‹ La syphilis du cerveauChapitre 91 sur 151 · FORMES COMPLIQUÉES · texte numérisé non relu

FORMES COMPLIQUÉES

Celles-ci se composent des cas (relativement assez rares) où des phénomènes nerveux de provenance diverse viennent accidentellement s'ajouter aux Symptômes cérébraux proprement dits.

Ilse peut, en effet, qu'une syphilis cérébrale coïncide avec des lésions périphériques des paires crâniennes; — par exemple, avec une hémiplégie du facial, dérivant d'une ostéite spécifique du temporal. |

Il se peut également (et ceci a une bien autre 1mportance) qu'elle coïncide avec des lésions affectant la moelle. C'est ainsi que, dans un cas des plus curieux, publié par MM. Charcot et Gombault, l’autopsie révéla, d'une part, de nombreuses plaques de sclérose éparses sur divers points de l’encéphale, et, d'autre part, de non moins importantes altérations du cordon rachidien (1).

La coexistence possible de lésions affectant à la fois l'encéphale et la moelle explique le mélange singulier de symptômes qu'on rencontre chez certains malades. IL est des cas où, de la sorte, on voit s'associer des phénomènes d'ordre cérébral et d'ordre médullaire. Bien que les faits de ce genre doivent trouver leur place naturelle dans un autre chapitre, je vous en citerai un exemple dès ce moment, pour fixer vos convictions à ce sujet.

Un malade, que je traite depuis de longues années, à contracté la syphilis en 1859. Dix ans plus tard, alors que je l'avais perdu de vue pendant un certain laps de temps, il revient me trouver pour une paralysie de la sixième paire qauche, avec accès intenses de céphalée. Traité

(1) V. Archives de physiologie normale et pathologique, publiées par MM. Brown-Sequard, Charcot et Vulpian, t. V.1873, page 143.

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