SIGMUND
daires précèdent toujours les symptômes tertiaires, tout en accordant qu'entre les deux se trouvent des transitions si peu marquées , qu'il serait arbitraire d'en tracer les limites bien nettes (1). Si Ton fait abstraction de l'induration, de l'ulcération primitive et du bubon, les symptômes secondaires ne paraissent pas avant la sixième semaine ('2); les symptômes tertiaires, les affections des os exceptées, ne se manifestent pas avant le sixième mois. D'après les statistiques de Sigmund, tout ce qui paraît six mois après l'infection serait tertiaire. Cette classification, purement chronologique, diffère de la classification simplement anatomique de Baerensprung et de la classification éclectique, anatomo -chronologique de Ricord.
Ce dernier nous dit lui-même, qu'au point de vue de la thérapeutique, sa doctrine, si bien ordonnée, présente bien des contradictions; mais que ces contradictions n'étaient qu'apparentes. D'autres observateurs, au contraire, les ont prises au sérieux; surtout depuis qu'un doute s'est élevé sur l'enchaînement des accidents consécutifs de la syphilis. Les antimercurialistes se sont efforcés de rattacher à Thydrargyrose chronique des accidents attribués jusque-là à la syphilis. Dans ces derniers temps, on a vu cette école devenir de plus en plus hardie. Jos. Hermann (o) déclare que tous les phénomènes tertiaires sont le résultat d'intoxication mercurielle; qu'une partie des symptômes secondaires
(1) Op. cit,f n" fio.
(2) Op. cit., n" 18.
(3) Die Behandlung der Syphilis ohne Mercur. Wien, 1857.
(condylômes, affections de la gorge et de la peau) appartiennent aux accidents primitifs, résultant d'une infection directe. Hermann et avec lui Lorinser (1), s'appuyaient sur un excellent argument : je veux parler de la présence du mercure dans l'urine de malades qui avaient été guéris d'une prétendue syphilis constitutionnelle par l'usage de Tiodure de potassium (2).
De Baerensprung s'est rallié, jusqu'à un certain point, à la doctrine des antimercurialistes. D'après lui (3) (de mercure ne guérit pas la syphilis, mais le mercurialisme qui se développe fait disparaître momentanément les symptômes de la maladie. Tant que dure Faction du mercure, la syphihs reste à l'état latent, pour reparaître ensuite , et d'autant plus terrible que l'intoxication mercurielle a plus affaibli la constitution des malades. » Mais il ne suit pas les antimercurialistes jusqu'au bout; pour lui, les accidents secondaires et tertiaires ne sont pas causés seulement par le mercure , ce sont des manifestations de la vérole dans un organisme délabré par l'hydrargyrose. «On a été trop loin, dit de Baerensprung, quand on a rattaché ces lésions au mercure seul , en leur refusant toute nature syphilitique : ces accidents ne se manifestent jamais comme seule conséquence de l'action mercurielle ; ils portent du reste la marque caractéristique de l'affection syphi-
(1) Wiener Medic. Wochenschrift, iSbS {i9-'2i).
(2) Celte découverte, due à Klelzinsky, a éli' mise en doute par ses collègues, un peu moins prompts que lui à conclure {Wiener Wochenschrift, 1858, n" Uh),
(3) Annales de la Charité, VII, p. 176.
LES ANTIMERCURIALISTES. il
litique fondamentale. » Les opinions sur ce point sont si partagées, qu'on sait à peine ce qui est symptôme secondaire, ce qui est tertiaire, ce qui est syphilitique, ce qui ne l'est pas. Au fond , les antimercurialistes se §ont rendu la tâche facile. Hermann (t) dit simplement : «Il est un fait hors de doute et reconnu depuis longtemps , c'est la parfaite identité des affections osseuses résultant soit de la dyscrasie mercurielle , soit de l'affection syphilitique; le manque de symptômes différentiels est une preuve de plus de l'identité de ces deux formes. » Très bien , mais il eût fallu se donner la peine de démontrer ce fait (2). Voici quelques arguments que Lorinser apporte dans la discussion ; nous les examinerons avec soin , vu l'importance de la question : 1** «Les ouvriers des mines de mercure ont des altérations osseuses en tout point semblables aux altérations syphilitiques, sans avoir jamais eu la vérole. » Je n'ai pu trouver aucune preuve de ce fait. Au contraire, des renseignements que je dois à l'obligeance de mes collègues de la Faculté, sont entièrement en contradiction avec cette assertion. M. C. Mitscherlich a appris à Idria
(1) op. ca.,p. 63.
