HN ET
En 1929,S$. d’Argvyll-Robertson. Réflexes achiléens droits abolis, gauche faibles, rotuliens normaux, leucoplasie commissurale. Réaction de B. W — —.
Traitement bismuthique en 1929-1930.
En 1930, nouveau séjour à Sainte-Anne pour épisode délirant. Le B. W. du sang est négatif. À l’examen du L. C.
R., on note : leucocytes — 0 : albumine — 0,30 : réaction de Pandy et de Weichbrodt — —. B. W — partiellement —. |
En 1931, après deux séries de Stovarsol, survient un ictère qui guérit en un mois. Reprise du traitement par le Stovarsol en décembre 1931.
Le malade aurait depuis 6 mois des crises qui semblent surtout toniques, sans morsure de la langue, sans émission d’urines, crises dont 1l n’a aucun souvenir.
Continuation du traitement par le Stovarsol jusqu’à ce
jour.
Mme M.., Eugénie, née en 1890, mariée en 1916, femme de ménage. Ne présente aucun antécédent avéré de syphilis, n’a Jamais été enceinte ; elle est amenée à la consultation par son mari, le 10 avril 1931.
À l'examen, on constate une forte mydriase, mais des réactions pupillaires à la lumière, normales. Les réflexes achiléens et rotuliens sont normaux. Les réactions de B-W. et de H. sont positives. Traitement arséno-bismuthique. Le Novar n’est pas toléré malgré deux essais.
Le 19 octobre 1931, on note un clangor du deuxième bruit, et peut-être un très léger souffle systolique en écharpe.
À la radio : opacité de l'ombre aortique avec tendance au déroulement.
Le 12 décembre 1931, P. L. Elle donne : lymphocytes 0, albummes — 10,20 :D-W="="-"ben]. co —.
Malgré un traitement par le bismutbh et l’iodure de K, les réactions sérologiques du sang restent positives.
So): C1
En octobre 1932, le réflexe achiléen gauche v’est plus trouvé.
On verra plus loin ce que l’on doit penser de la fréquence relative de ces coexistences et de leur importance dans les hypothèses pathogéniques sur la syphilis nerveuse conjugale. Leur rareté apparente s’explique par le fait que celles-ci augmentent en raison géométrique de leur complexité ; c’est ce qui ressort des chiffres de Fournier qui trouve
OL fois, des lésions de syphilis tertiaire unique ;
8 fois, des lésions de syphilis tertiaire double ;
Î fois, des lésions de syphilis tertiaire triple.
C. Syvphilis familiale avec atteinte nerveuse parenchymateuse des deux conjoints et non nerveuse d’un troisième sujet.
Il s’agit ici d’un groupement de trois individus ou plus, infectés par le même virus et ayantles mêmes conditions générales d’existence, et dont deux sont neuro-syphilitiques tandis que le troisième présente des manifestations viscérales ou cutanées de syphilis tertiaire.
Ce sont là des faits exceptionnels.
19 Beaussarr en 1910, cite le cas d’un ménage de tabétiques dont la femme a fait 5 fausses-couches ; le premier fœtus avait présenté du pemphigus.
29 CreramBaurr en 1910 aussi, voit la fille d’un couple
ROUTE de paralytiques généraux, atteinte d’irido-choroïdite et de dents d’'Hurcninson.
39 Perr, en 1906, note une kératite parenchymateuse chez l’enfant de deux tabétiques.
40 Ravymonp et Cnevassu publient dans la thèse de Lazou, en 1899, Pobservation d’un enfant atteinte de syphilis des os du nez avec ozène, et dont la mère est tabétique, le père tabo-paralytique.
99 Rozmuezp en 1907, découvre une périostite et un S. d’Argyll-Robertson chez l’enfant de deux tabétiques.
69 Dawsox-Turxer, en 1890, a vu le fils d’un couple de tabétiques atteint de contractions musculaires, de bégaiement et d'insuffisance aortique. |
70 Vazres, en 4910, note une kératite chez la fille de deux tabétiques.
80 M. Sezary en 1930, publie à la Société Médicale des Hôpitaux une belle observation où le père est mort P. G. la mère et le troisième enfant sont atteints de syphilis nerveuse fruste tandis que le quatrième enfant qui ne présente aucun signe nerveux, est atteint de svphilis diffuse du nez qui guérit par le traitement spécifique.
90 I] faut rapprocher de ce dernier cas un autre fait signalé par le même auteur avee Marceripon en 1925 : femme tabétique dont le mari est vra‘semblablement mort P. G. et dort Ia fille présente une kératite, une gomme perforante du palais.
Bien d’autres observations pourraient sans doute rentrer dans ce cadre si elles étaient moins brèves sur la descendance et l’entourage des neuro-syphilitiques et 1l faut le déplorer car ces faits auront leur poids dans la discussion de la pathogénie de la neuro-syphilis conjugale.