‹ La synthèse mentale (volume 2)Chapitre 4 sur 22 · I. — Action du corps sur f esprit · texte numérisé non relu

I. — Action du corps sur f esprit

1° Dans hi perception sensible. La représentation d'objet, qui est le produit de la perception sensible, présente un caractère d'unité; l'activité cérébrale concomitante consiste, nous l'avons vu, en un certain nombre de transmissions, intéressant plusieurs centres. L'unité dans la.

(1) Voir § II de ce chapitre.

représentation d'objet ne provient pas des mouvements cérébraux qui sont multiples et se produisent en diverses régions du cerveau, mais de Tacte de Tesprit. Il ne se forme pas d'image cérébrale et ce que nous savons du cerveau ne nous conduit pas au delà d'une multitude d'actions physicorchimiques, qui n'ont aucun caractère commun avec le fait mental de la représentation d'objet. Ici donc, dualité insurmontable.

Où l'acte de l'esprit et l'activité cérébrale se rapprochent, ce n'est pas dans la représentation, mais dans les conditions psycho-physiologiques qui la rendent possible, dans l'attention. Ici, l'acte de l'esprit et l'attitude corporelle se correspondent en ce sens que d'une part l'attention est un « monoïdéisme », un choix parmi la multiplicité de sensations possibles, une restriction de la perception, et d'autre part qu'elle se dessine comme inhibition ou arrêt momentané d'un certain nombre de mouvements au profit de ceux-là seuls qui sont utiles àla perception (1). La limitation *dans la représentation et dans les mouvements caractérise l'attention. L'attitude corporelle correspond à l'attitude mentale. Ce qui soutient cette double attitude, c'est l'état affectif éveillé par une impression ; on dit généralement que cet éveil est ou spontané ou volontaire : spontané, quand l'état affectif se produit sans que la conscience ait à consentir et comme malgré elle; volontaire, lorsque l'attention dépend de l'idéation consciente: un raisonnement, par exemple, exige que successivement et dans un ordre logique volontairement suivi et consenti, nous formions certains concepts et fixions notre attention sur eux à l'exclusion des impressions multiples et des courants d'idéation qui nous soUi-

(I) Ces caractères ont été très nettement décrits dans le livre bien connu de RiBOT, Psychologie de V attention^ Paris, F. Alcan.

citent constamment. Dans Tattention spontanée, le travail subconscient prédomine ; dans l'attention volontaire, c'est la conscience. Là, l'état affectif qui soutient l'attention est éveillé par une activité subconsciente dans laquelle prédominent les facteurs organiques; ici, l'état affectif, c'est l'intérêt même qui s'attache au raisonnement, à ridéation voulue et nous permet de soutenir l'effort.

L'attention ne s'expliquera pas, dans le cas où elle est volontaire, par le seul effort efférent de la volonté; elle repose plutôt sur l'état affectif, sur l'intérêt direct et vivant que nous prenons au raisonnement. Il semble qu'ici nous touchions l'insertion du mental dans le physique. Un état affectif auquel l'organisme ne semble pas étranger sous-tend l'adaptation attentive, et celle-ci à son tour se manifeste à la fois comme monoïdéisme et comme attitude musculaire sans que l'on puisse dire que l'acte cérébral dépende de l'acte mental, ni celui-ci de celui-là.

Cependant le résultat de cet ensemble très complexe de processus oii se manifeste la vie affective aussi bien que l'intelligence et la volonté, sera une représentation d'objet, un fait conscient concret, tandis que le corps aura accompli des mouvements d'adaptation des muscles, réglés par l'activité de plusieurs centres cérébraux. Ce qui est commun au corps et à l'esprit, ce sont exclusivement des processus, des actions qui règlent les mouvements d'adaptation. Et l'on doit se contenter de constater un accord entre le monoïdéisme ou restriction de l'idéation à des groupes déterminés de représentations, et l'arrêt des mouvements musculaires qui ne s'adapteraient pas à ces représentations.

