‹ La Syphilis constitutionelleChapitre 12 sur 49 · LÉSIONS PASSIVES · texte numérisé non relu

LÉSIONS PASSIVES

de toute pièce , soit comme combinaison , à l'état naissant(l).

Il m'est impossible aujourd'hui dédire qu'elle y existe réellement, ni d'où elle provient. Est-elle la consé^ quence du marasme, ou bien le provoque-t-elle? Il est difficile de se prononcer sur ce point. Dans les cas de maladie de Bright, où l'albuminurie, l'hydropisie et l'anémie sont suivies de la dégénérescence amyloïdè des vaisseaux artériels des reins, il est certain que cette altération exerce une grande influence sur la nutrition et les fonctions du parenchyme rénal, et, par suite, sur la santé générale; mais, en même temps, tout semble démontrer, au moins dans certains cas, que la dégénérescence amyloïde complique seulement une néphrite parenchyniateuse ou intei^stitielle déjà préexistante. Les choses se passent un peu différemment dans les engorgements amyloïdes du foie et de la rate survenant à la suite de la cachexie syphilitique En effet, elles existent souvent sans complication , et Ton doit admettre qu'elles amènent une cachexie de pins en plus avancée. On peut dès aujourd'hui affirmer que la prétendue hydrœmie , que la maladie de Bright des syphilitiques, s'accompagnent toujours d'une dégénérescence amyloïde. Il ne faudrait pourtant pas rattacher toute cachexie à cette forme particulière de lésion orjçanîque; nous ferons voir qu'elle est produite par diverses autres causes importantes, parmi lesquelles le mercurialisme joue un rôle très important (2).

(1) Consultez ma Cellularpathologie. Berlin, 1858, p. 338.

(2) Je ae connais qu'une seule expérience ayant rapport aux modifi-

DÉGÉNÉRESCENCE A»IYL0ÏDE. 27

Dails lé cas particulier, il sera toujours difficile, si les antécédents ne sont pas connus d'une manière bien précise, de décidef si c'est à une cachexie mercurielle ou à un marasme s^^phllitique qu'on a affaire, et souvent c'est aux deux à la fois. Il en est de itiême pour les altérations amyloïdes. Rayer a déjà combattu Topinion de Wells, Blackall et Gregory, qui attribuent l'albuminurie des syphilitiques au traitement mercuriel; il Ta fait dépendre d'une forme particulière de la néphrite (forme cireuse) , sans pouvoir démontrer là nature purement syphilitique dé cette néphrite. Graves et Budd (1) attribuent une espèce d'hypertrophie du foie (altération qui semble, d'après leur description , se rapprocher de la forme qui nous occupe) à la syphilis et à rhydra^rose réunies; de plus, Henoch cite dî* verses autorités (et l'on pourrait en trouver bien d'autres), qui toutes s'accordent à admettre l'action perni- /\ cieuse du mercure sur le foie. Il faudrait ici avoir des observations très minutieusement prises. La syphilis ne produit pas par elle-même la dégénérescence amyloïde, car cette dernière tie se trouve qu'exceptionnellement

cations du sang par remploi du mercnro. Ayrcs {The Lanc0^ 18à5, n** 1) iroiivn pendant la salivatfon, dansiiiieinala:iie inflammatoire, qwe le fiang mibissail titie pèrté d^iiii, de flbriiio, d'uibiimine et de graisse, il est vrai que riiéiiiatosine élaii en quantité plus cun&idf^raliic qae d'ordinaire, mais on trouva dans l'urine uni* quantité si con.>idérable de Fer, qu'on est autorisé à conclure que les curpiiscules rouges du tengont été consouinii^sen plus grand nombre. L'IiydrargyrOM! ciirstiiqite donnerait certainement des réKuitats biea différents.

(i) Lei maladies du foie^ irad. de l'anglais par Uenoch. fierliOt i8&6, p. ^1h.

dans le foie, lorsque cet organe présente siamltaDémeot les altérations syphilitiques caractéristiques. La cause déterminante doit se trouver autre part ; il faut probatdeluent la rapporter au mercure , ou bien à des affections antérieures d'autres organes , des os par exemple. Cesl cette dernière hypothèse que je préférerais , quoique je sois forcé de convenir que la dé^nérescence amyloïde de la rate et du foie , des reins et de Tintestia, accompar gne bien plus rarement les affections syphilitiques que les affections scrofuleuses des os.

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