LOUE
respondante ; le cornet inférieur droit est surtout hypertrophié dans
sa partie antérieure.
Obs. 74 (personnelle).
Rose G..., 17 ans.
Syphilis datant de deux mois.
30 janvier 1907. — La malade dit avoir toujours mouché beaucoup; mais depuis un mois elle est obligée d’avoir à tout instant le mouchoir à la main.
À l’examen : du côté gauche, le cornet inférieur est très congestionné ; il vient au contact de la cloison, qui est également rouge, tuméfiée ; une sécrétion abondante tapisse la paroi inférieure des fosses nasales. Du côté droit, le cornet inférieur est normal et recouvert d’un abondant exsudat; la tête du cornet moyen est d’un rouge vif, du volume d’un haricot; la cloison est rouge vif dans sa totalité; la paroi inférieure des fosses nasales est tapissée du même enduit muco-purulent que l’on a constaté du côté opposé.
Obs. 75 (personnelle).
Clémence G..., 20 ans.
Accident primitif datant d'un mois.
18 avril 1907. — Dysphagie très légère depuis huit jours ; aucun trouble nasal. ul
A l'examen : plaques muqueuses de la gorge; pituitaire [normale. |
27. — Enrouement léger; voix nasonnée; dysphagie du côté gauche ; gêne de la respiration nasale du côté gauche.
A l’examen : rougeur du vestibule laryngé ; plaques muqueuses abondantes de la gorge; cavum tuméfié, recouvert d'un enduit muco-purulent; hypertrophie de la queue des cornets; rougeur et épaississement du bord libre de la cloison ; érosion très nette,
recouverte d’un enduit opalin adhérent à la partie inférieure de ce bord libre ; hypertrophie de la tête du cornet inférieur gauche ; enduit opalin, adhérent, du diamètre d’une lentille, impossible à déterger, situé à 2 millimètres en arrière du revêtement cutané de la narine, sur la cloison. Tuméfaction légère de la pituitaire du côté droit.
7 mai 1907. — Depuis le dernier examen, la gêne de la respiration nasale est très marquée ; la malade dort la bouche ouverte; la gorge est sèche au réveil ; un écoulement abondant s’écoule de la narine gauche; la voix est nasonnée; la dysphagie persiste; l’enrouement demeure très léger; des mucosités abondantes descendent du cavum.
À l'examen: persistance des plaques pharyngées ; le cavum demeure dans le même état. Le cornet inférieur gauche vient au contact de la cloison; la petite pellicule opaline signalée lors du dernier examen, persiste et s'est même agrandie; son ablation à la pince, d’ailleurs difficile et incomplète, provoque un suintement sanguin ;
la fosse nasale gauche est tapissée de muco-pus qui ermplit le méat inférieur.
Obs. 76 personnelle).
René F..., 18 ans.
Accidents secondaires depuis huit jours.
20 janvier 1907. — Dysphagie ; très léger coryza.
A l'examen : rougeur très marquée du pharynx. Tuméfaction des cornets inférieurs; écoulement muqueux des fosses nasales. Du côté gauche la muqueuse de la partie antérieure de la cloison est rouge cuivrée,
7 février 1907, — Voix nasonnée; gêne de la respiration nasale augmentée ; persistance de la dysphagie.
A l'examen : la sécrétion nasale est plus épaisse : elle tapisse les têtes des cornets inférieurs ; ces derniers sont très augmentés de volume, Le cavum est empli de muco-pus; le bord libre de la cloison, la queue des cornets inférieurs sont d’un d’un rouge foncé ;
er
l’'amygdale pharyngée, les amygdales tubaires sont saillantes dans
la cavité et baignées de pus.
Obs. 77 (personnelle).
Flore F..., 19 ans. |
Plaques muqueuses de la gorge depuis deux mois.
23 février 1907, — Dysphagie depuis huit jours; rien autre.
A l'examen : un véritable tapis de plaques recouvre la muqueuse pharyngée et les amygdales ; la muqueuse des fosses nasales est d’un rouge cuivré dans sa totalité ; le cornet inférieur droit est augmenté de volume,
30 mars 1907.—La dysphagie persiste ; la déglutition est presque impossible ; la respiration nasale est un peu gênée pendant la nuit surtout du côté gauche.
L'examen montre que les cornets inférieurs ont fortement aug menté de volume depuis le dernier examen.
14 avril 1907. — La malade depuis quinze jours et aux injections intra-veineuses de cyanure de mercure ; la dysphagie a disparu ; le nez respire très librement.
A l'examen : les plaques du pharynx persistent, mais la muqueuse a recouvré sa coloration normale. Les cornets inférieurs ne sont
plus hypertrophiés.
Obs. 78 (personnelle).
Rachel F..., 18 ans.
Plaques muqueuses vulvaires depuis dix jours.
24 février 1907, — Céphalée depuis un mois; aucun autre trouble.
