‹ La Synthèse Des Connaissances Et L'HistoireChapitre 76 sur 277 · Profession, p. 242. &. Ibid. p · texte numérisé non relu

Profession, p. 242. &. Ibid. p

morte, il n’en donnait d'autre preuve que son sentiment — fondé ici sur la tradition religieuse et cartésienne, Toute l'activité, toute la finalité de l'univers, il la reporte à Dieu : « Si la matière mue me montre une volonté, la matière mue selon de certaines lois me montre une intelligence ! ». Mais une fois assuré qu'une volonté puissante et sage gouverne le ‘monde, ilrenonce à des questions oiseuses. « Ce monde est-il éternel, ou créé? Y a-t-il un principe unique des choses? y en a-t-1l deux ou plusieurs? et quelle est leur nature? je n’en sais rien; et que m'importe?? » « Il est certain que nous avons l'idée de deux substances distinctes; savoir l'esprit et la matière, ce qui pense et ce qui est étendu; et ces deux idées se conçoivent très bien l’une sans l’autre »; il pourrait donc y avoir deux causes des choses, l’une vive et l’autre morte, l’une motrice et l’autre mue, l’une active et l’autre passive; ou bien une cause unique qui tirerait tout d'elle-même : mais s'il est difficile de comprendre la matière éternellement coexistante à Dieu, il ne l’est pas moins de comprendre la matière créée par l’esprit?. « J'aperçois Dieu partout dans ses œuvres, Je le sens en moi, je le vois tout autour de moi; mais sitôt que je veux le contempler en lui-même, sitôt que je veux chercher où il est, ce qu'il est, quelle est sa substance, il n’échappe et mon esprit troublé n’aperçoit plus rien‘. » Comme Descartes lui-même, Rousseau, après avoir disüingué deux substances, — dont l’une est inerte, — devait faire appel à Dieu pour mouvoir la substance passive et pour fonder Junité des choses; mais impuissant à résoudre les problèmes que faisait naitre sa conception dualiste du monde, après avoir posé Dieu, il en laissait retomber la notion dans le vague; il se contentait d'en faire l'Étre suprème, le Grand

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