‹ La synthèse en histoireChapitre 119 sur 224 · Cf. Rev. de Svnth. hist., févr. 1909, t. XVIII, p. ôa · texte numérisé non relu

Cf. Rev. de Svnth. hist., févr. 1909, t. XVIII, p. ôa

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ensemble d'aspirations, de croyances, de concepts, de vouloirs communs, qui s'est manifesté et réalisé en eux et par eux*. » La vérité est qu'il ne faut pas être exclusif. Il convient de rechercher les conditions sociales qui ont provoqué la réalisation de telles expériences, d'étudier la nature des êtres collectifs ainsi constitués et les raisons pour lesquelles ils n'étaient pas viables. Mais puisqu'ici l'initiative individuelle et r « utopie » ont joué un rôle évident, puisqu'il y a ici comme un grossissement — par l'entreprise de créer artificiellement des sociétés parfaites au point de vue économique — d'une tendance normale à perfectionner les sociétés naturelles, comment la préoccupation « biographique » ne serait-elle pas, elle aussi, légitime ? D'une façon générale, c'est une tâche qui s'impose, même en économie, de déterminer — partout où les documents le comportent — ce que peuvent pour la logique les individus, dans quelle mesure ils sont capables de dépasser le milieu, dans quelle mesure de le transformer ou de déposer en lui le ferment de transformations futures.

Après avoir protesté avec raison contre les interprétations économiques conceptuelles, constructives, n'allez pas gâter votre programme si séduisant, — étude expérimentale de la réalité économique, — en ne considérant, en ne voulant considérer que le facteur social et les éléments collectifs de cette réalité.

§ 2. — L'effort de la sociologie durkheimienne tend à trouver dans la nature de la société non seulement l'explication complète de l'évolution sociale, mais celle de la vie intellectuelle elle-même.

à) La sociologie n'est pas « un corollaire de la psychologie » : c'est la psychologie, au contraire, qui est un

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