(2) Hermann me cite comme autorité, el dit que j'ai trouvé dans les os du vif argent à Tétai métallique, ce qui ne m'est jamais arrivé. D'un autre côlé, Michaelis {Wochenblatt der Ges. Wien. Aerzte^ 1857, décembre, XLIX, p. 787) va trop loin en niant absolument la présence du mercure dans les os. Des hommes sérieux en ont trouvé (voy. Otto," Anatomie pathologique, 1880, vol. I, p. 156, 2/iû). 11 est vrai que les observations citées par Voit {Phys. Cheraisch. Unt., vol. 1, p. 50) paraissent fabuleuses, (Voy. aussi sur ce point Tli. Boneti, Sepulchret, 1679, lib. IV, sect. ix, obs. o.)
même que les ouvriers n'étaient pas sujets aux diverses formes de caries, aux lophi et aux gommes (1). M. Jungken a confirmé ces renseignements par les
(i) Jos. Hermann a publié depuis des éfudes sur les formes de maladies observées à Idria. [Wien. Wochenschrift, n"' hO-h'à). H se base sur des observations personnelles recueillies pendant un voyage à Idria, et sur les renseignements du médecin , le docteur Goerbez. Il conclut qu'une série d'affeclions, regardées comme alTeclions syphilitiques constitutionnelles, se manifestent à la suite de l'intoxication mercurielle. Je dois avouer qu'il m'est difficile, sur ses données, de conclure de la même façon, En 1856, sur 516 ouvriers, 122 eurent des affections que l'on considéra comme mercurielle?. 11 n'y a pas un seul cas d'iritis, de sarcocèle ou de tubercules de la peau. 11 cite en tout 2 cas de carie, et les deux patients n'étaient pas employés à la forge, qui est l'endroit le plus redouté. M. Hermann lui-même a vu 30 malades : 2 avec carie, 1 avec ramollissement de la colonne vertébrale, 1 avec périostite et nécrose, 5 avec douleurs ostéocopes. Dans les deux cas, la carie affectait une articulation, ce qui n'arrive presque jamais pour la carie syphilitique (voy. Crocq, Traité des tumeurs blanches des articulations, Bruxelles, 185/j, p. 202). Mais que prouvent tous ces faits? Y a-t-il quelque chose d'étonnant à ce que, sur plus de 500 ouvriers, 2 d'entre eux souffrent ou continuent à souffrir de la carie ? Sur quoi se fondet-on pour conclure que la périostite avec nécrose est mercurielle et non pas plutôt traumalique, rhumatismale ou scrofuleuse? Aucun fait ne démontre que les douleurs ostéocopes, qui ressemblaient aux douleurs syphilitiques, indices et précurseurs de lésions osseuses profondes, rien, dis-je, ne démontre que ces douleurs eussent uti caractère spécifique. Chacun sait qu'il existe une cachexie mercurielle, avec des névralgies, des douleurs rhumatismales (arthrite mercurielle), des altérations de la bouche et du pharynx, des tremblements, etc., etc.; mais pour conclure à l'identité de cette cacliexie avec la vérole constitutionnelle et les récidives qu'elle produit, il faut un grand soin dans le choix des arguments, une finesse attentive dans les observations. Reder dit, avec juste raison, que tout homme ayant vu les symptômes secondaires de la syphilis, peut de lui-même juger et combattre les observations et les conclusions de Hermann {Wiener Wochenschrift^ 1858, n" 45).
