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L'IPTTSEMISTE —
9 2 tan et Du (1), dahs leur très remarquable étude sur le signe d’ Argyll-Robertson, qu'on n’est
endroit d'appeler de ce nom que les seuls cas où “ l'abolition des réflexes lumineux est absolue ?
Nous n'avons observé cette abolition totale du réflexe photomoteur que chez deux de nos malades.
Mn. L'une d’elles, entrée à Broca parce qu’elle y avait été jadis soignée, était, en réalité, une paralytique
- générale au début. Nous nous contentons NEA résu-
mer son observation.
OusenvarION Il
(Personnelle)
Eugénie M.,38 ans, syphilis ancienne de date indéterminée; la mémoire de la Ce très affaiblie, nelui permet pas de préciser ur. ,
Inégalité pupillaire ; pupille à droite plus g AT que she gauche. Abolition bilatérale et totale du réflexe lumineux. Abolition des réflexes patellaires et achilléens. ASE Troubles de la PUS caractéristiques : tSMPOERESS syllabique. k | Enorme lymphocytose céphalo-rachidienne.
Chez notre seconde malade, il s pont au contraire, d’un MHDDIÈRE isolé,
mn Cestan et Dupuy-Dutemps. Etes signe pupillaire d'Argyll- Robert- . son. Sa valeur séméiologique, ses rélations avec la syphilis. — Gazette des Hôpitaux, 28,Décembre 1901.
OBsERVATION III
(Personnelle)
Henriette N., 45 ans, syphilis remontant à 10 ans. Pupilles à peu près égales, en myosis moyen, affectant une 48 at forme non exactement circulaire, mais vaguement ovalaire.
Abolition totale du réflexe lumineux. Conservation de l’ac- * commodation. ; Aucun autre signe d'affection nerveuse, lymphocytose céphalo-rachidienne très abondante.
MM. Dupuy-Dutemps et Cestan ne s’attachent qu'aux faits de ce genre, et n'accordent qu’une très
faible valeur aux cas où le réflexe lumineux est sim-
+ plement affaibli : « Si la parésie de la pupille est le
seul symptôme présenté par le malade, on ne peut
l’assimiler avec un signe d’Argyll sans risquer de
perdre toute précision en ouvrant le champ à la fan-
taisie des interprétations. La vivacité des réflexes
pupillaires est, en effet, variable suivant le tempéra-
ment névropathique et selon l’âge des sujets, et il
convient d’être très réservé dans l'interprétation
d’une simple diminution de ces réflexes.
Chez le vieillard, en effet, les réactions pupillaires
sont normalement fribles.
Elles peuvent être à peine perceptibles dans le cas . Ë { [DRE \ A de mydriase intense, ou de myosis très serré, obser-
vés à la suite d’intoxications médicamenteuses, d’ex-
citation ou de destruction du sympathique cervical ; en outre, les pupilles en myosis, si fréquentes chez les vieillards et les rhumatisants chroniques ont,
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en raison même de leur étroitesse, une excursion très limitée et des réactions affaiblies, peut-être par le seul fait de leur structure, sans lésion du système nerveux. »
Ces réserves, ainsi que celles que font ensuite MM. Cestan et Dupuy-Dutemps sur l'interprétation des cas où il existe des lésions concomittantes du fond de l'œil, sont parfaitement justes. Mais nous croyons qu'il faut attacher une importance bien plus grande que ne le font ces auteurs aux cas frustes, quand ceux-ci sont exactement observés.
Et d’ailleurs, parmi les cas rapportés par Charpentier, Dufour et Déchy, nous trouvons :
27 fois l'abolition totale des réflexes lumineux e
21 fois leur abolition partielle ;
2 fois l'abolition partielle d’un côté et totale de l'autre.
S'agit-il, dans les cas d’abolition partielle, de faits
négligeables, et à rejeter de toute statistique ? Il est
évident que non. M. Dufour a examiné systématiquement 611 malades (du sexe masculin) pris au hasard d’une consultation hospitalière, et n’a trouvé
l'affaiblissement du réflexe lumineux — sans signe de tabes — que chez 7 malades : tous étaient des syphilitiques avérés. |
De même M. Charpentier a examiné systématiquement, avec la technique employée pour les cas rapportés plus haut, 1100 sujets sains, sans rencontrer
une seule fois non-seulement l'abolition, mais une
modification quelconque du réflexe lumineux.
réactions lumineuses étaient seulement affaiblies, a
trouvé de la lymphocytose du liquide céphalo-rachidien, comme on en trouve d'ordinaire, ainsi que
nous le verrons plus longuement dans'un chapitre ultérieur, quand le réflexe est aboli. ï Enfin, les cas de troubles passagers étudiés par:
M. Sulzer, et ceux de troubles unilatéraux que nous allons relater plus loin nous paraissent également.
échapper, pour des raisons d’un autre ordre, aux
objections critiques faites par MM. Cestan et Düupuy- \ LA
Dutemps.
Troubles passagers. — M. Sulzer a examiné systé-
matiquement une cinquantaine de femmes syphilitiques (exactement 53) et a trouvé chez 12 d’entre elles un affablissement du réflexe photomoteur,
spéciale. "
perceptible seulement à l'aide d'une technique:
À la lumière du jour, les pupilles de ces malades”
semblaient réagir normalement ; dans la chambre
noire, en éclairant la pupille avec le reflet d'une
lampe électrique de 10 bougies projeté par le miroir de lophialmoscope, on constatait que ces pupilles se contractaient faiblement, lentement, incomplètement, alors que le réflexe «accommodateur était parfaitement conservé. A
En suivant ces malades, en.les examinant à plusieurs reprises, M. Sulzer a pu voir que ces troubles
étaient passagers, et que le réflexe photomoteur
fs - re Te C LE SERIES PR Déchy, dans les trois cas relatés par luioù les
réapparaissait complètement en quelques semaines, avec sa vivacité et son amplitude habituelles. Peut:l, dans de tels cas, s'agir de phénomènes fortuits ? Evidemment non, puisque ces phénomènes évoluent dans un laps de temps donné. Leur apparition, leur disparition chez un même malade sont le plus sûr garant qu'il s’agit non d'une particularité individuelle, mais d’un trouble pathologique. Troubles unilatéraux. — Tandis qu'il s’agit, chez les malades de M. Sulzer, d’un affaiblissement bilatéral des réflexes photomoteurs, affaiblissement dont l'évolution passagère permet d’aflirmer la signification pathologique, les observations suivantes ürent, selon nous, toute leur valeur de l’unilatéralité du
symptôme affaiblissement du réflexe photomoteur.