‹ La syphilis héréditaire tardive [electronic resource]Chapitre 84 sur 113 · AFFECTIONS DES NERFS · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DES NERFS

Traitement prescrit : iodure de potassium, à dose quotidienne de 3 grammes, frictions mercurielles, liqueur de Van Swieten, iodure de fer. Ce traitement est continué pendant six mois.

L'influence de cette médication se traduit d'une façon presque immédiate par un amendement notable de quelques symptômes, notamment des crises décolère, du tremblement et des troubles de la marche. — Plus tard l'amélioration devient générale et très accentuée : « marche plus facile, moins chancelante ; l'enfant peut se conduire seule ; — nystagmus très atténué, ne se produisant plus qu'à de rares intervalles et d'une façon presque imperceptible; — tremblement de la langue très diminué; — strabisme un peu moins accentué; — et surtout modification profonde du caractère, au point que l'enfant est devenue d'un caractère assez doux; — mais intelligence restant obtuse; — enfin, nutrition améliorée; appétit; pâleur moindre; forces accrues, etc. »

« En un mot, conclut l'auteur, la plupart des phénomènes caractéristiques de la sclérose en plaques se trouvaient, on ne peut le nier, bien modifiés chez notre petite malade au bout de six mois d'un traitement iodohydrargyrique. »

Je n'ai pas à vous dire, Messieurs, qu'il serait prématuré, dans l'état actuel de nos connaissances, de vouloir porter un jugement sur les faits qui précèdent. Conservons une note plus juste en présentant seulement comme possible ou probable l'influence pathogénique exercée par l'hérédo-syphilis sur la production de la sclérose en plaques ; et, de même que pour le tabès, sachons attendre d'observations nouvelles la solution définitive de la question.

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