LES ANTIMERCURIALISTES. 1.^
rapports officiels de deux médecins d'Alniaden. Singer (1) a constaté que certains ouvriers exposés aux vapeurs mercurielles, les doreurs et les chapeliers, par exemple, ne sont pas affectés de lésions semblables. L. Pappenheini ('2), qui décrit les maladies des ouvriers employés pour la préparation des peaux de lapins, ne signale aucune lésion comparable à celle de la syphilis constitutionnelle.
2" «Le tophus et le nodus syphilitiques, disent les antimercurialistes , ont été seulement connus depuis qu'on fait subir un traitement mercuriel aux syphilitiques.»
Gabriel Fallopius dit (3) : «Prima ratio empirica, » qua sanatus est morbus in Italia, fuit ab argento vivo » sumpta; quoniam cum cœperit grassari morbus, chi- » rurgici, qui nitebanturomnem lapideni movere, cum » legissent hydrargyron nimium valere ad scabiem » rebellem, cumque primis temporibus lues haec ulcéra » afferret, experti sunt argentum vivum et féliciter » quidem. »
11 ne se dissimule pas les dangers des frictions mercurielles auxquelles il attribue le marasme, la destruction de la voûte palatine et des os du crâne, etc., lorsque le mal n'est pas guéri par le mercure et qu'une partie de ce métal reste encore dans le corps
(1) Wochenhlatt der Zeitsch. der Wiener Aerzte. 1857, n° 12, p, 197.
(2) Handb. der Sanitœts Polizei. Berlin, 1858, vol. I[, p. 5.
(3) De morbo gallico liber absolutissimus. Palavii, 156/|, p. 4^, cap, i-xxvi, De inunctione ex hydrargyro.
li CLASSIFICATIONS.
du malade. Il dit même (1), à propos de la corruptio ossium : «Et sciatis quod non in omni inve- » terato gallico hoc fit , sed tantum in illis , in quibus » inunctio facta est Hydrargyri , » et à propos des gommes (2) : « Occasiones tumorum proveniunt a visceribus » affectis, sed, ut in pluribus, post inunctionem hy- » drargyri , qui non sanarit segros. Hsec igitur est occasio » non levis : quia cum inungantur partes illae , imbe- » cilles redduntur et morbus petit loca illa : unde acce- » dit ut , cùm aperimus ossa illa corrupta , hydrargy- » rum inclusum reperiamiis . )^ Néanmoins, il faudrait démontrer que les tophi et les nodi syphilitiques n'ont pas été observés avant l'emploi du mercure.
Hseser (3) rapporte un poëme satirique composé par Georges Summaripa, patricien de Vérone, qui parle déjà de l'emploi du mercure, en l/i96. Existe-t-il des sources plus anciennes et qui ne mentionnent pas les affections osseuses? Je n'en connais aucune, mais j'attirerai l'attention du lecteur sur ce passage de Morgagni (à) : «Constat, inter ipsa hujus morbi initia mercuriales, » quas dicunt, inunctiones in usum tractas fuisse, » et il fait surtout ressortir, pour déniontrer la vérité de ce passage, que Berengar de Carpi, regardé comme l'inventeur de la cure par les frictions, vivait juste à l'époque où la vérole s'est répandue.
3" «Plusieurs auteurs anciens et modernes continuent
(1) Op. cit.,Y>. 60.
(2) op. cit,, p. 59.
(3) Historisch-Pathologische Untersuchungen, vol. I, p. '230. {U) Desedibus et caiisis morborum, Ep. LVIII, art. 16.
