‹ La Syphilis Nerveuse ConjugaleChapitre 19 sur 26 · RE · texte numérisé non relu

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En somme, à côté des syphilis nerveuses conjugales pures qui semblent frapper électivement le parenchyme nerveux, il existe des formes associées et familiales où le virus syphilitique n’est pas exclusivement orienté vers le névraxe. [Il semble donc impossible d'affirmer que toutes les syphilis nerveuses conjugales soient dûes à l’existence d’un virus exclusivement neurotrope,; ou du moins « ayant une virulence atténuée pour les tissus autres que les centres nerveux » (Ainsi que MM. Marie et Bernarpon le définissent).

. Mais une ‘pareille hypothèse ne peut-elle du moins s’appliquer à ce que l’on a appelé les « formes pures de la syphilis nerveuse conjugale » ? — Il faudrait encore pour cela prouver que ces derniers cas sont plus fréquents que ceux où la syphilis nerveuse d’un conjoint coïncide avec une syphilis tertiaire cutanée ou viscérale de l’autre partenaire. C’est là une question de statistique.

Statistiques

Très nombreuses sont les statistiques publiées à propos de la syphilis nerveuse conjugale. Bien peu sont comparables entre elles ; souvent elles portent sur un nombre réduit de malades ; les conditions d’observations dans lesquelles on les a pratiquées ne sont pas toujours à l’abri de toute critique.

St OISE

THÉORIQUEMENT : une telle statistique devrait. comporter les deux groupes d’études suivants

19): Dans un premier temps, il faudrait déterminer les quatre points ci-dessous chez des sujets usolés attéints de syphilis nerveuse.

a) La fréquence relative des différentes formes de syphilis nerveuse parenchymateuse entre elles. I serait très important de connaître le pourcentage aussi exact que possible par rapport aux formes avérées, des formes frustes ou biologiques qui ne sont décelables que par un examen systématique. Il est difficile en l’absence de cet élément de se faire une idée du chiffre d’ensemble que représente la syphilis nerveuse parenchymateuse par rapport aux autres catégories envisagées plus loin.

b) Ensuite, on déterminerait la fréquence de la syphilis nerveuse parenchymateuse par rapport aux autres formes d’origine vasculaire ou méningée, distinction encore trop souvent oubliée et dont la méconnaissance explique les chiffres fantaisistes et discordants révélés par certaines statistiques.

c) On comparerait ensuite la fréquence de la syphilis nerveuse parenchymateuse et celle des autres manifestations avérées ou latentes de la svphilis tertiaire. Or, lPexamen chnique confirmé par Îles statistiques des autopsies montre que la syphihs tertiaire se traduit par un nombre restreint de types morbides dont les plus fréquents de beaucoup, sont les atteintes du parenchyme nerveux et celles du système aortico-vasculaire. Il serait donc rela-

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