Restent les états affectifs qui jouent ici un rôle essentiel dont on ne tient pas toujours compte, parce qu'ils ne

figurent pas dans le résultat final qui est une représentation. Nous allons en reparler. Ce qui est en tout cas inexpliqué, c'est le passage de Tadaptation et des processus moteurs qui raccompagnent, au fait conscient qu'est la représentation. Nous voyons bien en quoi consiste l'adaptation, nous ne savons pas comment, du point de vue psycho-physiologique, les excitations extérieures auxquelles elle s'ajuste peuvent provoquer dans la conscience une représentation d'objet.

2® Passons aux étais affectifs. Quel est le rôle de l'organisme dans la vie des sentiments? Ni les intellectualistes, ni Lange et James n'ont suffisamment indiqué la double tendance qui s'y manifeste ; ils ne voient que Tune d'elles, mais les premiers ont tort quand ils croient expliquer la vie affective par des rapports entre représentations. La vie affective s'étend au delà de ce qui est représentatif et intellectuel ;-4e problème est insoluble en partant du système tout artificiel des Herbartiens. Les seconds tombent dans la même erreur quand, incapables d'expliquer par l'organisme seul les sentiments supérieurs, ils abandonnent l'estimation de ces derniers au jugement; ils intellectualisent, en dépit d'eux-mêmes, ce qui ne se ramène pas exclusivement à des rapports rationnels.

Du moment que Ton admet l'origine organique des états aff'ectifs, il n'est pas possible d'isoler de ceux-ci les « sentiments intellectualisés ». Nous préférons la théorie de Ribot qui a montré avec beaucoup de netteté que « tout sentiment perd de sa force dans la mesure où il s'intellectualise; et c'est une source inépuisable d'illusions et d'erreurs, dans la pratique, que la foi aveugle dans la « puissance des idées ». Une idée qui n'est qu'une idée, un simple fait de connaissance, ne produit rien, ne peut rien: elle n'agit que si elle est sentie, s'il y a un

m LA SYNTHÈSE MENTALE.

^tal affectif qui raccompagne, si elle éveille des tendances, c'est-à-dire des éléments moteurs » (1).

La difficulté de la question provient de ce qu'à la fois le corps et Tesprit dessinent dans les états affectifs une double tendance. Elle se manifeste de la manière suivante : les sentiments supérieurs, tout en relevant du tempérament de l'individu et en plongeant par toutes leurs racines dans la vie organique, acquièrent, grâce à une association constante avec le rationnel, une durée que ne partagent pas les émotions et une stabilité, un équilibre, une organisation qui n'appartiennent pas aux passions. En d'autres termes, par l'intermédiaire des sentiments moraux, l'harmonie de la vie spirituelle atteint l'organisme lui-même et le dirige, au lieu d'être dirigée par la multiplicité variable des influences extérieures dont l'organisme est le siège. Tout le corps est en quelque sorte suspendu alors à ces sentiments supérieurs et ils le transforment de façon à lui donner une résistance inouïe aux actions du dehors, comme on le constate en fait, dans la vie de tous ceux qui ont cru à une mission idéale. La vie des sentiments s'est transformée en eux sous l'influence des idées à un tel point que l'organisme est doué d'une force particulière. Cela n'est possible que parce que les sentiments supérieurs conservent leur relation intime avec le corps. Sinon, ces faits sont totalement incompréhensibles.

Par contre, à l'extrémité opposée, nous assistons à la désagrégation de la vie des sentiments soit par un manque de résistance tel que toute émotion déprime l'individu livré ainsi aux actions du dehors, soit par une rupture de l'équilibre des sentiments au profit d'une passion

(1) RiBOT, Psychologie des sentiments^ Paris, F. Alcan, p.: 19.

déterminée ; cette passion se maintient grâce à la prédominance d'un certain groupe d'actions extérieures qui s'exercent sur l'organisme ; dans ce cas, les associations subissent toutes les influences et le déséquilibre prédomine au détriment de la vie spirituelle et de l'harmonie qui la définit.

