‹ La Synthèse Des Connaissances Et L'HistoireChapitre 257 sur 277 · DA · texte numérisé non relu

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Être métaphysique donné dans la connaissance : pour lui l'homme, en se perfectionnant dans son être, c’est-à-dire en s’unissant à l’Étre absolu par la science, atteint le bonheur en même temps qu'il réalise la vertu, et s'aime lui-même en même temps qu'il aime Dieu — d’un amour intellectuel : car la sensibilité ici se trouve comme intellectualisée. « Le bien suprême de l'âme, c’est la connaissance de Dieu ; et la vertu suprème de l’âme, c’est de connaitre Dieu‘. » Spencer, on l’a vu, est un Spinoza inconséquent dont le système équivoque dépasse l’expérience, sans aboutir franchement au monisme métaphysique où il tend. D’après lui, « ce qui est dans le sens de l’évolution, ce qui est par suite justifié par les lois de la vie, ce n’est ni l’égoïsme ni l’altruisme, mais la tendance à la conciliation de l’un et de l’autre, conciliation qui se réalisera le jour où celui qui se sacrifiera jouira de ce sacrifice, sans même y prendre garde * ». Guyau part de la tendance expansive de la vie constatée dans l'expérience : sur un besoin de vie intense, qui donne le bonheur et qui crée la vertu lorsqu'il est satisfait, se fonde la morale; tandis qu'uné méta-

physique, hypothétique sans doute mais probable, s’édifie:

sur la conception assez vague d’une vie universelle qui évolue et qui aboutit à la morale. La métaphysique, dans son histoire, est l'expression suprème et nécessaire de la vie humaine tendant à rétablir son unité avec la vie universelle, et elle aboutit à cette « métaphysique de la vie universelle ». — Le monisme cherche à faire apparaître la nature comme morale et la morale comme naturelle, à établir l'accord, au moins virtuel, de ce que Leibnitz appelait les règnes de la nature et de la grâce.

Or, en même temps que du conflit des systèmes, des assauts que le doute oppose au dogmatisme il est résulté une étude:

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