‹ La Syphilis Nerveuse LatenteChapitre 21 sur 36 · C. — Pere des réflexes tendineux · texte numérisé non relu

C. — Pere des réflexes tendineux

et Iymphocytose. — Nous avons vu plus haut ; î

‘que cette association avait été signalée par M. Widal Let son élève Belètre (3 observations).

D. — Abolition des réflexes tendineux et lymphocytose. — Ce syndrome a été également trouvé par Belètre che: deux de ses malades.

Mais la lymptocytose n’est pas, chez les anciens syphilitiques, l'accompagnement forcé de la dispari-

| tion des réflexes, ainsi que le montre le cas, rapporté plus haut, de Jear (Obs. XI). à SRE ne TE k

(1) Soc, de Neurol., 13 mars 1902,

E. — Abolition des réflexes achilléens et signes de Romberg. — Le malade que nous venons de citer présentait ce syndrome; € est le seul. 1,

cas que nous ayons pu en recueillir.

ARE TE - Signe d'Argyll-Robertson et abolt:

ë 28 tion des réflexes tendineux (patellaire et 4 PE LES ‘achilléen). — C’est une des associations sympto- de de. matiques les plus fréquemment relevées chez les À anciens syphilitiques. MM. Babinski, Vaquez, Dufour,

Charpentier, Déchy, Belètre, etc., en ont rapporté de nombreux exemples. Mais déjà cette association symptomatique est à la limite du tabes; beaucoup d'auteurs

qualifient de tels cas : tabes fruste, ou tabes incipiens. Il ya là, enéalité, une simple question de mots. Jet | BEA er:

13 Telles sont les principales associations que nous op , : qe | avons pu relever ; elles représentent sans doute les __ combinaisons les plus fréquentes des symptômes : nerveux latents de la syphilis.

ne Associations avec d’autres He ions : : L JY spécifiques . \

trs Céphalée et lrnfhacstose. — Les Le rapports de la Emphottose céphalo-rachidienne avec la céphalée ont été d’ abord étudiés par MM. Milian,

Meier Crouzon et Paris (1) qui, et quant la ponction

DRE (1) Éa RER Spas étlairoe par la ponction lombaire. Soc. | Méd. des Hop., 20 février 1902.

de Sr baie of trouvé deux fois une en assez considérable; avec hypertension du liquide céphalo-rachidien. Les malades furent notablement k soulagés, en l'absence de tout traitement spécifique, par la ponction lombaire. Dès lors, ces auteurs se demandèrent si, chez leurs malades, la céphalée n'était pas due à la méningite qu ‘accusait la présence, daté 1e dE céphalo-rachidien, d'éléments figurés, ainsi que son ne signe HRYaroe 2 pisie ventriculaire. Ca :

Sir hypothèse de MM. Milian, HG et Paris est, admissible dans certains cas, elle ne saurait S ES

quer à tous; en effet, lymphocytose et céphalée se

rencontrent très fréquemment lune sans l’autre.

Si nous faisons le relevé des cas publiés par MM. Maillard (1), Pierre Marie et Guillain (2), Belètre, et par MM. Milian, Crouzon et Paris eux-mêmes (en éliminant de da statistique de ces auteurs. quatre malades chez qui la céphalée relevait «soit de l’'hysté-

rie... de névralgies périorbitaires, de périostoses »), nous trouvons que, sur {1 malades atteints de céphalée, 3 seulement présentaient de la lymphocytose * céphalo-rachidienne, C’est là une proportion bien . inférieure à celle de 40 0/0 qu'on trouve, ainsi que j / ü) Maillard. De la valeur clinique du eyto-diagnostie PE rachi-

dien dans les cas douteux de paralysie générale progressive. Thèse Bordeaux, 1901, ; (2) Pierre Marie et G. Guillain. Céphalée dé la période secondaire de

la syphilis rapidement améliorée par la ponction lombaire, Soc. Méd. Hope, 1902, +, | À

nous l'avons vu plus haut, chez l’ensemble des syphilitiques en période secondaire. , Céphalée et réaction leucocytaire qui peuvent,

dans certains cas, être sous la dépendance d'une cause liées d’une facon nécessaire.

B. — Lésions cutanéo-muqueuses et

lymphocytose.

coïncidence, mise en lumière par M. Ravaut (1) des

Beaucoup mieux établie est la

réactions méning ées avec certaines réactions cutanées internes et persistantes de la période secondaire. Cet auteur a examiné 118 malades.

Sur 54 syphilitiques sans accidents ou présentant des plaques muqueuses ou cutanées, il n'a pu relever que 7 réactions nettes.

papuleuses, miliaires, psoriasiformes, c'est-à-dire de lésions cutanées profondes ou rebelles, il a constaté 4 réactions très nettes, parfois très intenses.

-Il y à done un parallélisme certain, et très accentué entre les lésions de la méninge et celles de la peau.

