez Galilée, chez Newton, chez Laplace * : il n’en est pas moins vrai que si Képler est supérieur à Tycho-Brahé, c'est parce que l’un se contentait de dresser des tables astronomiques, tandis que l’autre dans la table la plus parfaite ne voyait autre chose qu'une énigme à déchiffrer, une harmonie à démêler *. « Les lois de la nature sont les plus simples qu'ilse puisse :

1. De revol., I, 1x, cité par Hoefer, Histoire de l'astronomie, p. 306.

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