‹ La Syphilis Secondaire Acquise: Des Fosses NasalesChapitre 19 sur 32 · EN 1 QE · texte numérisé non relu

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Le pharynx est rouge, la luette est vraiment vermillon, des plaques discrètes sont apparues sur les amygdales, l’épiglotte, les aryténoïdes, les cordes sont rouges ; l’amygdale linguale est très volumineuse ; l'amygdale pharyngée, l’amygdale tubaire, la muqueuse du cavum sont fortement congestionnées.

Malgré que la malade n'ait aucune gêne respiratoire nasale on note une rougeur diffuse de la pituitaire.

28. — Les phénomènes généraux sont passés; il reste dysphagie, enrouement, gêne très marquée de la respiration nasale, plus marquée à droite. Cornets inférieurs très congestionnés ; tache érythémateuse, du diamètre d’une pièce de vingt centimes sur la muqueuse de la cloison à droite.

Obs. 32 (personnelle).

Eugénie G..., 20 ans.

Syphilis datant de trois mois.

16 février 1907. — Dysphagie très marquée depuis six à huit semaines, enrouement, gêne de la respiration nasale avec augmentation considérable des sécrétions.

À l'examen, le pharynx apparaît rouge, les amygdales sont hypertrophiées ; la muqueuse laryngée est rouge, tuméfiée; des mucosités abondantes tapissent le cavum ; la muqueuse nasale est rouge, uniformément tuméfiée, recouverte d’une abondante sécrétion; la tête du cornet moyen est hypertrophiée,

3 mars 1907. — La malade a eu deux injections intra-veineuses ; dès la seconde la dysphagie a diminué ; il n’est survenu aucun changement du côté du nez qui a saigné très abondamment toutes les nuits depuis quatre ou cinq jours.

A l'examen, du côté gauche, la partie antérieure du cornet moyen est très volumineuse, constituée par une masse arrondie d’un rouge sombre, d'aspect granité, piquetée de points hémorragiques, très dure, d’une consistance ligneuse. Le moindre attouchement provoque un suintement sanguin. Les cornets inférieurs demeurent simplement rouges et congestionnés.

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10 mars 1907. — Les injections intra-veineuses ont été continuées.

La dysphagie, l’obstruction nasale, les épistaxis sont disparues.

A l'examen, la masse que constituait la tête du cornet moyen gauche, est beaucoup moins volumineuse, moins congestionnée. À droite on note sur la cloison à 3 millim., en arrière du revêtement cutané, une sorte de plaque muqueuse centrée par une croûtelle mince; cette croûtelle enlevée, il reste une surface saignotante entourée d’un disque blanc de 2 ou3 millim., de argeur; ce disque pelliculaire est lui-même entouré d’un halo rouge sombre.

Obs. 33 (personnelle).

Lucienne G..., 23 ans.

Il y a un mois et demi, apparition de syphilis séborrhéiques de base des narines et du sillon naso-jugal.

3 mai 1907. — Bourdonnements d'oreille depuis un {mois, dysphagie légère depuis trois semaines, surtout marquée le soir et la nuit ; la malade dort la bouche ouverte ; jamais pareille gêne ne lui était advenue avant la maladie actuelle, La muqueuse nasale est extrêmement sèche.

A l’examen, onnote des plaques amygdaliennes, des papules hypertrophiques des sillons naso-jugaux ; des syphilides croûteuses du vestibule des fosses nasales, suintantes, fissurées, recouvrant une ulcération saignante. Une rougeur et une tuméfaction uniforme de la pituitaire.

17. — Les lésions de la narine droite sont devenues nettement verruqueuses ; les syphilides exubérantes des sillons naso-jugaux persistent.

Obs. 34 (personnelle),

Elvina F.., 18 ans.

Plaques vulvaires constatées il y a quinze jours.

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