‹ La Syphilis Nerveuse LatenteChapitre 11 sur 36 · C. Inégalité pupillaire · texte numérisé non relu

C. Inégalité pupillaire

A. Troubles des réflexes, pupillaires

Considérant, l extrême importance diagnostique des

troubles des réflexes pupillaires, et en particulier du

signe d'Argyll- -Robertson, chez les tabétiques et les

‘4 x : paralytiques pet M. Fins a été amené à

My se demander si l’on ne pourrait pas trouver, chez les

Eu anciens syphilitiques, le signe d'Argyll-Robertson A (Ée isolé, seul témoin d une atteinte. du système nerveux

ee b central par le virus spécifique. ‘ LC |

: SONT Les faits ont pleinement confirmé cette hypothèse. ‘10 Après M. Babinski, son élève Charpentier, puis un. TR

grand nombre d'auteurs, parmi lesquels nous cite 4 rons MM. Cestan et Dupuy-Dutemps, Dufour, Ro- Fi chon- -Duvignaud et Jean Heitz, Sulzer ont étudié FE soit le signe d’Argyll- Robertson, ses modalités et.

ses relations avec la syphilis, soit, d’une façon plus "4

% large, les troubles divers des réflexes pupillaires au cours de la syphilis.

Pour mettre un peu d'ordre dans ces faits nous prendrons les troubles réflexes dans leur ensemble, et nous étudierons successivement : st 1° Leur époque d'apparition; 2° Leur modalité ; DAT 3 Leur évolution; __ 4 Leur fréquence.

ue

4 Epoque d'apparition. — Les troubles des réflexes pupillaires appartiennent à toutes les époques de la

syphilis, Dans les cas étudiés par bee a ils agis - Lu

sait de sujets tout au début de leur maladie. Presque tous étaient dans la première année de leur syphilis; beaucoup étaient infectés depuis environ trois mois.

Dans les faits que nous avons observés personnellement et que nous rapportons plus loin, les malades étaient infectées depuis un espace de temps variant de trois mois à dix ans ; l intervalle était exactement de trois mois pour Marguerite M°> (Observation V) | et pour Odile R... (Observation 1). Nous avons vu, dans ce dernier cas, les troubles pupillaires se produire, pour ainsi dire, sous nos yeux, et sommes exactement fixé sur la date de leur apparition.

Enfin Charpentier (2), dans sa thèse, relate l’observation d’un malade présentant des troubles des réflexes pupillaires et portant, au menton, un chancre non cicatrisé. : RTE TEA

Mais, si ces faits sont bien connus, et si l’ophtalmoplégie interne a pu, dans certains cas, constituer le premier symptôme (Sulzer) d'une généralisation syphilitique, la plupart des spécifiques chez qui les divers auteurs ont constaté des troubles des réflexes pupillaires étaient infectés depuis une ou plusieurs années; le plus souvent depuis un temps très long. | | À

C'est ainsi que, si nous relevons dans les thèses de Î LU

(1) Des symptômes pupillaires précoces de la syphils. acquise. Annales de Dermat. et de Syphil,, 1901, p. 239. 4 f (2) Relations entre les troubles des réflexes pupillaires et la syphilis,

Thèse Paris, 1899,

Charpentier, de Le Déchy ( ) et dans le travail de Dufour (2), l'ancienneté de l'infection syphilitique chez 26 les malades présentant des troubles des réflexes

« . À 227 : « é s pupillaires, nous voyons que la syphilis existait : 118

Là 1 Chez 2 d’entre eux, dépuis 4 à 5 ans

Ve PORT,

Vans EI SNN Re 10 à 20 — \ É — LR —— plus de 20 — Fl ae ce n’est pas à la De syphilis acquise qu ’ap-

partiennent les troubles des réflexes pupillaires : ils

Re. Se rencontrent également chez les hérédo-syphili-

1 tiques. €. Eh k

| Chez ceux-ci on peut les constater (Charpentier,

Era obs. 111) dès Le jour de la naissance, ou les voir appa-- TE nee

‘raître — après examen négatif fait quelques mois +200

EE auparavant — au cours de la er année (Déchy,

obs. Re £ ; Es 2% Modalité. — Parmi les très nombreux réflexes

dont la pupille est lé siège — réflexe photomoteur,

PE RUN accommodateur, réflexe à la convergence, à la repré-

Fa: sentation d’un objet lumineux, à la douleur, à loc-

clûsion palpébrale , CCE eux A SUrtOUt, 16 réflexe photomoteur et le réflexe AN EC TUR

ont été recherchés par les divers auteurs et par nousmême. Nous nous bornerons à leur étude.

RAS ARRREERRESE “à # 2.00} ; “4 (1) Décux. — Le signe d’Argyll-Robertson et la cytologie du liquide à | céphalo-rachidien. Thèse Paris, 1902. : . x): Durour. — Relations existant entre les troubles pupillaires, la

syphilis, et certaines maladies nerveuses (Tabes et paralysie pie Soc. Méd. Hop., 13 juin 1902.

2) ÂFFAIBLISSEMENT OU ABOLITION ISOLÉE DU RÉFLEXE | ACCOMMODATEUR. — Le réflexe accommodateur peut 3 être touché isolément, le réflexeÿphotomoteur restant indemne. C’est là un phénomène d’une extrême rareté;

nous l'avons observé chez une de nos malades.

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