‹ La Synthèse Des Connaissances Et L'HistoireChapitre 238 sur 277 · Berlin, 21 septembre 1181. Œuvres, t. XIII, p · texte numérisé non relu

Berlin, 21 septembre 1181. Œuvres, t. XIII, p

souhaiter simplement la continuation des traditions actuelles. Mais, si l’on y réfléchit, si l’on prend la peine de regarder

les choses d’un peu plus près, on ne tarde pas à reconnaitre :

que les vérités en question sont pour une bonne part des vérités de détail, plutôt curieuses que profitables au développe-

ment de l'esprit humain. De l'extrême spécialisation. résulte

un défaut de généralisation, un rétrécissement des horizons

scientifiques. Alors on serait presque tenté de regretter

l’époque où tous les efforts se portaient sur les méthodes

générales, et de se demander si l'avancement véritable de la

science résulte seulement du nombre sans cesse croissant des

mémoires et des auteurs ‘. »

L’empirique mathématique — qui considère les coexistences et les successions dans leur permanence, qui établit les lois et qui en cherche la formule proprement mathématique — a sans doute une vertu singulière : la physico-chimie, si on veut donner à cet aspect de la science un nom plus expressif *, repose sur le postulat de l'identité d'être, et chacun de ses progrès est une confirmation de ce postulat. — Pour que le problème de l’unité soit résolu, est-il absolument nécessaire que la physique et la chimie prolongent indéfiniment et en tous sens leurs tentatives? À rigoureusement prendre les choses, l'unité ne serait prouvée qu’une fois atteinte. C’est donc l'unité qui se fait — en se révélant à l’esprit — qui prouve à mesure l'unité qui est. Ainsi la recherche mathématique doit être subordonnée au problème de l'unification; et on voit, par un premier exemple, comment le point de vue synthétique dirige la science en l’expliquant.

2. Le problème de la multiplicité dans l’unité relève de la biologie, si l’on prend ce mot en un sens très large. Poser et

1, Laisant et Lemoine, Sur l'orientation actuelle de la science et de l'enseignement mathématiques, Rev. Gén. des sciences, 1* décembre 1893. MM. Lemoine et Laisant ont fondé l’Intermédiaire des mathématiciens.

2. Toutes les sciences observantes, — toute l’empirique dans les trois règnes,

cela va de soi, — ont leur côté mathématique : seulement, à mesure qu’on .

s'élève dans la nature qui se fait, la mathématique est plus difficilement applicable,

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