CONCLUSIONS
tte virus syphilitique retentit, avec une extrême
fréquence sur le système nerveux. Mais il ne produit
que chez quelques sujets des bre caractérisées : |
chez beaucoup les troubles qu'il engendre restent
| | latents, et demandent à être recherchés d’une façon "SA méthodique. Sr ee AUS RAA.
518 On arrive ainsi à déceler chez ces sujets des trou-
bles pupillaires, des troubles des réflexes tendineux
Ç et du réflexe cutané plantaire, de la lymphocytose
céphalo-rachidienne.
Les troubles pupillaires sont: de l'irrégularité de ES pupillaire, et des troubles réflexes.
We ‘égularité pupillaire, indice d'une asynergie de 16 VS TE irienne, est étroitement liée aux irou-
M jbies réflexes ; elle peut les précéder eten, faire pré-
voir lapparition.
Les troubles réflexes peuvent affecter isolément le réflexe accommodateur et le réflexe photomoteur, ou les atteindre tous deux: toutes les combinaisons - sont possibles, mais la plus fréquente, de beaucoup,
est l'abolition ou l’atténuation du réflexe lumineux,
avec conservation du réflexe. accommodateur : signe d’Argyll-Robertson. Vs te
Les troubles des réflèxes pupillaires appartiennent à toutes les périodes de bre acquise ou héré-.
ditaire. “es @ Us
Leur intensité, absolument variable, va de la plus légère atteinte, décelable seulement par des procédés spéciaux, jusqu "à l'abolition absolue
En règle, les troubles légers s observent dans les | premiers temps de la syphilis, et sont fugaces ; les”. troubles intenses apparaissent beaucoup plus tard,
et restent permanents.
Les troubles réflexes à s'accompagnent d’une facon presque doétante de lymphocytose céphalo-rachidienne ; cette Jymphocytose, permanente dans les
|. troubles permanents paraît temporaire dans les trou-
bles temporaires. FRA À
L'inégalité PUS, lorsqu'ellé n° est pas dueà
des troubles réflexes, ne saurait être imputée à la
syphilis. 1 eu ne
Les réflexes tendineux (achilléens et patellaires) peuvent être, au cours de la syphilis, exaltés d’une
façon précoce, exaltés d’une façon tardive, ou + Ÿ
abolis.
L'exallation précoce, très fréquente, est contempo- dy ;
raine de la roséole ; elle dure quelques jours seulement, est suivie d’une chute au-dessous de la normale, puis d’un retour à celle-ci.
L'exallation tardive est très rare.
: L'abolition, rare, est t également tardive et perma- nente. Rat ace Vs ÿ + ‘Le : (l +
7 RP herche du réflexe plantaire peut montrer,
ns facon absolument isolée, l'existence du signe
de Babinski (extension des orteils).
La Hire hat abn sie appartient ; ne RE toutes les périodes de la maladie. | Chez les: syphilitiqués secondaires, elle est très
fréquente (40 0/0) ) et constitue BG S TIR un PATES
tôme nerveux isolé.
"Chez les syphilitiques AURA elle est infiniment : plus rare, ets ne presque toujours vous
À symptômes nerveux. À |
Le x
Tous les signes que : nous venons d’énumérer : RO btes pupillaires, troubles des ss tendineux, et cutanés plantaires, lymphocytose céphalo-rachi- | dienne, Peuvent exister zsolément, ou former les combinaïsons les plus variées. à
ES Hs Ils péuvent STRESS & associer à d’autres mant-
\ festations spécifiques : la lymphocytose céphalo-
| rhidiene secondaire marche de pair avec des
lésions cutanées intenses; ses rapports avec la céphaa sont beaucoup moins prouvés. Enfin, lon a ae signalé la coexistence d’aortites chroniques : avec des troubles des. réflexes pupillaires et'tendineux (syn-
ù drome de Babinski), sans qu’on puisse d'ailleurs rien : en conclure, sinon leur origine syphilitique com-
. mune:
Les symptômes que nous venons ntoies peuvent apporter, au diagnostic de la syphilis, un appoint considérable.
L'un d’entre eux, le signe d’Argyll- “Robertson a la se en dehors de quelques affections nerveuses. rares, d'un véritable stigmate de syphilis; de même, dans certaines conditions, élimination faite des états morbides connus et caractérisés qui la produisent habituellement, la lymphocytose céphalorachidienne de la période secondaire. La signification diagnostique de l’irrégularité pupillaire, de l'abolition des réflexes patellaires et achilléens est. moindre, mais encore notable. Celle des autres
signes est très faible. /
/ On peut classer les symptômes de la syphilis ner- veuse latente et les répartir en deux périodes : période des réactions passagères et période des lésions fixes. AA | : | Les premières : lymphocytose secondaire, Toobies légers et fugaces des réflexes pupillaires, exagération temporaire des réflexes tendineux, ont comme triple caractère d’être fréquentes, précoces et passagères. FENPA
Survenant au moment où l'infection est la plus virulente, elles sont très comparables au point de vue pathogénique, d'une part, aux réactions générales qui se produisent dans la syphilis, à une époque à peu près contemporaine ; d'autre part, aux réactions | nerveuses qu’on observe au cours d’autres infections.
Leur signification. lhranostique est nulle, et elles ne
oh, hi comportent aucune indication thér Heu particu-
lière: £ | Les secondes, lésions fixes, sont : le signe d'Argyll- | Robertson avec la lymphocytose qui l’accompagne,
et l'abolition des réflexes tendineux. Ce groupe s’op-
= $ pose, ; point par point, au précédent : les symptômes
qui le constituent sont, en effet, rares, tardifs et
permanents. RES PM h 4
Indices, comme le prouvent. certains examens a lociquos: d’une localisation fixe sur le F
système nerveux, menace de tabes ou de paralysie
ea ils comportent une signification pronosti-
que très réservée, sauf dans les cas où l'infection est
extrêmement ancienne.
Ils nécessitent un traitement eo noue intense et ar
prolongé et l'observation d’une hygiène convenable. La valeur de ce traitement, __ véritable essai de pro- Fi du tabes et de la paralysie générale, — n'est pas entièrement fixée. Il serait cependant à souhaiter que le médecin qui soigne un syphilitique fasse, à intervalles éloignés, l'examen de ses réflexes, afin de pouvoir l'y soumettre, le cas échéant.
ee AA Le Président :
HUTINEL.
( Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :
Le Vice-recteur de l’Académie de Paris, L. LIARD.
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