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V. — MÉTHODES COMPARATIVES

Les méthodes que nous avons rapidement passées en revue dans les pages qui précèdent se ramènent à deux grandes classes : les méthodes basées sur l’introspection,

(1) Un exemple très typique nous est fourni par un article de Wi nut der Spirîtismus, dans les Essays, Leipzig, Engelmann, 1885, pages 342 et suivantes.

les Méthodes psychologiques.

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second lieu, les méthodes expérimentales qui à 1 analog r:«hod’es e„ usage dans les sciences cent à l’observation externe, ma, s avec cette différence que les données obtenues n'ont de sens qu interprétées ai

'"T’esfracore à l'observation externe que recourent les méthodes comparatives dont nous avons à dire quelques mots. Ces méthodes se sont formées sous ^ théories évolutionnistes, du développement conside.able des sciences historiques et de la constitution de la soc.olo<rie • elles étudient l’individu dans son développement ( 1) ,

comparentlesmœurs.lelangageetles croyances d époques

et de peuples différents (2). et tâchent de découvrir les caractères communs et les divergences des manifestations psychologiques dans le temps et l’espace. Elles portent même leurs investigations jusque dans les actes des animaux qui permettent de conclure, par analogie avec certains indices des actions humaines, à des manifestations

d’intelligence et à une vie affective.

L’avantage de la méthode comparative est d’assembler de nombreux documents; mais l’interprétation qui est, en psychologie, d’une importance primordiale, rencontre ici des écueils nombreux. 11 est difficile pour le psychologue, tout en procédant par analogie avec sa conscience, de reconstituer des états psychiques différents du sien, moins intellectualisés , CO mme sont ce ux des animaux ou des enf an Is . L’étude des phénomènes collectifs a permis enfin

(1) Voir les travaux de Preyer, de Pere/, de B\ldwix.

(2) C'est la tâche de la Vülkerpsychologie, dont Lazarus et Wundt sont deux représentants bien connus.

d’observer dans la conscience des individus qui appartiennent à un groupe ou participent à un mouvement d’ensemble, comme celui d’une foule, un certain nombre d’inlluences exercées par ces conditions sociales sur leurs actes et leurs idées.

Le psychologue emploiera concurremment l’ensemble de ces méthodes; leur emploi légitime sera, selon la question à traiter, laissé à l’appréciation de chacun; c’est là affaire de doigté et nulle règle ne fixera jamais le sens des nuances et la valeur du choix individuel. 11 est néanmoins indispensable de ne pas accorder à telle méthode spéciale plus d’importance qu’elle n’a réellement ; il est bon de s’expliquer à ce sujet : c’est pourquoi nous avons, à notre point de vue, en envisageant l’étude des problèmes qui nous préoccupent, tenté de classer, selon leur rang et leur utilité, les méthodes que nous avons employées. 11 nous reste à exposer une méthode encore. Nous lui consacrons le dernier paragraphe de cet appendice.

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