‹ La Syphilis constitutionelleChapitre 7 sur 49 · CLASSIFICATIONS · texte numérisé non relu

CLASSIFICATIONS

Les affections tertiaires partent du corion lui-même , du tissu sous-muqueu^ et sous-cutané. «Dans ce tissu se dépose un exsudât gélatineux, qui se tuberculise ensuite; ]e ramollissement amène des ulcérations profondes, suivies d'une cicatrice profonde, étoilée, à tout jamais indélébile. On peut comprendre ces formes sous la dénomination de lupus syphilitique.

Sigmund , Tun des plus consciencieux et des plus réfléchis syphiliographes , se prononce prudemment à propos des symptômes tertiaires. 11 adopte, en y ajoutant les nouvelles idées de l'école allemande, l'expression de « symptômes tertiaires » dans le sens de l'école française (l). En conséquence , il réunit dans ce groupe les altérations des cartilages, des os et de leurs téguments, les tubercules et les nodi isolés , les syphilides squameuses, les affections particulières des follicules pileux et des ongles; les ulcérations de la peau et des muqueuses, les tubercules, quel que soit leur d^ré de développement , toutes les formes de névralgies , d'inflammations chroniques des muscles, Taltération spécifique du foie , de la rate , des reins , enfin Tanémie et l'hydrémie consécutives à la syphilis invétérée. Il ne veut pas aller plus loin et s'oppose, comme cela a été fait par divers auteurs, à ranger les exsudations de la plèvre, de l'endocarde, du péricarde, du péritoine, des méninges, du poumon , du thymus, les tubercules pulmonaires et les scrofules parmi les symptômes tertiaires. Il s'efforce de démontrer que des phénomènes secon-

(1) WiêMr Medie. Wœhenschrift, 1866, n' 32.

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