‹ La syphilis constitutionnelleChapitre 24 sur 82 · TUMEUR GOMMEUSE DU TESTICULE · texte numérisé non relu

TUMEUR GOMMEUSE DU TESTICULE

évolution pathologique une exsudation interstitielle couenneuse^ une affection croupale chronique, et qui trouve clans raltération sus-mentionnée une analogie avec les exsudations croupales et diphthéritiques, c'est-à-dire avec les affections couenneuses. Ces dernières accompagneraient si souvent les ulcérations syphilitiques primitives et secondaires, qu'elles pourraient, d'après Billroth, se rencontrer aussi avec les accidents tertiaires. Cependant les exsudations croupales ne se montrent pas généralement dans la syphilis simple ; la diphthérite est un cas tout à fait particulier, qui, à ma connaissance, n'a été constaté dans le cours des affections syphilitiques que sur des surfaces ulcérées; des tubercules diphthéritiques, qui ont le pouvoir de persister pendant des mois et peut-être des années, et restent comme masses sohdes dans le corps humain, ne concordent pas avec les particularités bien connues de la syphilis. Tous ces faits nous aident à combattre l'opinion de Billroth, qui oublie la nature essentiellement gangreneuse de la diphthérite. Ricord a tout à fait raison lorsqu'il décrit cette affection comme plastique; aussi les figures qu'il donne dans son Iconographie (pi. XXXIX) montrent-elles parfaitement l'induration simple, aussi bien que la production gommeuse.

Si nous nous demandons maintenant à quelle série d'accidents constitutionnels appartiennent ces affections du testicule, l'indication clinique nous fait alors entièrement défaut. Il était certainement très commode de ranger l'induration simple et l'atrophie cicatricielle parmi les accidents secondaires, et les tu-

meurs gommeuses parmi les accidents tertiaires; mais les deux lésions se montrent souvent à la même époque, et souvent simultanément ; un testicule est induré, tandis que l'autre présente l'altération gommeuse. Aussi faut-il de nouvelles observations cliniques. Il faut savoir si les tubercules gommeux ne se développent pas peu à peu au milieu de l'induration simple; s'ils ne sont pas produits par une affection récurrente (récidive) du tissu cicatriciel, si leur mode de production n'est pas analogue à la formation du tubercule kéloïde de quelques cicatrices syphilitiques de la peau.

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