Pas de changement notable
18. — La malade a eu huit injections intra-veineuses (trois par semaine). :
La dysphagie a totalement disparu, le nez est libre. Les plaques pharyngées persistent, plus étendues mêmes, mais sans saillie. La pituitaire est d’un rouge diffus.
Obs. 25 (personnelle).
Françoise G..., 27 ans.
17 février 1907. — Plaques hypertrophiques vulvaires depuis un mois. Grossesse de six mois et demi.
A toujours été gênée du nez, mais l’est davantage depuis un mois. Sécheresse anormale du nez: la malade ne mouche plus. A l'examen, la pituitaire apparaît recouverte d’un enduit blanchâtre; des tractus muqueux, très nombreux, unissent à la façon de fils d’araignée les cornets à la cloison. L’enduit muqueux enlevé, la tête des cornets inférieurs apparaît, tuméfiée et rouge vermillon.
La muqueuse pharyngée est rouge, tuméfiée ; les amygdales hypertrophiées portent quelques plaques ; le vestibule laryngé est également le siège d’un érythème anormal. La muqueuse du cavum est particulièrement tomenteuse, recouverte d’un enduit mucopurulent qui coiffe également la queue des cornets inférieurs.
28 avril 1907, — La malade, depuis le dernier examen, a été soignée à la liqueur de Van Swieten.
Une dysphagie très marquée est apparue il y a cinq ou six jours. maximum à gauche, avec douleur réflexe dans l'oreille gauche, La voix est légèrement voilée.
L'obstruction nasale et la sécheresse ont également augmenté; des douleurs spontanées se montrent parfois dans la fosse nasale droite. | A l'examen, on note de larges plaques de la gorge, une rougeur de toute la muqueuse pharyngée, un érythème vermillon caractéristique de la tête des cornets moyens et inférieurs.
24 mai 1907. — La dysphagie a un peu diminué ; cependant les plaques se sont étendues sur les amygdales qu’elles recouvrent en presque totalité.
Des croûtelles depuis huit jours sont apparues sur les parois externes des narines; la peau sous-jacente est rouge cuivré. La tête du cornet inférieur droit présente une ulcération avec enduit
opalin adhérent.
Obs. 26 (personnelle).
Thérèse H..., 25 ans.
7 février 1907. — Accidents secondaires depuis trois mois.
Céphalée, toux laryngée, douleurs et bourdonnements d'oreilles depuis trois mois. Hypertrophie des amygdales.
Obstruction nasale très marquée depuis la même époque.
La malade dort la bouche ouverte. Elle a vu apparaître il y a un mois des syphilides croûteuses vestibulaires qu’elle a gardées sept ou huit semaines et qui donnaient lieu à tout instant à des suintements sanguins.
L'examen montre une rougeur anormale de la partie antérieure de la cloison et de la tête du cornet inférieur, des deux côtés. A droite, en pleine zone érythémateuse, à la partie antéro-inférieure de la cloison se trouve une ulcération de 7 ou 8 millimètres de diamètre, recouverte d’une pellicule opalien, réticulée, impossible à détacher; l'aspect est tel que celui d'un point de muqueuse touché au nitrate d'argent.
Obs. 27 (personnelle).
Juliette H..., 22 ans.
2 mai 1907. — Syphilides depuis deux ans. Dort la bouche ouverte depuis cette époque.
Rhinite hypertrophique.
Obs. 28 (personnelle),
lucie N,is47ans..
23 mars 1907. — Syphilis datant de deux mois et demi.
Dysphagie, enrouement depuis 15 jours. Bourdonnements d’oreilles depuis un mois. Plaques muqueuses des amygdales, rougeur de la muqueuse laryngée.
A toujours été gênée du nez, l’obstruction ne semble pas avoir augmenté du fait de la maladie, On note à gauche, sur la partie antérieure de la cloison, une coloration vermillen centrée d’une exulcération à surface blanchâtre réticulée, chagrinée, à droite, rougeur anormale de la partie antérieure de la cloison, mais moins vive. ù
14 avril 1907. — La malade a été mise aux injections intraveineuses de cyanure de mercure, du 23 au 30 mars. Très rapidement la dysphagie, l’enrouement, les bourdonnements d'oreilles, ont disparu ou diminué. Les troubles sont réapparus après cessation du traitement.
3 mai 1907. — La malade,est à l'huile grise. La dysphagie, l’enrouement, les bourdonnements d’oreilles persistent. Des plaques très étendues tapissent les lèvres, la face interne des joues, le voile, les amygdales, le bord de la langue.
Des syphilides secondaires séborrhéiques sont apparues dans le. sillon naso-juga!. La gêne respiratoire est plus marquée que jamais, un suintement sanguin se produit chaque fois que la malade se mouche. À l'examen, la pituitaire apparaît rouge, tuméfiée, très abondamment sécrétante. Le moindre attouchement au stylet monté provoque un piqueté sanguin.
BORD Ë k
Le DS
Obs. 29 (personnelle).
ina ee reL9 ns.
6 février 1907. — Dysphagie et enrouement depuis un mois. Bourdonnements d'oreilles; hypoacousie depuis 8 jours, surtout marquée à gauche. Plaques muqueuses amygdaliennes ; rougeur et tuméfaction du cavum,; bourrelet tubaire gauche volumineux; toute la muqueuse rhino-pharyngienne et les queues des cornets inférieurs sont tapissées de muco-pus
Pas de gêne de la respiration nasale, mais teinte rouge sombre
de la muqueuse de la cloison à gauché,
Obs. 30 (personnelle).
Mania L..., 21 atis.
Premiers accidents secondaires il y à trois mois.
9 février 1907. — Plaques vulvaires. À eu de la dÿsphagie durant deux semaines il y a un mois; présente de l’enrouement depuis un mois et demi, des bourdonnéments d'oreilles depuis trois mois. Rougeur du pharynx; laryngite catarrhale spécifique.
Des lésions croûteuses sont apparues il y à deux mois au niveau du vestibule, des deux côtés, elles ont duré trois semaines environ, leur ablation amenait chaque fois un suintement sanguin. Depuis trois mois le nez est « bouché et sec ». À l'examen, la muqueuse apparaît uniformément rouge et tuméfiée. Une sorte de semis pulvérulent, blanchâtre, la recouvre,
Eugénie L..., 21 ans.
Chancre syphilitique datant de trois semaines,
21 février 1907. — Se plaint depuis deux ou trois jours d’une sensation douloureuse dans l’intérieur du larynx et même d’un peu de sensibilité à la partie extérieure. Température vespérale : 39,