‹ La Syphilis Nerveuse LatenteChapitre 5 sur 36 · CES LE · texte numérisé non relu

CES LE

d’ AU syphilitique. Re

Au point de vue de l'âge pr règle, le tabes & sure. te vient (Erb, Fournier) de six à quinze ans après D acc dent primitif, Or, le tabes débute, en général, entre 30 et 45 ans, alors que la plupart des syphilis. sacs | Le Û

quièrent entre la vingtième et la trente-cinquième année. Les exceptions confirment la règle; presque tous les: cas observés de tabes juvénile avaient ef comme origine, soit une infection ‘précoce, soit une es infection héréditaire, et presque tous les cas de vos “à début tardif, une infection TAPdI VERSA

| 5° Au point de vue, enfin, de la fréquence des tabes conjnganx, de la coïncidence chez l'un des conjoints d'accidents spécifiques, chez l'autre de tabes, et de la 4% stér lité relative des ménages où l'un des conjoints est Le RE tabétique. ë |

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HR gt Si Re retrouve avec une : fréquence extrême la es VAT ne dans les antécédents des tabétiques, on a TS remarqué, par contre, etc est la un des arguments les plus probants que. Jon ait donnés en faveur de Pori- Lee syphilitique du tabes, que JAMAIS, POUR AINSI DIRE, UN TABÉTIQUE NE GONRRACPAIT LA SYPHILIS. Cette

“ immunité spéciale ne peut S expliquer que par une

PR infection antérieure, etles.cas rarissimes (iln’en existe

que deux où trois d’authentiques) où lon a observé

un tabétique porteur d’un chancre peuvent, à la fe rigueur, s phauer par une réinfection.

Sur cette masse écrasante d'arguments et de faits, Foi ADVERSAIRES — de plus en plus rares — DE L'O- © RIGINE SYPHILITIQUE DU TABES, n'opposent que des cas isolés, et des raisons aisément réfutables.

es " Cu Re C'est ainsi qu'on a invoqué la rareté du tabes par

rapport à la syphilis :ilen va de même pour la paralysie radiale chez les saturnins, ou pour les névrites | périphériques chez les alcooliques. :

On a fait remarquer que, parmi les prostituées, le tabes était aussi rare que la syplulis est fréquente, sans tenir compte que beaucoup de filles publiques meurent jeunes, ou, forcées, quand elles vieillissent, d'abandonner leur premier état, ne deviennent tabétiques qu'après avoir renoncé à la prostitution.

Il serait oiseux de ressasser ainsi des arguments 5

sans valeur, et nous avons hâte d’en arriver à deux

beaucoup plus sérieux : la non-spécificité des lésions

tabétiques, et leur non-curabilité par le traitement <

antisyphilitique. AE ,

On pourrait discuter longuement ces questions, actuellement encore controversées, et que. des recherches récentes ont remises à l’ordre du jour.

Il suflit, pour ramener le critérium anatomo-pathologique à sa juste valeur, de rappeler pendant combien de temps les anatomo-pathologistes ont nié Dunité de la tuberculose, aflirmée par les cliniciens ; il suffit £ pour répondre à l'argument thérapeutique de rappeler que les médications les plus nettement spécifiques, le sérum de Roux-Behring, la quinine sont sans action sur les névrites diphtériques ou malariques, À lésions nerveuses. consécutives à des maladies infec= ; tieuses, et dont la connexion avec celles-ci ne saurait faire aucun doute.

Mais il ne faut pas se contenter d'écarter les objecüuons tirées de lanatomie pathologique. On doit tâcher d'interpréter ces faits : etc’est ici qu'interviennent les théories sur la NATURE DES RELATIONS ENTRE LE TABES ET LA SYPHILIS.

Deux conceptions sont en présence :

1° Celle des auteurs qui, comme Fournier, considèrent comme acquise l'absence des deux critériums anatomo-pathologiqueetthérapeutique, et qui classent le tabes parmi les affections parasyphilitiques, d’origne, mais non de nature syphilitique, affections dues à une modification du terrain organique par le virus syphilitique : telles l’hydéro-syphilis, la leucoplasie buccale, les troubles dystrophiques de l’hérédo-syphilis, etc. etc.

2° Celle des auteurs qui attribuent le tabes à une action directe de la syphilis..

Anatomo-pathologistes, ilsreconnaissentles lésions habituelles de la syphilis là où leurs prédécesseurs les avaient niés : M. Nageotte fait dutabes une ménin

gite syphilitique postérieure prédominant au point

d'émergence des racines sensitives et motrices, et

les attaquant à ce niveau. MM. Marie et Guillain considèrent le tabes comme une altération syphilitique du système lymphatique postérieur de la moelle.

Cliniciens et thérapeutes, ils admettent, avec Dinckler, Babinski, Grasset, Lemoine, Barthélemy, Leredde, une action très marquée de la cure mer-

curielle sur le processus tabétique, qu’elle peut.

enrayer, et dont elle peut faire rétrocéder les symptômes.

Le problème est donc double, et se pose de la facon suivante : la syphilis est-elle la cause nécessaire du tabes ? Par quel mécanisme lui donne-t-elle naissance ? :

a) LA SYPHILIS EST-ELLE LA CAUSE NÉCESSAIRE : DU Æ , TABES ? — Oui, dans l'immense majorité des cas.

Qu'il y ait à côté du tabes commun d’origine syphi- Si Jlitique des tabes exceptionnellement causés par d'au tres infections où intoxications cela n° est pas actuellement prouvé. es |

. Aussi bien la RE de l'existence, à côté du « tabes syphilogène » pour employer l'expression des ÆErb, de tabes non syphilogène restera sans doute Fe longtemps ouverte. Le tabes ne désigne pas une entité morbide, comme le tétanos où la diphtérie,

nettement définis par leur agent pathogène :le tabes

n'est qu'un ensemble, une expression. anatomo-clinique. On a démontré ses étroites relations avec la syphilis, on ne pourrait ‘démontrer ses relations. nécessaires avec cette infection que si l’on trouvait d'une façon constante l'agent pathogène de la syphi

lis dans les lésions tabétiques, comme on trouve le bacille de Koch dans les pleurésies dites jadis à. frigore. HE NAIL TG :

de UE ne LL”

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Notes Somnies. on le voit, loin de compte, et il fau- “4 dra longtemps encore nous tenir sur le terrain de la 4 clinique. Z ; |

Lu Celle-ci nous pre d’ailleurs que, si la syphilis | + est la cause nécessaire du tabes, elle n’en est pas la 3 : ‘'eause unique, et que le nervosisme, les intoxications, 5e les excès vénériens, le surmenage et, sans doute,

fes beaucoup d’autres facteurs jouent leur rôle dans sa .

genèse.

FA 4 À É , : d —

b) Par QUEL MÉCANISME LA SYPHILIS PRODUIT-ELLE LE

TABES ? — Ici profond désaccord entre les partisans de la théorie du tabes affection parasyphilitique et les partisans de la théorie du tabes affection syphi-

à 4 He légitime.

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