‹ La Syphilis Nerveuse LatenteChapitre 31 sur 36 · LE · texte numérisé non relu

LE

| ER TTRS des indications pronostiques quant à une atteinte

ultérieure du système nerveux. OS

: I suflit, pour s’en convaincre, de HA pproc tie leur extrême fréquence de la rareté relative des accidents nerveux de la syphilis ; 40 0/0 des syphilitiques secon- | daires présentent de la lymphocytose céphalo-rachidienne ; à peine 1 0/0, d'après Reumont (1), devien-

nent tabétiques ; un moins grand nombre encore fait de la paralysie générale, ou de la syphilis cérébrale de ou médullaire en foyer.

Ces réactions constituent done, chez les syphilitiques, un phénomène banal, ne donnant aucun renseignement sur le développement possible, dans un temps plus ou moins éloigné, de localisations ner-

veuses fixes. À Nous ne savons rien — à part la présence d'éléments figurés dans le liquide céphalo-rachidien — des phénomènes anatomo-pathologiques auxquels elles | correspondent. Mais, en raison des considérations que nous venons de présenter, nous avons toutes raisons de croire qu’elles traduisent des lésions très légères,

très bénignes, et essentiellement réparables. æ bp, II. — Période des lésions fixes

La période des lésions fixes s'oppose point par

point à la période des réactions passagères. Ces. lésions ont pour caractères communs d’être :

1° relativement rares ;

(1) Reumont. Syphilis und Tabes Dorsalis. Aix-la-Chapelle, 1881 ee par Nonne), Ÿ

3e Saellehent AA pe symptôme 1e plus typique et le mieux étudié à ce point de vue est le signe d'Argyll-Robertson, avec la lymphocytose a LEpOMmpasn ee Nous,avons vu que le signe d Argyll persistait indéfiniment, et que, dans tous les cas publiés (sauf dans un) il __ s’accompagnait de lymphocytose céphalo-rachidienne. | Ce symptôme a nécessairement la même fixité que le

. premier; ; AU Cas contr aire 0 on l’eût trouvé tantôt pré-

sent, tantôt absent; e

| or À côté du signe d’ el tes se ranger l’abo-

dition des réflexes patellaires etachilléens, également rares, tardifs et fives. Quant aux autres troubles réflexes, exagération des réflexes tendineux, signe

: de Babinski, nous n'en ASE que des cas __ isolés, qui n ’ont pas été suivis ; extrèmement rares, ga ils étaient également très lardifs, mais nous igno-

rons s ils sont où non persistants.

Nous n'envisagerons donc ier que le signe d’Aril avec sa lymphocytose, et l abolition des réflexes tendineux. Le r.,

Depuis les communications de M. Babinski sur le signe d'Argyll et sur le réflexe du tendon d'Achille, un très grand nombre de faits afférents à cette question ont été publiés ; : la parenté, les connexions étroites de ces symptômes avec le tabes et la para- “ie générale ont été pleinement mis en lumière, et, n ’ayant aucune contribution personnelle à apporter

Es

sur ce point, nous nous Re roOREO ES d'y insister

longuement. | On sait maintenant que le signe d” Argyll et l'abo= lition des réflexes tendineux peuvent persister indé- ; finiment à l’état isolé mais qu'ils peuvent également être les symptômes précurseurs "d'un tabes où d’une paralysie générale, qui se développe ultérieurement, au bout d’un temps plus ou moins long.

Le pronostic de l'abolition des réflexes tendineux | et du signe d'Argyll- “Robertson sera donc fort réservé ; sur 12 malades suivis par M. Polguère (1), … 2 sont devenus paralytiques généraux, 9 tabétiques et 5 ne présentent, depuis un laps de temps variant entre 6 et 14 ans, aucun autre symptôme nerveux. | On devra, à notre avis, pour fixer ce pronostic, tenir un très grand compte de l'époque à laquelle on cons- tate le signe d’Argyll ou l'abolition des réflexes tendineux, et être d'autant plus prudent dans ses prévisions que le malade sera RE FAAPAGERE du début de i. sa syphilis. me een Nous savons, en effet, que la paralysie générale et le tabes surviennent en règle entre la sixième et a quinzième année de la syphilis, souvent d'une facon plus précoce (11 fois sur 166 au cours de la première année) (2), rarement, d’une façon beaucoup plus tar-

(2 1 a L'abolition du réflexe pupillaire dans la syphilis avec myosis permanent, par M. Polguère. Soc. de Neurologie de Paris, 7 mai 1903. (2) Etude des cas de tabes dorsalis à la clinique du professeur Allen Starr, à l'Université de Colombie, par Allan Blair Bonar The journal of Nervous and Méalnt diseases, 1901, n° 5, p. 259.

