‹ La Synthèse Des Connaissances Et L'HistoireChapitre 28 sur 277 · RON · texte numérisé non relu

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autre chose que demander à l'esprit lui-même, non seulement les principes régulateurs de la connaissance, mais les éléments constitutifs du monde.

La supériorité des mathématiques, c'est leur évidence à laquelle l'esprit ne peut se soustraire, leur identité, pour ainsi dire, avec l'esprit ‘ : elles consistent dans une chaine de vérités qui, partant de l'intuition, c'est-à-dire de données immédiatement évidentes, s'unissent avec ordre et mesure par la déduction, c’est-à-dire par un mouvement d’intuitions successives et une évidence continuée; pour que la science du monde fût aussi claire et aussi solide, il fallait qu'elle procédât de données immédiates et qu’elle consistät dans les modifications ordonnées et mesurables de ces éléments. C’est l'intuition, c'est « la conception ferme qui nait dans un esprit sain et attentif des seules lumières de la raison * », c’est la « raison pure° », qui fournit à Descartes cette « nature simple * », l'étendue, susceptible d’être divisée, figurée et mue en toutes sortes de façons, et dont les divisions, figures et mouvements expliquent dans les Principes tous les phénomènes *. « .… Je puis démontrer par un dénomhrement très facile qu’il n'y a aucun phénomène en la nature dont l’explication ait été omise en ce traité; car il n’y a rien qu'on puisse mettre au nombre de ces phénomènes, sinon ce que nous pouvons apercevoir par l'entremise des sens; mais, excepté le mouvement, la grandeur, la figure et la situation des parties de chaque corps, qui sont des choses que j'ai ici expliquées le plus exactement qu'il m'a été possible, nous n'apercevons rien hors de nous par le moyen de nos sens que la lumière, les couleurs, les odeurs, les goûts, les sons et les qualités de l’attouchement. Or je viens de prouver que nous n'apercevons point que toutes ces sortes de qualités soient rien hors de

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