SYPHILIS DES ORGANES RESPIRATOIRES
jaunes et caséeux ; Lebert parle d'un produit comparable à certaines altérations résultant de la pneumonie. Il faudrait, au moins, démontrer que ce dernier produit peut devenir jaune et caséeux. — Un cas rapporté par Vidal (1) ressemble mieux à celui que je viens de citer : c'est l'observation d'une personne syphilitique, âgée de ({uarante-cinq ans, qui mourut avec les signes d'une dyspnée très intense; à l'autopsie, on ne trouva qu'une induration d'un gris bleuâtre autour des ramifications bronchiques du lobe inférieur; il n'y avait aucune trace d'ulcération.
Dittrich (2) décrit des cicatrices s'étendant profondément, ramifiées, d'un gris ardoisé, formées par des «^s masses de tissu calleux au lobe inférieur du poumon ^f i d'un sujet syphilitique âgé de vingt-sept ans. Lâgneau -»J admet, comme on le sait, tout un groupe d'afiections ^ pulmonaires syphilitiques.
Il ne faut pas oublier que les poumons sont les organes où il est le plus difficile de suivre exactement la marche d'une évolution pathologique délicate ; et, dans une affection aussi peu connue que la syphilis constitutionnelle, la difficulté augmente encore. Ce sera une excuse pour moi, et cela expliquera pourquoi je m'abstiens de me prononcer d'une manière définitive.
A Wiirzburg, où la syphilis héréditaire est une maladie très commune, j'ai vu la plupart de ces enfants succomber (nous ne nous occupons pas du catarrhe intestinal, du marasme, de l'atrophie) à la suite d'une
(1) Voy. Canstatt*s Jahresbericht^ 1855, U IV, p. 313.
(2) Prager Vierteljahrschrift^ 1850, t. il, p. 62. J