. Alexamen : hypertrophie des amygdales, rougeur vive du pharynx et de l’épiglotte, zone d’érythème vermillon à la partie antérieure de la cloison et sur la tête du cornet inférieur gauche ; rien d’anormal
à droite.
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12 mars 1907. — Persistance de la céphalée ; dysphagie légère ; impossibilité de la respiration nasale du côté gauche; écoulement abondant des deux côtés du nez.
À l'examen : quelques plaques amygdaliennes ; hypertrophie des deux cornets inférieurs surtout du gauche ; sécrétion muco-purulente abondante.
Obs, 79 (personnelle).
Marthe D... 31 ans.
Syphilis depuis 5 mois.
9 mars 1907. — Dysphagie.
L'examen montre une simple hypertrophie des amygdales.
27. — Dysphagie très légère depuis quinze jours ; gêne de la respiration nasale pendant la nuit, bilatérale, mais marquée surtout à droite.
A l'examen : les amygdales viennent au contact sur la ligne médiale. La pituitaire du côté gauche présente une rougeur diffuse ; du côté droit, le cornet inférieur est hypertrophié dans sa totalité et vient s’aplatir sur la cloison ; une zone d’érythème vermillon de 5 à 6 millim., de diamètre débutant à quelques millimètresen arrière du revêtement tégumentaire, occupe la muqueuse de la cloison
Obs. 80 (personnelle).
Lucie D..., 22 ans.
Syphilis depuis 9 mois.
Mars 1907.
enrouement tenace depuis très longtemps également, six mois au
Souffre de la gorge depuis 8 mois ; présente un
moins, elle respire difficilement du nez et mouche beaucoup plus qu'autrefois.
A l'examen : la muqueuse pharyngée est congestionnée; les amygdales augmentées de volume avec quelques plaques. Rougeur et congestion diffuse de la pituitaire; hypertrophie des cornets in-
férieurs.
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Obs. 81 (personnelle).
Marie D..., 24 ans. Accident primitif il y a trois mois.
11 février 1907. — Dysphagie légère ; enrouement; bourdonnements d'oreille depuis cinq ou six jours. Epistaxis quotidiennes depuis trois ou quatre jours peu abondantes.
A l'examen : quelques plaques pharyngées ; un peu de rougeur du vestibule laryngé ; congestion de la muqueuse du cavum. Croûtes du vestibule des fosses nasales très adhérentes dont l’ablation provoque un suintement sanguin; les lésions du vestibule se continuent sur la muqueuse voisine de la cloison, sous forme d’un enduit opalin discontinu, éraillé par places, très adhérent, entre les mailles duquel la muqueuse apparaît d’un rouge intense, violacée.
Obs. 82 (personnelle).
Henriette D..., 19 ans.
Syphilis datant de six mois au moins.
3 mars 1907. — Enrouement depuis trois semaines; dyphagie légère ; sécheresse anormale des fosses nasales et obstruction bilatérale depuis trois ou quatre semaines.
A l'examen : quelques plaques amygdaliennes ; rougeur et congestion diffuse dela pituitaire; hypertrophie des cornets inférieurs; la tête” du cornet inférieur droit est de teinte plus foncée, recouverte d’une pellicule peu adhérente au-dessous de laquelle la muqueuse apparaît très vascularisée,
24. — Dysphagie disparue ; il persiste une gêne de la respiration nasale.
À l’examen : les cornets inférieurs apparaissent augmentés de volume, la muqueuse est simplement rosée.
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Auguste C.., 51 ans.
Syphilis datant de quatre mois. Alcoolisme, abus du tabac sous toutes ses formes.
23 janvier 1907. — Dysphagie très marquée; enrouement tenace, presque depuis le début de la maladie ; gène de la respiration nasale, telle que depuis deux mois environ le malade dort la bouche ouverte; épistaxis fréquentes depuis 15 jours.
A l'examen : des plaques muqueuses tapissent les lèvres, la langue, la face interne des joues, lamuqueuse du pharynx et des amygdales ; l'épiglotte, les aryténoïdes, les bandes ventriculaires, les cordes vocales sont très rouges et très tuméfiées. Le vestibule des fosses nasales du côté gauche est empli de papuleshypertrophiques suintantes, saignantes, croûteuses; les lésions se poursuivent sur la portion muqueuse de la cloison sous forme d’une érosion qui occupe presque toute la partie accessible à la vue de cette cloison; un endroit opalin à limites imprécises discontinues, laissant voir entre ses mailles la rougeur Îde l’érosion sous jacente, fait suite aux croûtes du vestibule; il est très adhérent; si on cherche à le détacher au stylet, on provoque un abondant suintement sanguin en nappe; la tête du cornet inférieur, très hypertrophiée, présente une érosionrecouverte d’une pellicule de même genre. Du côté droit, on note, au niveau du vestibule de simples croûtelles adhérentes, séparées les unes des autres par des fissures. Dans la profondeur, la cavité de la fosse nasale est complètement obturée par une masse à gros grains roses, jaunes, gris, tassés les uns contre les autres en une masse müriforme. Un pus, peu abondant s’en écoule. Au stylet, la masse charnue est de consistance ferme, elle saigne faci-
lement, elle est peu douloureuse.
