Par
PTPar ei
3. Rien n’est plus intéressant et plus net dans la Critique que l’appendice à la dialectique transcendantale : de l’usage régulateur des idées de la raison pure, et du but dernier de la dial. nat. de la raison humaine (par. 718-841). I1 se termine ainsi : « Comme l'apparence dialectique est illusoire et attrayante..., et qu’elle est et sera sans doute toujours naturelle, il était prudent de rédiger pour ainsi dire les actes de ce procès et de les déposer dans les archives de la raison humaine, afin d'éviter de semblables erreurs à l'avenir ».
4. Analytique de la Raison pratique; cf. Fondements de la mélaphysique des mœurs dont il faut sc servir pour compléter l’analylique.
fisamment le principe que la conscience enveloppe. « Il y a une loi, disait Rousseau, écrite dans nos cœurs »; mais il ne formulait point cette loi, et 1l s'en remeltait trop à l'inspiration individuelle, contingente, du sentiment. Kant à fait effort pour triompher de l'empirisme moral, pour s'élever jusqu'à la raison pure pratique et pour formuler sa loi & priori. Cette loi, si elle n’est pas empirique, n'est pas non plus supérieure à l’homme, dictée d'en haut : elle lui est intime, elle le constitue comme les lois et les idées de la raison spéculative. Kant accepte, il interroge la moralité populaire : dans toute saine intelligence, qui s'en tient au sens commun, est contenu le concept d’une volonté bonne en soi". La volonté bonne, dit-il, est celle que le devoir détermine * : par le devoir elle tend à l’universel ?. Elle obéit à la raison, qui, dans l’activité comme dans la connaissance, introduit un principe d'unité ; qui s’y réalise et devient son but, pour ainsi dire, à elle-même ‘. Dans son autonomie, la volonté prépare le règne des fins en unissant les hommes sous une législation commune : Agis de telle sorte que ta volonté puisse se considérer elle-mème comme dictant par ses maximes des lois universelles, — telle est la formule dernière de la moralité. Cette loi absolue, — que la volonté peut enfreindre, mais qu’elle reconnaît lors même qu'elle l’enfreint, qui la domine : et qui l’oblige sans la contraindre, — cet impératif catégorique implique, pose en fait, postule * une liberté intelligible, une
4. Ce n’est pas le lieu d’insister sur ce qu'il y a de trop formel, de rigide dans la morale de Kant. On a fait voir linfluence sur Kant de Franz Albert Schultz, pasteur et directeur du collège de Kœnigsberg, qui contribua sans doute à lui faire suivre les cours des professeurs de l’Université les plus dévoués au piétisme.
2, Le devoir est indépendant du but où tend, de l’objet où s’applique la vôlonté. Selon son objet, en effet, la volonté ressent plaisir ou joie : mais le plaisir est a posteriori, individuel, variable; la doctri ine du bonheur n’est donc pas doctrine morale.
3. Agis comme si la maxime de ton action devait être érigée par la volonté en une loi universelle de la nature.
k. Agis de telle sorte que tu traites toujours l’humanité (c’est-à-dire les êtres raisonnables), soit dans ta personne, soit dans la personne d’autrui,
comme une fin, jamais comme un moyen. 5. Kant sur ce point, comme sur d'autres, est un peu flottant,