Introd
2. « Le premier pas dans les choses de la raison pure, qui en montre l'enfance, est dogmatique. Le second pas... est sceplique, et montre la circonspeclion du jugement redressé par l’expérience. Mais il en faut encore un troisième qui ne peut être fait que par un jugement mûr et viril... afin de soumettre à l'appréciation, non les faits de la raison, mais la raison ellemême suivant toute sa faculté et son aptitude pour les connaissances pures a priori... » Cril. de la R. pure, Méthodologie transcendantale, 902.
.3. « .… Le mot transcendantal... ne s’applique à rien qui sorte de lexpérience; il signifie ce qui précède l'expérience a priori, mais dans le but unique et exclusif de rendre possible la connaissance empirique. Si ces concepts dépassent l’expérience, leur usage devient ce qu’on appelle transcen-
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l’hypothèse que les concepls proviennent des objets, se règlent sur eux, — ou que les concepts sont les objets mêmes : Kant, par une révolution semblable à celle de Copernic, imagine cette hypothèse que les objets doivent se régler sur nos concepts, que « nous ne connaissons à priori des objets que ce que nous y avons mis nous-mêmes ‘ ». Et celle hypothèse, précisément, toute la Critique de la raison pure est destinée à la vérifier. | Comment peut-il y avoir des jugements synthétiques a priori, où s'associent la raison et l'expérience? A cette question doit répondre l'ouvrage entier. Et voici, d’après Kant, la part de l'esprit dans la connaissance. — La matière diverse de l’expérience n'est d’abord sentie que grâce à ces intuitions pures : l’espace et le temps. Où on a cru voir des réalités objectives, il n’y a que des formes de la sensibilité, un moule subjectif qui organise les phénomènes *. Comment, enfermés dans l'espace et le temps, les phénomènes se déterminent-ils selon des rapports fixes? Comment, une fois donnés, sont-ils pensés? Grâce aux catégories, concepts purs qui dans le jugement groupent, ordonnent, unissent les intuitions et d’où dérivent —les principes purs — mathématiques et dynamiques — du raisonnement. L'unité synthétique de la diversité intuitive se réalise donc dans l’entendement pur. Or le principe suprème
dant, distinct de l’usage immanent, c’est-à-dire réduit aux limites de l’expérience. » Prolég., trad. Hachette, p. 245, note. Cf. Schopenhauer, le Monde comme Vol. et comme Représ.: « Le caractère même a priori d'une partie de la connaissance humaine est saisi par la métaphysique comme un fait donné, duquel elle conclut à l’origine subjective de cette partie. C’est seulement parce que la conscience de son caractère « priori l'accompagne, que cette partie de notre connaissance s'appelle chez Kant franscendantale, en opposition à #ranscendant, qui signifie « ce qui dépasse toute possibilité empirique », et qui s’oppose lui-même à immanent, lequel signifie ce qui reste dans les limites de cette possibilité. » Suppl. au 2° livre, chap. XVI; trad, Burdeau, t. II, p. 315.