Tue Lésions aortiques et svphilis nerveusé latente. — L'inégalité pupillaire est un des signes les plus fréquents des aorttes chroniques avec ectasie. Cetté anisocorie était attribuée, d’une

facon classique à la compression ou à lirritation du

ratl) Le liquide céphalo-rachidien des syphilitiques en période secon- daire. Soc. med, Hôpit., 9 octobre 1903.

commune, la méningite, ne sont donc aucunement

Sur 55 malades atteints de syphilides pigmentaires,

the

rt En M. Babinski{i + est venit . à dans un grand nombre de cas, cette anisocorie s’ac- fe compagnait de perte du TAAPRE photomoteur, uni

- ou bilatéral. + | LORIE Le Ÿ Or, d’une part, l'excitation ou la paralysie du es ù ee ER pathique, si complètes qu’elles soient, ne donnent Ra jamais liew à Fabolition du réflexe “photomoteur ; | PE. J d'autre part, les malades étudiés par M. Babinski “a présentaient, en même temps que leurs troubles “4

É pupillaires, une abolition uni ou bilatérale du FÉRESS , >: achilléen. RER É 5) Cet ensemble symptomatique ne pouvait être SE attribué qu'à une lésion du système nerveux central, due elle-même à une syphilis antérieure. Et cette

ei syphilis se trouvait, en‘même temps, à l'origine de - l’ectasie aortique. I fallait donc considérer les symp- F2 $ tômes pupillaires observés comme sous la dépen- à mn

dance, non de Faortite elle-même, mais d’une lésion «2 nerveuse due, comme la lésion artérielle, à l'infection

spécifique, et remonter jusqu'à celle-ci pour interpré- S ter la pathogénie de chacun des éléments du syndrome. ë

Ce syndrome — le syndrome de Babinski, comme 4 Pa très Justement appelé M. Vaquez, —‘parait assez 5 4 fréquent, et, quand on examine-systénratiquement les à aortiques, avec où sans ectasié, on trouve souvent le 26 signe d'Argyll-Robertson isolé, ou associé à des trou bles des réflexes RON et la ponction lombaire

RC Me CR s . " * e w ER É

(1) Des troubles pupillaires dans les anévrysmes de l'aorte, par d. Babinski. Soc. med: hüp., 8 nov. 1901,

;une lymphocytose du liquide céphalo= nie MM. LRO ER (1) Widal, Beauchesne (2), Dufour en ont relaté de nombreux exemples (3).

S'agit-il d’une association particulièrement fréquente, et la syphilis frappe-t-elle chez les nrêmes F sujets, avee une sorte de prédilection, à la fois le système artériel et le système nerveux central® PP semble bien que oui, d’après le nombre assez COnsi- dérable de cas rapportés, en un temps assez court. . Mais il se peut aussi qu'on n'ait relevé si fréquemment des symptômes -de syphilis nerveuse latente chez les aortiques que parce qu'on les examinait systé-

matiquement à ce point de vue, alors que l'attention n'était pas attirée du côté du système nerveux chez les anciens syphilitiques atteints d’affections banales, Nous avons vu quelle proportion énorme de nerveux latents a trouvée M. Dufour, en se bornant ? à l'examen

systématique des troubles pupillaires.

D. — Coïncidence de syphilis nerveuse latente et d’autres manifestations spéeifiques. — Si les rapports de la syphilis nerveuse

avec la céphalée, les réactions cutanées secondaires,

(1) H. Vaquez. Syndrome de Babinski, Soc. Méd. Hopit., 15 février 1902. Trois cas d'aortite avec tabes fruste. Soc: de Neurol., 5 mars 1903. C a (2) Pierre Beauchesne, Relations entre les lésions de l'aorte etles trou se bles de la pupille. Thèse, Paris 1902. : mn:

(3) I ne fandrait pas d’ailleurs rapporter aux troubles réflexes toutes les anisocories observées chez les aortiques. Beaucoup d’aortiques ont de xù ‘“inégalité pupillaire, sans troubles réflexes, et sont d'ailleurs indemnes de syphilis (Boudinski : De l'inégalité pupillaire chez les aortiques. Thèse, Paris, 1903). ro : | A

etlesaortites méritent de fixer danefteont pa L attention des eliniciens, il ne semble pas qu il ji ait. lieu de s'arrêter à ceux qu ‘elle peut présenter. avec 24 d’autres manifestations spécifiques. : SA

Toutes les combinaisons semblent, à priori, réali- Pa sables, et 1l serait oiseux d’énumérer une série-de coincidences. j À 25

Notons seulement que, bien souvent, chez des. malades présentant un des symptômes que nous avons étudiés, et ignorant, ou niant la syphilis, une autre manifestation de vérole vient nous éclairer sur son origine. Nous pouvons, à titre d'exemple, rapporter le très beau cas suivant, dù à Nonne ), de syphilis hépatique et laryngée, avec, comme seul. symptôme nerveux, un myosis unilatéral avec immobilité pupillaire. | <

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