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I. Tome XI, p. SGq

LE PROBLÈME DES ORIGI>iES DE LA. CO:<^ATSSANCE 189

corollaire de la sociologie; ou, du moins, la psychologie proprement individuelle n'est qu'un germe organico-psychique, tout à fait indéterminé et insignifianf. a Produits de la vie en groupe, c'est la nature du groupe qui seule peut les expliquer », dit Durkheim des états de conscience. Presque toute la psychologie, tout ce qui est important dans la psychologie, est socio-psychologie. Ou les transformations psychiques de l'hvimanité sont nées de rien, ou l'homme ne dépendant que de trois sortes de milieux, — l'organisme, le monde extérieur, la société, — il n'y a que ce troisième milieu qui ait suffisamment changé pour expliquer « les changements parallèles de la nature individuelle » '. Toutes ces affirmations, qui ont un air de paradoxes, l'école de Durkheim a cherché de plus en plus à les justifier. Elle tient à se distinguer par une précision plus grande, par une application consciencieuse de la méthode expérimentale à ces questions délicates, de penseurs qui ont affirmé, eux aussi, que la raison est JîUe de la cité. Elle reprochera, par exemple, à E. de Roberty, qui explique la connaissance et la raison — sinon la conscience et l'intelligence — par l'interaction mentale et qui fait de la sociologie la « science fondamentale de l'esprit », de s'en tenir encore aux « programmes généraux » ^. Dans la dernière Année Sociologique-^ figure pour la première fois cette rubrique: Les conditions sociologiques de la connaissance; mais depuis longtemps ce problème était, en réalité, « au premier rang des préoccupations » du groupe. Un mémoire de Durkheim

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