ESSAI DE CLASSIFICATION
modalités possibles de symptômes se rattachant à une lésion de l’encéphale. |
Si bien, je le répète à dessein, qu'à la lecture de ces formes de début multiples, diverses et presque opposées, on croirait avoir affaire non pas à une seule maladie susceptible d'entrer en scène sous des allures aussi variées, mais à plusieurs maladies absolument distinctes.
Et cependant, après cette impression première, si l'on regarde les choses de plus près, si l'on prend à tâche de coordonner, declassersuivant leurs affinités cliniques ces manifestations multiples de la syphilis cérébraie naissante, on arrive bientôt à reconnaître qu'au total celte diversité de phénomènes est plus apparente que réelle ; — que les symptômes initiaux de Paffection, si nombreux qu'ils soient, ne sont pas multiples à l’infini; — qu'il n'est pas impossible, par une analyse méthodique, de les condenser en un groupe restreint de formes morbides; — et qu'enfin ces formes morbides, une fois constituées, représentent des types génériques où viennent naturellement prendre place toutes les observations particulières, des types qui reproduisent, à cela près de quelques différences de détail, toutes les modalités symptomatologiques de la maladie.
Eh bien! ce travail de groupement, de coordination, de simplification, j'ai tenté de le faire — et non sans peine, — pour vous rendre plus facilement accessible l'étude ardue et complexe des troubles pathologiques qui marquent le début de la syphilis cérébrale.
-Ÿ aurai-je réussi? Ce n'est pas à moi d'en juger. Laissez-moi espérer toutefois, Messieurs, que l'essai de classification ébauchée par moine sera peut-être pas inu-
86 SIX"FORMESCINTTITATES tüile pour l'intelligence et la vulgarisation des importants sujets chniques qui vont nous occuper actuellement.
Venons au fait. — D'après la lecture et l'analyse d'un grand nombre d'observations, je‘ suis arrivé à croire que les formes initiales de la syphilis du cerveau, si variées qu'elles sortent comme expressions cliniques, peuvent cependant être condensées, coordonnées en un certain nombre de types génériques, sur lesquels, à très-peu d’exceptions près, viennent se modeler tous les cas. Je crois de plus que ces types, au nombre de six, méritent d'être qualifiés de la façon suivante : |
1° FORME CÉPHALALGIQUE ;
2° FORME CONGESTIVE ;