Ces deux tendances existent dans la vie affective. Où celle-ci touche de plus près aux processus organiques, c'est évidemment dans l'émotion. L'expérience permet de relever ici Tefifet de l'excitation sur les fonctions de l'organisme et la cohésion entre les modifications organiques et les états afifectifs. Nous n'avons pas à discuter la thèse de Lange ni celle de James (1). Nous admettons ce qu'il y a de commun à toutes les deux, ce que Descartes déjà avait observé : le fait affectif subit l'action des facteurs organiques; les transformations viscérales, celles des rythmes de l'organisme et celles des attitudes musculaires qui suivent par voie réflexe une excitation, entrent dans la composition des émotions, c'est-à-dire des changements brusques de la vie affective (comme un accès de peur oii de joie débordante, des manifestations exubérantes d'enthousiasme, des désirs soudains et impérieux). Il semble, dans ces exemples, que Ton touche l'acte d'insertion du physique dans le mental, d'aussi près que tout à l'heure dans les processus d'attention. Mais là se borne tout ce que les méthodes physiologiques peuvent constater. Même la transmission nerveuse des mouvements qui entrent dans la composition de l'émotion est inconnue. On tend à admettre que les' processus nerveux de l'émotion suivent les mêmes voies que la transmission sensible,avec cette différence que la sensation est localisée et rapportée

(1) Voir les livres de Lange et de James sur les Émotions, F. Alcan.

fia LA SYNTHÈSE MENTALE.

h \m oU]r\ {soit une partie de notre corps, soit un corps extorioLir) A que Témotion est rapportée à l'ensemble dt* raciivitu cuiporelle, spécialement aux attitudes expresî^ivos t'i aux mouvements de défense. On constate ensuite que, cooimn fait conscient, Témotion n'est pas isolée de l'ensemble d^s faits conscients, mais qu'elle participe à la vie de éinix-ci, dans son entièreté, transformée avec eux el suumise comme eux à la réflexion. On sait ensuite que la préparation organique des états affectifs durables ^ dont l'apparilion n'est pas brusque comme pour certaines émotions, passe inaperçue et peut être très longue avant que le n-sulJat en devienne conscient. Mais comment se produit le passage des mouvements organiques à la conscience, i^oTUuient se passent ces multiples transformalions (laupf lesquelles sans doute la chimie de l'organisme joue un rAle important et tout à fait inconnu aujourd'hui^ c'eslee qu'aucune physiologie ne nous explique. Ici encore la dualité ^^ubsiste. Elle s'accuse plus encore dans Tiniluence de la v^ic spirituelle sur les sentiments et dans les moditieatiuns qu'elle entraîne au point de vue de la résistance même du corps. Qu'il y ait ici un échange constant, i;ola paraît l' vident. Qu'il y ait monisme ou parallélisme, nous nous permettons d'en douter.

IL— L'action del'esprit sur le corps se retrouve dans les faits d'habitude; l'habitude s'exerce aussi bien sur la sensation que sur les mouvements volontaires; sous son influence, les sensations fréquemment renouvelées perdenî leur intensité du début, mais elles créent en même temps une nécessité organique qui se manifeste clairement quand l'objet de la sensation vient à manquer : c'est ainsi que les objets qui nous entourent, auxqyels nous avons prêté attention dans les premiers temps que nous

les possédions, nous requièrent de moins en moins et nous vivons au milieu d'eux presque sans les remarquer; mais qu'on vienne à les déplacer ou que l'un deux disparaisse, nous éprouverons un vide, parfois sans nous en expliquer immédiatement la cause ; avant de nous rendre eu ui pte du déplacement ou de l'absence de l'objet, nous subissons tout d'abord une impression organique de vido ou de gêne. La sensation, en s'atténuant peu à peu, s'esl Inmsformée et en quelque sorte incorporée. C'est ce ijui ri!nd aussi plus aisée la perception des objets usuels ol quotidiens : une simple indication suffit à les faire* rvcoîinaître.

