‹ La Synthèse Des Connaissances Et L'HistoireChapitre 91 sur 277 · Le seul fond. possible, ete., fin · texte numérisé non relu

Le seul fond. possible, ete., fin

3. 11766; Ed. Hartenstein, Il, p. 316. Cf. Essai sur l'évidence des premiers principes de la théologie naturelle et de la morale, 1164.

4. Dans le principe de causalité, « le concept d’une cause emporte si évidemment celui de la nécessité d’une liaison avec un.effet… qu'il disparaitrait

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peut seule, dans ce système, soustraire les mathématiques à la commune incertitude‘; à plus forte raison trouve-t-il inconséquent le dogmatisme scientifique de Locke allié avec une lhéorie tout empirique de la connaissance : ce qui est empirique et «a posteriori ne saurait être nécessaire et sur. Cependant Kant ne saurait admettre que l’expérience soit sans valeur et la science sans solidité”. — Il en vint donc par une longue suite d'efforts ? à concevoir, en quelque sorte, un empirisme à priori. S'il ne peut meltre en doute les principes qui dirigent l'esprit, c’est que ces principes constituent l’esprit même : ils ne sont pas une empreinte laissée par les phénomènes, mais une forme, au contraire, qui s’impose à eux: Sans doute, toutes nos connaissances commencent avec l'expérience — et voilà ce qu'il faut retenir de l’empirisme; mais elles n’en procèdent pas toutes —et voilà ce qu'il faut lui opposer. Non seulement tous les jugements analytiques, mais un grand nombre de jugements synthétiques, qui sont nécessaires et universels, sont & priori. La science existe, c’est donc qu’elle est possible; et elle n’est possible que parce qu'il y a des jugements synthétiques a priori : mathématiques, physique et métaphysique ont élé produites par une combinaison

complètement si, comme le fait Hume, on voulait le dériver de la fréquente liaison de ce qui suit avec ce qui précède, et de l'habitude (par conséquent de la nécessité purement subjective) d'associer les représentations que nous acquérons par là ». Introd. à la Cril. de la R. pure, 1; cf. Introd., 22, Crit., 142, 143, 904, S07 (trad. Tissot, 3° édit., qui suit la 2° édit. de Kant et indique les différences avec la 1"); Cri. de la R. pralique, préf. (fin), analytique, chap. r et 1.

1, « Hume lui-même n'a pas rendu l’empirisme assez universel pour ‘y faire rentrer aussi la mathématique... L’empirisme de Hume mène inévitablement aussi au scepticisme, même par rapport à la mathématique... » Crit. de la R. prat., pp. 18, 90, trad. Picavet.

2, « La dérivation empirique dans laquelle ces deux philosophes sont tombés ne peut se concilier avec la réalité des connaissances scientifiques a priori que nous avons des athémaliques pures, ni avec celles de la Physique générale; elle se trouve par conséquent réfutée par le fait. » Crit. de la R. pure, 142.

3. De la forme et des-principes du monde sensible et intelligible (latin), 1770; Critique de la Raison pure, 1181, 2° éd., 1181; Prolégomènes..., 1183, ouvrage plus populaire, mais où l’on a cru déméler deux rédactions, la seconde s'adressant aux philosophes qui n'avaient pas compris la Critique. Voir la trad. nouvelle, Hachette, 1891, note critique.

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de la connaissance pure, de quelques données fondamentales, avec l'expérience.

Voilà le point de vue original d’où Kant renouvela la cri-!

tique. Il la renouvela en effet, il ne la fonda point. On ne saurait dire qu'il la pratiqua plus consciemment que Descartes, Locke ou Hume : il la pratiqua autrement. Avant lui déjà on avait remarqué que la marche de la science est d’abord dogmatique, « c’est-à-dire sans examen préalable de la puissance ou de l'impuissance de la raison ». « Dans la passion d'étendre ses connaissances, la raison abusée.… croit voir le champ de l'infini s'ouvrir devant elle. La colombe légère, lorsqu'elle fend d’un vol rapide et libre l’air dont elle sent la résistance, pourrait croire qu’elle volerait mieux encore dans le vide. C’est ainsi que Platon, dédaignant le monde sensible, qui tient la raison dans des bornes si étroites, se hasarde par delà, sur les ailes des idées, dans l’espace vide de l’entendement pur... ! » : il faut donc, avant tout, que la raison se connaisse elle-même. De constafations semblables d’autres avaient tiré semblable conséquence. Mais la critique de Descartes, insuffisante, laissait trop vite le dogmatisme reparaitre; mais la critique de Locke, exagérée, devait aboutir

avec Hume au scepticisme absolu ?. Kant créa, sous le nom de critique transcendantale, une critique nouvelle qui recon-

naissait le rôle de l'expérience dans le savoir, mais qui, à titre de faits positifs, reconnaissait aussi des données supérieures à l'expérience, cadres universels de celle-ci et conditions de son intelligibilité *. Avant Kant, on partait de

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