MÉTHODE SUIVIE
Nous avons suivi, au cours de cette étude, une double méthode. | D'une part, nous avons repris les travaux publiés
par les divers auteurs ; d'autre part, nous nous som- mes adressé directement à l'étude des malades. C’est dans le service de notre maitre, M. le docteur | g Brocq — à qui nous adressons ici nos vifs remerciements pour le bienveillant appui qu’il nous a cons-
lamment prêté — que nous avons entrepris ce travail.
ASE RCE Nous 2 avons examiné systématiquement, au point
%e vue de leurs réactions nerveuses, toutes les malades syphilitiques (Broca est exclusivement réservé {aux femmes] qui passaient dans le service.
je #4 Enumération des cas. — Nos recherches ont porté sur 173 malades syphilitiques.
L’infection remontait : Hs Chez 101, à moins d’un an. Beaucoup d’entre elles étaient tout au début de leur syphilis, et présentaient soit un accident primitif, soit une roséole.
| Chez 16 à moins de 2 ans; | Chez 6 # moins de 3 ans; reel Chez 12 à moins de 5 ans:
Chez 8 à moins de 10 ans;
Chez 6 à plus de 10 ans.
Enfin, la date de l'infection était nee a déter- miner : - Chez 24 malades présentant des accidents apparte- . nant à la période secondaire. s Chez 5 présentant des accidents appartenant à la É
248 , période tertiaire.
ee Nous avons examiné, à titre de contrôle, 51 malades non syphilitiques, presque toutes atteintes de blennorrhagie, quelques-unes de chancrelles, de
IAA de gale ou de phthiriase. |
Notons que le diagnostic clinique a été, dans tous
“. cas, contrôlé par M. le D' Brocq.
Technique. — Chez chaque malade, nous avons
étudié l’état des pupilles, l’état des réflexes rotulien, achilléen et plantaire, relevé l'existence ou l'absence de céphalées, et pratiqué, dans certains cas, le cyto-diagnostic du liquide céphalo-rachidien. Pour la pupille, nous notions l’état des réflexes photo-moteur et accommodateur et l'existence de la
ja
moindre différence de diamètre entre les deux côtés. La recherche du réfese photomoteur était faite à la : lumière du jour, mais avec les précautions d'usage - "008
occlusion de l’œil non examiné, éclairage latéral de
la pupille relâchée par la fixation d’un objet éloigné.
Lorsque nous soupconnions la moindre anomalie,
nous prions M. le docteur Sulzer — à qui nous adres-
sons ici nossincères remerciments — de bien vouloir