SECONDE PÉRIODE
TABES ET PARALYSIE Duras
Le
Les travaux Dre ee Fournier sur la période préataxique du tabes et sur les affections PRET litiques, en montrant les rapports étroits q qui unissent le tabes, d’urie part; la paralysie générale, d'autre
part, avec la syphilis, marquent le début d'une seconde période. ù
Dès lors les syphiligraphes, les este du monde entier s ‘appliquent à résoudre les questions, si nombreuses, si complexes, , qui se rattachent aù 7
problème suivant : le tabes, la paralysie générale sont-ils d'origine et de nature syphilitiques ? | :
Nous ne reprendrons pas la question dans set détails. Il nous faut cependant rappeler, car elles
ont une extrême importance au ponte de vue : qui
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nous occupe, les bohélisions auxquelles sont arrivés neurologistes et syphiligraphes. d
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ire tres — Pour le tabes, la question parait jugée: “dans. l'immense majorité, ‘probablement dans la totalité des cas, la syphilis est à l'origine de la maladie. | Rappelons simplement quelques- uns des arguments, et quelques -unes des statistiques qui ont contribué à à asseoir cette opinion. TE | Les statistiques générales varient considérablement suivant les auteurs qui les ont établies. Elles ss varient surtout suivant l'époque où elles ont été | faites, a lorsqu' un même auteur a produit des sta- Fete successives, les plus récentes ont toujours Hs È démontré, ‘avec une fréquence plus grande que les 3 À ‘anciennes, la syphilis dans les antécédents des tabétiques. RE Hess = ne En d’autres termes, à mesure que la doctrine de e me Vorigine “hitique d du tabes s’est répandue et aflirmée, on a cherché avec plus d'attention la syphilis ee dans les antécédents des tabétiques, et.on l'y a à trouvé plus souvent. | ? 7e: est ainsi qu'en 1878 Eulenburg (1), sur 149 tabétiques, ne notait qu'un syphilitique et qu'en 1885, il RE une done nouvelle avec 22 BI de
successives de Berger, leur nombre. monte de 20 US < 430/0 + dans celles de Bernhardt, de 21 à 600/0 — dans célles d’ Oppenheim, de 17 à 80 0/0 — et que les ; statistiques récentes d’Erb, de Gowers, de Strum- Ÿ£ pell, de Déjerine, de Fournier, &onnent UE & ment sur 100 tabétiqués une D'ÉPOPREn de 89, AO 90, 97, 90, 93 syphilitiques avérés, Ces rapports étroits se retrouvent quand on étudie. à la répartition du tabes et de la syphilis : US OR RES 2 1° Au point de pue géogr aphique. — Tabes et syphilis sont rares à la campagne, fréquents à la ville ; également inconnus dans certains pays (Islande).
“29 Au point de pue ethnique. — Dans une même contrée, en Russie (Minor, 1888), la syphilis” + beaucoup plus rare chez les Juifs que dans le reste. de la population : : sur 696 Juifs atteints d’ affections 4 nerveuses, 6 seulement, soit 0,80/0 sont tabétiques ; SEA sur 4.700 non-Juifs, 137, soit 2,9 0/0. à à 1
3°Au point de vue des pr ofessions. a marins, ut. 2
taires, voyageurs, très syphilisés, sont très nb sa
ment tabétiques; les prêtres, les religieuses, chez qui la syphilis est d’une extrême rareté, sont exCeptionnellement atteints de tabes. Sur 3. 000 tabétiques Dex
hommes Krafft-Ebbing ne compte qu’ un seul prêtre,