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INR MNT Ÿ SL: Lésions fixes
res lésions fixes (signe d” Argyll- Robertson, So lition des réflexes tendineux) indiquent au contraire . une syphilis à élection nerveuse. Le malade qui en est. porteur, excepuon faite pour les cas de syphilis très ancienne, est un candidat au tabes et à la ÉE | paralysie générale : il convient d’ instituer hé lui un traitement énergique et prolongé. Pire
Cela, du moins, si lon peut faire fond sur le traitement pour Hopaehes le développement de ces es x affections. is
Nous. Louchons là à une question extrèmement Se Pi extrêmement controversée: celle de la thérapeutique spécifique dans le tabes et la par alysie générale. .
Nous n’entendons pas la discuter ici, et nous nous contenterons de rappeler que, encore que certains neurologistes dénient toute action au traitement spé- ‘as greHique, et, ne voyant que ses inconvénients, s’abstien- 2 os nent de to prescrire, la plupart sont d'accord pour | lui reconnaitre une influence favorable.
Sur l'intensité et les limites de cette action com-
mencent les discussions. Tandis que Re She ï
(Joffroy, Nonne) restent très sceptiques sur Les résule.
tats obtenus, la plupart (Brissaud, Marie, Raymond, Babinski, Grasset, Déjerine, Dinckler, (1 1) Lemoine (2)
ont en lui une réelle confiance. Ils notent sous son
influence P atténuation ou la disparition des différents mptômes que présentent tabétiques et paralytiques
ARE troubles de la sensibilité, incoordination
motrice, piraiséten oculaires, troubles viscéraux, trou-
bles dela parole, troubles mentaux, etc., etc. Certains : # SF
vont (3) jusqu’à prononcer le mot de guérison.
Tous, d’ailleurs, sont d'accord sur le point suivant :. RE:
les résultats sont d'autant meilleurs que les tabes ou
la paralysie g générale sont moins anciens. |
| Les sujets dont la syphilis nerveuse est encore.
Poe se trouvent donc dans des conditions ACTA pour bénéficier d’un traitement qui, chez eux, deviendrait plus prophylactique que curatif.
IL faudrait, d’ailleurs, pour que la prophylaxie fût
complète, leur prescrire en même temps une hygiène convenable, et les mettre en garde contre les intoxications (éthylisme), les excès génitaux, le surmenage qui jouent, dans la genèse du tabes et de la ss ei générale, un rôle si important. :
Une telle pratique apporterait d’ ailleurs une con-
(1) Dinckler, Ueber die Berechtigung und die Wirkung der Queckilberkuren bei Tabes Dorsalis Bert, Xlinisch' Wochenschr, 1893.
(2) Lemoine, Résultats du traitement mereuriel intensif appliqué à la paralysie générale et au tabes. Revue Neurologique, 30 juillet 1902.
(3) Leredde : Nature syphilitique et curabilité du tabes et de la para= lysie générale, Paris, 1903,
ne \ PRE ordre : à Fr question de l'arrêt, par la thérapeutique spécifique, des affections ner- |veuses syphilog gènes, en permettant de comparer leur évolution chez les sujets qui suivraient exactement File traitement, et chez ceux qui négligeraient de s’ Y
soumettre.
Ges recherches devront être poursuivies He nomke de malades, et pendant de longues années. En
< attendant, et pour nous tenir sur le terrain de la pra Ë
tique, il serait, selon nous, à souhaiter que tout . médecin qui soigne un syphilitique Vexaminât à intervalles réguliers, par exemple chaque année, ou chaque six mois, et vérifiât l’état de ses réflexes. IL . pourrait ainsi, du moins dans certains cas, saisir les premiers sy mptômes du mal, et arriverait peut- -être,
suivant l'expression du professeur Fournier, à « le,
guériren germe ». FRS ee Pr OR