æ Obs. 84 (personnelle).
Madeleine V..., 23 ans.
Chancre induré depuis un mois.
3 mars 1907. — Rien d’anormal du côté du nez, ni de la gorge. BORD 6
Re ir
25. — Roséole; dysphagie très légère; enrouement marqué, gêne bi-latérale de la respiration nasale.
À l'examen : plaques muqueuses amygdaliennes; rougeur de la muqueuse laryngée. Rougeur circonscrite de la partie antérieure de la cloison du côté gauche; la muqueuse à ce niveau est tomenteuse, légèrement surélevée ; la muqueuse voisine est normale; le cornet inférieur est très volumineux et présente un piqueté rougeâtre sur ün fond simplement rosé. Du côté droit on note simplement üne rougeur limitée au pointle plus saillant d'un éperon de la cloison.
Obs. 85 (personnelle).
Antoine B..., 49 ans.
Accident primitif datant d’un mois.
13 janvier 1907. — Aucuntrouble du côté du nez; rien à l’examen.
12 mars 1907. — Depuis 10 jours, le malade présente un enroue-
ment marqué, de la dysphagie, du corryza; il se dit grippé.
A l’examen : plaques amygdaliennes ; rougeur de la muqueuse laryngée ; plaques muqueuses sur l’épiglotte et les cordes vocales. Rougeur, tuméfaction, sécrétion diffuse de la muqueuse des fosses nasales.
29, — Ladysphagie persiste; l’enrouement a un peu diminué ; la sécrétion nasale est devenue abondante et épaisse; le malade dort toute la nuit la bouche ouverte.
À l'examen : plaques muqueuses amygdaliennes. Hypertrophie considérable des deux cornets inférieurs; le méat inférieur estempli
de muco-pus.
Obs. 86 (personnelle).
Lea Die 17Rare.
Syphilis datant de cinq mois.
3 février 1907. — Angines à répétitions depuis trois mois ; enrouement au moindre refroidissement depuis la même époque ; gêne de la respiration nasale, marquée surtout depuis un mois et du
côté gauche. Depuis quatre mois, la malade dit avoir eu cinq ou six rhumes de cerveau.
A l'examen : plaques muqueuses amygdaliennes. Dans la fosse nasale droite, la muqueuse de la cloison, dans sa partie tout antérieure, est recouverte d’un enduit blanchâtre, continu par endroits, réticulé en d’autres endroits; on peut l'enlever sans trop de difficultés ; alors apparaît une érosion d’aspectgrenu avec un très léger piqueté hémorragique; le cornet inférieur est rouge, très légèrement augmenté de volume. Du côté gauche, rougeur diffuse de la
pituitaire ; tuméfaction considérable du cornet inférieur.
Obs. 87 (personnelle).
Madeleine B..., 19 ans.
Plaques muqueuses de la gorge depuis deux mois.
17 janvier 1907. — Angine depuis 15 jours; la malade a toujours présenté une gêne de la respiration nasale, mais depuis trois semaines elle ne peut plus respirer que par la bouchela nuit comme le jour.
À l'examen : plaques muqueuses amygdaliennes abondantes. La muqueuse du cavum est tuméfiée, recouverte de muco-pus ; la queue des cornets inférieure est rouge et tuméfiée. Le speculum nasi montre sur le cornet inférieur, à 7 ou 8 mm. de son extrémité libre, une petite érosion du diamètre d'une lentille, recouverte d’un enduit opalin, lichénoïde, très adhérent ; la cloison à 2 em. en arrière du revêtement cutané, présente une érosion d'aspect tomenteux, entourée d’un halo rouge, Du côté gauche le cornet inférieur est normalement coloré, mais très tuméfié ; tuméfaction de la muqueuse de la cloison avec coloration rouge vif de sa partie antérieure.
30 janvier 1907. — La gêne de la respiration nasale est plus mar= quée que jamais; un écoulement muco-purulent est apparu ; bour= donnements d’oreilles, voix nasonnée. L'examen montre que la muqueuse présente une rougeur inflammatoire dans presque toute son étendue: les cornets inférieurs viennent au cone
Las QE
tact de la cloison ; du muco-pus stagne sur la paroi inférieure des fosses nasales, A la rhinoscopie postérieure la muqueuse du cavum apparait très enflammée, épaissie; l’amygdale pharyngée et les amygdales tubaires sont tuméfiées ; la queue des cornets est rouge
et fait saillie dans le cavum.
Obs. 88 (personnelle).
Maria B..., 21 ans.
Accidents secondaires reconnus pour la première fois il ya quinze jours.
9 avril 1907. — Angine depuis 15 jours ; léger coryza depuis une dizaine de jours; l’examen montre des amygdales volumineuses, quelques plaques sur les piliers antérieurs. La muqueuse des fosses nasales est tuméfiée dans son ensemble et secrète un mucus abondant.