SURVIE AVEC INFIRMITÉS DÉFINITIVES
malade ators n’a pas de raison pour mourir, à moins que la lésion n’intéresse les centres ou les conducteurs nerveux dont l'intégrité organique est indispensable à la conservation de l'existence.
Dans la seconde alternative, au contraire, viennent prendre place tous les cas où les lésions originelles menacent plus rapidement la vie pour des raisons diverses, soit par leur siége sur un centre cérébral important, soit par leur multiplicité, leur dissémination, soit par leur tendance expansive, soit plus souvent encore par les complications d'ordre vulgaire, inflammatoires ou ischémiques, qu'elles suscitent dans leur voisinage. La mort, en ces conditions, devient une conséquence inévitable. Comment se produit-elle ?
De diverses facons, à savoir :
{° Le plus souvent d'une façon aiguë, je veux dire à la suite et par le fait d’une secousse intense, violente, telle qu'un 2cfus apoplectiforme, accompagné ou non d'hémiplégie constatable et suivi d’un coma ultime, ou bien telle qu'une série de crises épileptiques, qui se répètent coup sur coup, d’une façon parfois subintrante, et laissent le malade dans un état comateux dont il ne doit plus sortir ;
2° D’autres fois, la mort survient sans secousse, dans une sorte d’affaissement comateux progressif ;
3° Parfois encore, mais bien plus rarement, elle est précédée d'une courte période de phénomènes aigus : qui, sous forme d'une méningo-encéphalite, viennent s’enter sur l’état chronique antérieur ;
4° Plus tardive en d’autres cas, elle est le résultat d'un épuisement lent, d'une véritable extinction par cachexie.
MORT 55 [se peut que, dans ces conditions, le dénouement fatal soit précipité par la formation d'eschares sur les parties déclives :
5° Enfin les malades sont quelquefois emportés par des #naladies intercurrentes, appartenant surtout à l’ordre de ces affections dites « ultimes », qui servent si fréquemment de terminaison aux lésions des centres ner- . veux, et parmi lesquelles figure au premier rang la pneumonie.