‹ La Syphilis du Squelette chez le FœtusChapitre 17 sur 31 · AVESNES · texte numérisé non relu

AVESNES

Avant de commencer la description des aspects radiographiques de l’os du fœtus syphilitique, nous énoncerons quelques remarques complémentaires sur la technique radiographique, indiquée déjà dans le chapitre deuxième. Ces remarques portent sur la nature des rayons employés qui doivent être aussi mous que possible, et sur le mode de radiographie qui doit être instantané. Les résultats obtenus sont ainsi bien meilleurs. Cependant, malgré tous les perfectionnements apportés à la technique, il existe des cas d’ostéochondrite incipiens dans lesquels la radiographie est négative, bien que dans ces cas l’autopsie ait permis de constater un signe de Wegner indiscutable, On est donc obligé d’admettre qu’il existe une forme a minima d’ostéochondrite, non décelable par les Rayons X.

Ces réserves étant faites, nous aborderons l’étude radiographique de l'os syphilitique.

a) La première altération causée par l’ostéochondrite dans les rœntgenogrammes, consiste dans un épaississement de la ligne épi-métaphysaire. Alors | qu’à l’état normal elle est fine, comme tracée au crayon, elle est transformée ici en un « ruban sombre » : c’est la kalkband, des auteurs allemands. Sa largeur atteint plusieurs millimètres.

Du côté diaphysaire, la limite de cette bordure homogène est nette : on passe sans transition au tissu spongieux de la métaphyse dont l’image est restée normale. La limite épiphysaire est également nette,mais en la regardant de près on voit qu'il en part de fins prolongements en forme de dents de peigne qui

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s’enfoncent dans le tissu cartilagineux de l’épiphyse, sur une profondeur de 1 %n à 1 7m 5.

Cette image radiographique correspond à l’incrustation calcaire excessive du tissu cartilagineux, c&ractérisant le premier degré de l’ostéochondrite (clas. de .Wegner).

b) La deuxième image radiographique montre un véritable bouleversement de l’aspect normal de la région épi-métaphysaire. La bande sombre du degré précédent s’est profondément modifiée ; sa limite du côté du cartilage est devenue tout à fait irrégulière ; plus de ligne nette, plus d’aspect en dents de peigne, mais un profil irrégulier, hérissé d’aspérités courtes et inégales. Les modifications sont encore plus importantes du côté diaphysaire : la ligne de séparation avec le tissu spongieux de la métaphyse est floue et à peine discernable. Chez le fœtus, beaucoup plus encore que dans la première enfance, ce caractère est essentiel, semble-t-il. À la bande noire fait suite une bande claire, homogène dans l’ensemble des cas, qui la sépare du tissu spongieux. À un degré plus avancé, il existe plusieurs bandes noires et claires qui se succèdent alternativement.

Cette image est très typique. Les bandes claires proviennent de l’existence du tissu de granulations qui apparaît dans le 3° degré de Wegner. Les bandes sombres sont dues à la même altération que dans le premier et le deuxième degré.

c) La troisième image radiographique est celle fournie par le pseudo-décollement épiphysaire de PaRRoOT, On constate alors généralement une prédo-

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minance des bandes claires sur les bandes sombres, Mais la caractéristique essentielle consiste dans l’existence d’une solution de continuité au niveau de la métaphyse, accompagnée ou non d’un certain déplacement épiphysaire. Il est vraisemblable que ce degré existe chez le fœtus mais nous n’en avons trouvé aucun Cas dans notre collection, les cas que nous avons pu voir ne concernent que des nouveau-nés prématurés ou non ayant vécu un certain temps.

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