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l’ostéochondrite. Pour constater ce signe, il faut sectionner l’os comme nous l’avons déjà fait puis, d’une main on saisit l’épiphyse, de l'autre la diaphyse, et par des tractions en sens contraire, dirigées perpendiculairement au grand axe de l’os, on détache la tête épiphysaire. Si l’os est malade : 1° il faut déployer une force plus grande que normalement ; 2° la surface de séparation de l’épiphyse est hérissée d’aspérités tranchantes et piquantes, alors qu'à l'état normal elle est unie et L'sse.
Dans les premiers temps qui ont suivi les recherches de WEGNER, on a accordé une valeur pathognomonique à ce signe pour affirmer l’existence de la syphilis congénitale, Mais b'entôt on s’est rendu compte que dans certains cas il ne possède pas cette valeur. On l’a rencontré, en effet, chez des fœtus ayant subi une macération, mais non syphilitiques : mort du fœtus due à des toxi-infections maternelles.
Dans cette catégorie de cas où l’idée de syphilis peut être catégoriquement rejetée, les adhérénces - chondro-osseuses (c’est-à-dire le signe de Wegner) sont dues à une ostéolyse commençant à la mort du fœtus et atteignant les trabécules de l’os spongieux. Par conséquent, sur des fœtus macérés, on ne doit pas faire reposer sur la seule constatation de ce signe, le diagnostic de la syphilis congénitale.
B..— ETUDE RADIOLOGIQUE :
Les stades successifs de l’ostéochondrite peuvent être suivis par la radiographie avec autant de précision que par l'examen anatomique,