M ‘S | dive. Ona pu ide un tiqas de UE survenu cinquante

ans après lPinfection syphilitique (1 }; ce sont là des É faits rarissimes, puisque l'intervalle le plus grand a observé par M. Déjerine, au cours d’une longue pra- Le tique, entre le début de la syphilis et le, début du | tabes a été de trente- huit ans (2).

Si donc! on trouve le signe d'Argyll-Robertson, ou Wa l'abolition des réflexes tendineux chez un syphilitique infecté depuis un petit nombre d'années, le pronostic devra être extrèmement MÉSETvé, ils ‘améliorera à amesure que ons éloignera du début de l'infection. lu est, en effet, certain, comme le fait remarquer M: Dufour (3), qu'avec le temps la syphilis du sys- | tème nerveux à formes de tabes est de moins en moins envahissante, etil y a bien peu de chances pour que | des syphilitiques infectés depuis vingt-( -Cinq, ‘trente, quarante ans, et porteurs du signe d° Argyll- | Robertson fassent encore du tabes ou de la paralysie générale. j d ; Les documents andtomo-pathologiques nous font entièrement défaut sur l'abolition isolée des réflexes on RO ESS ER RATE CA Par contre, nous possédons la Pare de deux autopsies de malades présentant l’un (4) le signe

} Î (D Maurice Chiray et René Cornélius, Un cas de tabes survenu cinque ans après l'infection SHPALTRE Soc. de Neurol., 4 juin 1903. 1: (2) Id. id. cKi,4 L | (3) Dufour, — Se cit.

“4 Signe d'Argyll- Robertson. Examen microscopique de la moelle, Tabes fruste, par M. Henri Dufour. Soc. de Neurol, k déc. 1902.

signe d’ Argyl unilatéral, avee Votes re réflexes” ‘#4 rotuliens. Voicile résumé de ces deux observations.

OBsERVATION XX

(Résumée\

see de 2 ans, et D re Inégalité

bilatéral.

| Aucun autre signe de tabes ; Re ar. céphalo-rachie dienne. Mort par tuberculose pulmonaire.

cAutopste. — Poumons, broncho-pneumonie caséeuse disséminée. Cerveau, moelle, nerfs craniens, aucune lésion macroscopique. | F Examen microscopique. — Aucune lésion notable sauf. au niveau de la VI* dorsale. « Deux fascicules de la partie posté= rieure sont sclérosés, détruits : ; il s'agit d'un cas de tabes” fasciculaire. À ce niveau la méninge SRCRRO MG PERS ZE est assez développée dans la circonférence postérieure, etest constituée par des tractus conjonctivo-vasculaires qui ‘entourent la racine dégénérée, et qui ont certainement une origine ancienne. ; I y a aussi un léger épaississement dans la région sacrée. On note à ces mêmes régions une infiltration disséminée de leucocytes dans l'épaisseur des méninges, avec une prédi- lection en certains endroits pour les zônes périvasculaires. » « En résumé chez ce malade; porteur du seul signe d'Argyll- Robertson, l'examen de la moelle montre néanmoins qu'il s’agit d’un tabes fruste, à type méningitique et fasciculaire, \

(1) Insuffisance aortique avec troubles pupillaires. Tabes fruste et incipiens controlé par l'examen de la moelle, par M, en Delon) Soc: Med. Hop., 5 février 1904. : ‘

comparable à certains égards avec les cas de des uniradicu- laires publiés Res M. Nageotte (1).

| Onsmavariox XXL

| (Résumé) ENS Z

Femme, 51 ans; nie: e la syphilis, mais Son mari es #jpate tique et paralytique général. ARR f 7 Les réflexes rotuliens sont abolis des deux côtés. Nés pupilles. réagissent pie À laccommodation. Seule, la Pre droite ne réagit pas à la lumière ; la pupalle gauche réagit, mais lentement. ; } | Aucun autre signe de tapes. “Insuffisance aortique. Galop oo Albuminurie. | RON Pieuro- -pueumonie. Mort. LED ERs FES | Autopsie. — Pleuro-pneumonie. Hétfsance aortique. Aucune lésion macroscopique des centres nerveux. à Examen DE ARE. Mi existe des lésions de sclérose des cordons postérieurs depuis la région supérieure jusqu à la région sacrée. La sclérose se trouve au minimum à la région Me | sacrée ; dans les parties supérieures elle n'envahit pas le cor-. don de Goll. Elle se distribue tout le long de la moelle, sous ! forme de bandelette externe, dite de Pierret, et suivant les étages, se différencie suivantdes prolongements dedispositions

DApprneriènes, mais classiques.

Tabes Cri cMate dans le premier cas, tabes fruste aus léseconal telles sont ne lésions trouvées,

chez ces re bee M. Dufour. En est-il de même

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