LES ANTIMERCURIÂLISTES. 15
les adversaires du mercure, ont soupçonné et souvent nettement affirmé que les tophi, les nodi, les gommes , les douleurs ostéocopes sont le résultat de l'action du mercure.» Il faut convenir qu'on tient grand compte aujourd'hui des présomptions et des pressentiments; mais il y a peu d'observations sérieuses et complètes. Ainsi on lit dans la Gazette des hôpitaux (1) l'histoire d'un berger, qui, après avoir frictionné pendant huit jours des brebis galeuses avec une solution de 8 grammes de sublimé pour 6'20 grammes d'eau , fut pris de vomissements, de salivation, de nécrose du tibia. Mais rien dans l'observation ne démontre que cette nécrose résulte de l'action du sublimé. Falck (:2) parle avec beaucoup de circonspection des maladies osseuses résultant de l'emploi du mercure. «Elles sont, dit-il, encore trop peu étudiées. » Ce seraient des caries ou des nécroses des maxillaires , suite de la stomatite mercurielle: ces maladies débuteraient par des altérations périostiques des os longs et de leurs épiphyses, elles marcheraient de dehors en dedans, enfin elles se manifesteraient par des altérations du tissu spongieux de la base du crâne.
J'ai vu moi-même un cas, où, après des cautérisations du col de l'utérus avec du nitrate acide de mercure , il survint de la salivation , une stomatite mercurielle et enfin une vaste nécrose du maxillaire inférieur. Ce fait est facile à expliquer, et ne démontre
(1) 18Zi7, octobre, n" 126.
{'2) Virchow's Handbuch der Spec. Vathol. und Thérapie^ vol. II, p. 133.
rien pour ou contre la vérole constitutionnelle, car les nécroses du maxillaire inférieur sont les dernières que Ton remarque à la suite d'infection générale vénérienne. 11 ne faut pas non plus ranger ici les nécroses, quisontia suite d'un abus de calomel (1); c^est un noma qui entraîne la nécrose de l'ossous-jacent; il en est de même de l'observation de Bierbaum (2), citée par Falck , ainsi de celle qu'il avait précédemment publiée (3), parce qu'elles ont toutes deux trait au noma. Quant à la carie de la base du crâne, on sait en effet que, dans la syphilis, c'est ordinairement par la voûte crânienne que l'affection commence. Enfin, que l'on compare l'emploi usuel, l'abus même, du mercure en thérapeutique, avec la rareté des accidents qu'une école invoque pour le besoin de sa cause ; que l'on compte les faits douteux , les observations admises sans critique , et l'on verra combien les affections osseuses attribuées au mercure sont peu constatées. On pourra dire , comme l'écrivait Ricord, il y a vingt ans : «Il n'y a pas d'observation qui prouve que le mercure seul (à part ce qui arrive consécutivement aux alvéoles dans la stomatite mercurielle) produise des effets semblables, sans antécédents vénériens (4). »
4° Dans une série de cas, regardés comme exemples de syphilis secondaire et tertiaire, Lorinser a démontré
(1) Clossiiis, Krankh. der Knochen. Tubing^n, 1798, p. 83. ('2) Med. Corresp, Blatt Bhein. und Wesphœl. Aerzte, vol. IV, n' 1, p. 7.
(3) Op. cit., n" 15, p. 239.
{H) Traité pratique des maladies vénériennes, p. 65Z|.
LES ANTIMERCURIALISTëS. 17
« la présence clu mercure ; la maladie fut guérie quand le mercure eut été entièrement expulsé.» Pour le moment, considérons comme définitifs les résultats de Kletzinsky, quoique, dans un sujet aussi important, il eût peutêtre mieux valu attendre et les voir confirmer par d'autres recherches. Il resterait donc un fait: sous l'influence de l'iodure de potassium, les affections locales, regardées comme symptômes tertiaires de la syphilis, disparaissent; en même temps le mercure est expulsé par les urines.
On ne doit certainement pas en conclure que le mercure était la cause de l'affection locale. Sans modifier en rien la donnée , on pourrait dire : « Le mercure peut être retenu longtemps dans le corps humain. Ceci n'arrive que lorsqu'il est reçu dans la substance des tissus ou des masses nécrosées. Les tissus altérés par la syphilis ont, plus que d'autres, la faculté de retenir le mercure. Si nous accélérons la nutrition dans ces tissus au moyen de l'iodure de potassium, par exemple, le mercure sera rejeté. » Une pareille interprétation est parfaitement admissible, et Kletzmsky (l) semble même l'accepter, dans un endroit où il parle d'une ingénieuse expérience d'Oppolzer. Cette explication rend mieux compte des faits, et me semble préférable à l'hypothèse de Lorinser, qui attribue à l'hydrargyrose chronique la périostite chronique, les tophi et les gommes, la carie et la nécrose, les douleurs ostéocopes, les ulcères cutanés serpigineux , les éruptions cutanées chroniques , la
(1} Compendium der Biochemie, Wien, 1856, t. II, p. 6A.