L'effort volontaire obéit aussi à la loi de l'iialiihiile; au début il est très marqué, puis il s'atténue grailuellement, et les mouvements qui ont exigé dans les premiers temps l'application de la volonté, se font en quelque sorte automatiquement lorsqu'ils se sont répétés souvenL. S'ils restent, dans leur ensemble, sous le contrôle de l^i eooL^cience, la facilité avec laquelle ils se suivent indique uiuj mécanisation qui ne s^explique que par le rôle de l'organisme. Ce sont là des faits trop connus pour qu't*n y insiste ; nous nous contentons de les rappeler.

Ils nous placent, eux aussi, à l'insertion de Tosprit et du corps; nous voyons la conscience agir sur l'orgimisme, les actes de conscience atténuent leur caractère tout en ne s'en dépouillant pas complètement. La senscilion gagnée par l'habitude n'a pas entièrement passé de la conscience dans le corps, pas plus que le mouvement volontaire : il suffit, dans les deux cas, de très peu de chose pour que la sensation ordinairement inaperçue redevienne aussi intense qu^au premier jour; un simple état alTectif accomplira en un instant cette transformation; que les mouvements automatisés se heurtent à la plus té gère

résistance, les voici aussi conscients etaussi voulus que la première fois qu'ils furent accomplis.

Nous troyons donc trop simpliste la représentation qu on se fait généralement de la « mécanisation » par liabiUule, Cette mécanisation ne consiste pas en une trans for 01 a H on complète du mental en physique; le mental subsiste même dans les sensations et les mouvements mécanisés; l'observation le prouve surabondamment. Ni une sensatiun, ni un effort, pas plus qu'un sentiment ou une ïiiée no se transforme totalement de « moral » en, tt physique >) ; il reste toujours quelque chose de psychique dans ce qui le fut dès Tabord. Quant aux caractères sur lesquels se base la loi de l'habitude, on peut constater qu'ils existent et dans le cerveau et dans la vie consciente. Puur le cerveau, il semble vrai que toute action n^pétée devieut plus aisée et Ton est convenu d'admettre qu'il existe des phénomènes d'habitude dans la nature vivante, ailleurs que chez les animaux supérieurs. Pour la conscience, l'habitude consiste à imiter la matière, à se rapprocher d'elle, c'est-à-dire à répéter successivement des séries d'actes sans former de nouvelles synthèses. Ainsi quanti une impression, au lieu de provoquer une représentation nouvelle synthétisant le passé et le présent, est suivie de réactions apprises et fixées par Texercice, nous constatons une tendance à la restriction dans la vie mentale, une paresse à l'effort et une absence de nouveauté qui font ressembler les séries de faits conscients à des suites de mouvements mécaniques. En ce sens, l'esprit s'insère ilans la matière ou du moins s'en rapproche à tel point que la ligne de démarcation disparaît entre corps et conscience. Mais l'esprit perd en cela sa richesse et son mouvement propre : pour se rapprocher de la matière il doit s'appauvrir indéfiniment, cesser d'être pénétration et action

