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Envisagées dans leurs rapports avec les résultats fournis par la réaction de Wassermann, les manifestations squelettiques de la syphilis fœtale présentent les rapports que nous ailons envisager. fl faut reconnaître, d’ailleurs, que dans cet ordre d’idée, nos réactions n’ont pas été pratiquées dans tous les cas, car certains de nos cas concernent des fœtus prélevés dans des bocaux où on les avait placés depuis de nombreuses années, sans autres indications qu’un nom et un numéro qui nous ont permis de retrouver l’observation clinique dans laquelle ne figurait pas le résultat des réactions sanguines.
Aussi sommes-nous obligés de nous contenter de buit résultats de Wassermann dont deux seulement sont positifs et six autres négatifs, et cependant des réactions négatives pratiquées dans le sang du cordon ou dans le sang de la mère, correspondent à des syphilis squelettiques avérées. Des conclusions plus poussées dans cet ordre d’idée seraient sujettes à critique.
Les différentes écoles obstétricales, à la suite de M. Pinard, attachent au rapport pondéral fœto-placentaire une assez grosse importance dans le diagnosüc de la syphilis. Nous ne reviendrons pas sur les discussions qu'a soulevé cette opinion. Un fait domine : c’est que chez le fœtus, lorsqu'il est prématuré, le rapport pondéral fœto-placentaire du fœtus à terme ne joue plus, car plus on s'approche du terme, plus le poids dû fœtus augmente sans qu'augmente, dans les mêmes proportions, le poids du placenta. Nos cas concernant, pour la plupart, des fœtus nés avant terme, nous ne pouvons aller plus loin dans la comparaison
de ces différents signes. Nous dirons cependant que, dans les cas de syphilis avérée où les manifestaticns squelettiques sont très intenses, le poids du placenta est évidemment énorme par rapport au poids du fætus, dépassant le quart du poids fœtal. Mais, dans les formes incipientes, ou de syphilis larvée, nous n’avons pas constaté, de ce côté, une augmentation importante. Ceci dit, ce signe vient donc bien loin derrière les renseignements donnés par l’interrogatoire, bien loin aussi derrière les renseignements fournis par l'état
du squelette.
VALEUR COMPARÉE DE L'EXAMEN HISTOLOGIQUE ET DE L'EXAMEN RADIOGRAPHIQUE:
Il existe des cas indubitables dans lesquels la syphilis est certaine et où elle se manifeste par des signes nombreux et authentiques : ce sont ceux où la radiographie révèle des ostéochonGrites du 2° degré, que le simple examen d’un film radiographique permet d’affirmer sans conteste. Dans ces cas (Obs. Chaz, Chev., Fa.), l'examen histologique n’est qu'une confirmation, et, pourrait-on dire, presque un luxe,
L’examen histologique trouve sa véritable. indication et donne vraiment des résultats dans les cas douteux, les syphilis a minima dans lesquelles l’aspect radiographique, avec quelques différences de détails, se rapproche plus ou.moins de l’aspect normal d’un squelette de même âge. Ce sont les cas les plus fréquents, ceux sur lesquels on hésite, où il est impossible, sur le seul examen du rœntgenogramme d’affirmer l’aspect pathologique ou non. Alors, l'examen his-
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{ologique vient au secours de l'observateur et, dans la plupart des cas, tranche la question dans un sens ou dans l’autre. C’est ainsi que dans trois des cas positifs, si un doute avait été émis après radiographie des 05 longs, aucune affirmation n’était cependant possible, et les différences minimes qui séparaient telle ou telle image d’une image normale de comparaison, étaient insuffisantes pour affirmer un caractère pathologique. L’examen histologique a montré, dans ces cas, des lésions nettes, bien que discrètes et commençantes du premier degré de l’ostéochondrite dans les os long envisagés.
En somme, la valeur sémiologique des signes squelettiques de la syphilis fœtale est grande, mais leur recherche n’est pas à la portée du praticien. Elle ne peut être faite que dans des services organisés, en liaison avec un laboratoire de Radiologie et un laboratoire d’Histologie. Bien des cas ont échappé jusqu’à présent, car, dans les formes incipientes, les antécédents cliniques manquent le plus souvent, l’examen anatomique macroscopique du fœtus ne montre rien ou peu de chose ; et c’est dans ces Cas que la radiographie systématique* du squelette des membres surtout, suivie de l’examen histologique minutieux et comparé de ces extrémités osseuses, peut apporter une preuve de syphilis fœtale, et faire instituer, chez la mère, un traitement qui permettra de mener à bien les gestations futures.