iS GLASSiFICATIONS.
goutte, la dégénérescence graisseuse, la dégénérescence lardacée du foie et de la rate, le vomissement chronique et la cholœmie.
Pour démontrer cette hypothèse, il faudrait avant tout avoir des faits cerlains, démontrant nettement que rhydrargyrose sans syphilis a pu produire les affections énumérées ci-dessus. Ces faits n'existent pas actuellement, et les défenseurs du traitement mercuriel vont encore trop loin, quelque réservés qu'ils soient du reste, quand ils se laissent aller à admettre la possibilité de ces lésions. Au contraire, nous savons que la syphilis peut produire des altérations de cette sorte, et ceci, dans des cas où le mercure n'a pas été employé (1 ).
La littérature de la syphilis fournit de ces faits en grand nombre. Je me contenterai de rapporter les expériences de Fergusson ^ qui éclaircirent tant de points indécis de la syphilis, et qui appellèrent l'altention sur le traitement simple de la maladie. Cet observateur consciencieux accompagna l'armée anglaise pendant la campagne de Portugal. Il peint la syphilis du pays comme extrêmement bénigne, tant qu'elle atteint les indigènes; les moyens locaux suffisent la plupart du temps pour la guérir. Foilà pourquoi on n emploie le 'mercure que dans les cas très graves^ lorsque les os sont Ulaqués; l'usage de ce remède comme spécifique est presque inconnu aux médecins du pays.
« The use of mercury , dit-il , when pushed to the extent :» that can at ail constitute it a remedy in any stage, is
^1) Ricord, Traité, p. 653.
LES ANtlMERCURIÂLISTES. 19
» actually unknown to Ihe native praclitioners , who, » in that point of view, religiously abstain froni its use, » considering it with horror as one of the poisons » which foreigners madly wield. »
Devant une telle assertion, ce serait pourtant allei trop loin que de continuer à affirmer l'origine niercurielle des affections osseuses syphililiques. L'histoire de la thérapeutique de la syphilis (1 ) est assez longue pour rendre les nouveaux prophètes plus timides (2). Si nous voulons avancer, il faut mieux observer. C'est ce que nous avons essayé de faire dans les recherches qui vont suivre.
(l) Simon, voyez mon Handbuch der spec. Pathol. und Ther.^ 11, p. Zi62.
('i) Porter a écrii un îirlicle intéressant sur de semblables erreurs {Dublin, Quart. Journal, 1857, nov., p. t289). A répoqiie où les cinrurgiens militaires de l'armée angbiise, encouragés par les oi)servalions de Feigusson, en revinrent an Iraiiement simple, I\ose, médecin des gardes, traitait toutes les ulcérations des [)arties génitales sans mer» cure. Toutes ces nlcéraiions guérissaient fort bien, mais en moyenne, dans le courant des vingt mois qui suivirent Tinfeclion primitive, ces soldats guéris de i'aflection locale présentèient, dans la proportion de 1 sur Z|, une alTeciion constitutionnelle que le méilecin traitant ne regardait pas, il faut l'avouer, comme sypliililiqu<*. Et quelles étaient ces affections ? Des papules, des pustules, des taches, des douleurs ostéocopes, des ulcéralionsde la gorge, des condylômes (paîdn's) à la boni he et aux lèvres, de la surdité, de Talopécit! et de lirilis. nécemmeui encore Auzias-Turenne {Revue étrangère, 18 "S, ocl., p. 1^9, note) dit qu'il possède un chat qui n'a pas pris de mercure et qui prébcnle des accidents tertiaires.