pour devenir succession d'états mécaniquement enchaînés. Pourtant il ne devient jamais entièrement matière, même s'il se rapproche de celle-ci ; car il peut à chaque instant ressaisir sa nature propre. Même en se diminuant et en se répétant, Tesprit ne disparaît pas tout à fait; il se conserve dans les plus automatisés des actes un peu de conscience qui suffit à rattacher à la vie de l'esprit ceux des faits psychiques qui semblaient s'en éloigner le plus. En mettant à nu par l'hypnotisme les fonctions automatisées de la conscience qui, chez les individus normaux, servent uniquement au bon exercice et aux progrès de la vie mentale, et en isolant ces fonctions, le docteur Pierre Janet retrouve en chacune d'elles les caractères de la conscience et non ceux du mécanisme ; la loi de totalisation s'applique aux associations qu'on y découvre; une attitude évoque la représentation totale de l'acte auquel elle se rapporte et le souvenir revient grâce à la synthèse qui Tenglobe. L'automatisme n'abolit pas la conscience, mais avec la mécanisation se produit un passage graduel de la conscience à l'inconscient, ainsi que nous l'étudierons au chapitre suivant.

III. — L'idéation prise dans son sens restreint, alors que notre attention se concentre sur le raisonnement et ne se porte ni sur la sensation ni sur le mouvement, s'accompagne, dit-on, de processus nerveux ; et en effet la mise enjeu de l'attention seule suffit à le prouver. Mais si l'on range à part l'attention et que l'on vise uniquement le concomitant physique de l'idéation, on suppose que les centres supérieurs (centres d'aperception pour Wundt, centres d'association pour Flechsig) sont particulièrement actifs et qu'ils fournissent le substrat matériel des concepts qui s'enchaînent dans le raisonnement*

Il y a tout lieu d'admettre en effet que ridéation s'accompagne d'une activité intense des cellules corticales et que les centres d'association jouent ici un rôle essentiel. La mémoire qu'implique le raisonnement exige, nous Tavons vu, un rappel des éléments moteurs grâce auxquels les représentations renaissent ; chaque liaison entre concepts, chaque jugement a comme corrélatif l'activité synergique de nombreux groupes de cellules situés en des régions différentes du cerveau.

Cela ne permet pas de dire que le mécanisme cérébral suffise à expliquer nos jugements. En effet, si le raisonnement dépendait du cerveau, il faudrait que les idées se présentassent dans un ordre déterminé par les mouvements cérébraux qui leur ont donné naissance, c'est-à-dire dans l'ordre des excitations. Raisonner consisterait à éprouver la reviviscence de séries d'excitations. La nature déterminerait ainsi la suite de nos idées, qui ne ferait que reproduire la succession des excitations.

Or, le travail de la réflexion consiste le plus souvent à intervertir l'ordre dans lequel les termes nous ont été suggérés par la sensation. De plus, la sensation ne se présente jamais à l'état pur dans la conscience, maïs elle subit dès sa genèse les transformations que lui impose raclivité perceptrice. Les centres nerveux reçoivent des impressions qui restent parfois à l'état latent avant d'être conscientes ; d'autres se changent en mouvement sans provoquer aucun fait conscient. Enfin, les connaissances tout à fait rudimentaires que nous possédons sur les faits essentiels de l'activité cérébrale, ne permettent pas de déterminer les rapports entre celle-ci et l'idéation. Ceux que Ton connaît se résument en quelques généralités grossières et l'on fait fausse route si l'on essaie de trouver des analogies ou des séries parallèles. 11 faudrait

ACTIVITÉ CÉRÉBRALE ET ACTIVITÉ MENTALE. fi3

admettre pour cela que la matière cérébrale eût la capacité d'inventer, de créer, de combiner ; une semblable théorie romprait avec toutes les lois de la matière.

On ne sait pas plus comment se transmettent héréditairement les dispositions. Il est probable que les dispositions dites intellectuelles sont simplement dos aptitudes motrices, des propensions à certains genres A' habileté, qui viennent en aide au développement de rintelligence, si les circonstances dans lesquelles vit Tindividu lui permettent de les employer ; elles se perdent et dévient dès que les événements favorables font défaut.

En résumé, on perd de vue la question véritable en voulant attribuer au cerveau un rôle qu'il n'a pas, la formation d'images, l'activité de pensée, l'idéation. Ni monism l* ni parallélisme strict : voilà ce que l'analyse des faits nous permet d'affirmer.

Page 1