‹ La syphilis du cerveauChapitre 18 sur 151 · ÉTUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE

tre. » Eh bien!1l en est de mème pour le cerveau. Que ce soit une gomme, un cancer, un lubercule, qui comprime un vaisseau ou un centre cérébral, les troubles qui en résultent sont toujours les mêmes, n'importe la qualité de la tumeur. Ce ne sont jamais que des désordres fonctionnels, qui traduisent une lésion du cerveau; et, le cerveau n'ayant pas de fonctions variables à troubler pour chaque ordre de lésions qui l’affecte, il suit de là qu'au total il manifeste ses souffrances de la même facon, quelle que soit la cause, la nature de la lésion qui l’offense.

Donc les lésions cérébrales syphilitiques n’ont pas, ne sauraient avoir de symptômes spéciaux.

Donc, comme seconde conséquence, ce n’est pas dans la qualité des symptômes qui vont suivre qu'il nous faudra chercher le témoignage de l'influence syphilitique, mais bien dans des considérations d’un autre ordre, que nous spécilierons en temps et lieu.

Ces quelques préliminaires établis, entrons actuellement de plain pied dans notre sujet.

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Qu'y a-t1l, Messieurs, de plus important, de plus pratiquement essentiel à connaître dans toute l'histoire de la syphilis cérébrale? Si l’on me posait la question, je ne serais pas embarrassé pour y répondre. Et voici ce que, sans crainte de démenti ou de contestation, je répondrais aussitôt :

Ce qu'il y a de plus important, de plus pratiquement

essentiel à connaître dans toute l’histoire de la syphilis cérébrale, c'est à coup sûr l'étude des FORMES INITIALES par lesquelles elle se traduit.

Et cela, pour une bonne raison.

C'est que, n’en doutez pas, si l’on sait surprendre, deviner la syphilis cérébrale à sa naissance, on a toutes chances pour l’attaquer avec succès et pour la guérir, pour la guérir sinon toujours, du moins dans le plus grand nombre des cas.

Tandis que, si l’on ne la saisit pas à sa naissance, sil’on se trompe sur sés symptômes initiaux, si on lui accorde tout loisir pour développer ses lésions propres et aboutir plus tard à ces redoutables lésions secondaires que je vous signalais tout dernièrement, on assure à la maladie « droit de domicile dans l'économie », on perd les ressources dont on disposait pour la combattre, on attend qu'on devienne impuissant, parlons net, on laisse les malades péricliter et mourir.

Donc, je le répète, ce qu'il y a de vraiment essentiel, de particulièrement pratique dans l'étude de la syphilis cérébrale, c'est la connaissance de ses symptômes prodromiques, de ses formes initiales.

Reconnaître la syplulis cérébrale naissante, la dépister à son origine, tout est là. Conséquemment, c'est à la recherche de ces symptômes initiaux, de ces formes iniliales, que je consacrerai la plus grande partie de l'exposé qui va suivre. Sans négliger les formes ultérieures, consécutives, ce sont les formes 2nfiales que je m'attacherai à vous décrire avec le plus de soin, avec le plus de détails. Je ne craindrai pas de tropinsister sur ces dernières, certain que le plus grand service que je puisse vous rendre, à vous et à vos malades, c’est de vous apprendre

comment se conduit la syphilis cérébrale à son début, c'est-à-dire à l’époque où vous pourrez le mieux la guérir.

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